Alzheimer : les aidants ont enfin un « droit au répit »

21 septembre 2015

En France, 860 000 personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer, c’est-à-dire une personne sur dix âgée de plus 65 ans. En 2020, les malades pourraient être 1,3 million. 4,3 millions de personnes aident régulièrement un de leurs aînés et 62% de ces aidants familiaux sont des femmes. Il s’agit là d’un véritable enjeu de santé publique.

Fort de ce constat, le gouvernement a placé,  depuis 2012, cette problématique au cœur de son action politique : appuyer la recherche mais aussi la prise en charge adaptée des personnes malades.

Ainsi, une des mesures fortes du projet de loi d’Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV), adopté le 16 septembre dernier en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale qui entrera en vigueur le 1er janvier 2016, est la reconnaissance du statut de « proche aidant » et la création d’un « droit au répit ». Ce qui permettra à l’aidant de pouvoir s’absenter quelques jours tout en ayant un relais. Concrètement, ces derniers pourront bénéficier d’une aide pouvant s’élever jusqu’à 500€ par an pour financer l’accueil de la personne aidée dans une structure adaptée.

Affirmant sa volonté d’aller plus loin dans l’innovation, le gouvernement a lancé aujourd’hui, dans les Landes, le projet de Village Répit Familles (VRF). C’est la première fois en France qu’un village accueillera les aidants familiaux qui pourront passer leurs vacances aux côtés de leurs proches âgés en perte d’autonomie.

Cela s’ajoute au plan maladie neuro-dégénératives (PMND) lancé en novembre 2014 qui prévoit le déploiement de 74 nouvelles équipes spécialisées Alzheimer (ESA).

En cette 22ème  journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, le Parti socialiste réitère son soutien à l’action volontariste et porteuse menée par le gouvernement depuis 2012, qui dans un contexte de sérieux budgétaire, a fait de l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie et du soutien aux aidants une priorité nationale.