Après l’abandon de l’ISF, celui du tiers payant généralisé : CQFD !

24 octobre 2017
Le Parti socialiste dénonce la décision de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, d’abandonner sèchement la généralisation du tiers payant au 1er décembre, comme le prévoit pourtant la loi santé adoptée en 2015. L’examen du PLFSS 2018, qui doit commencer aujourd’hui, a déjà fait une victime : l’égal accès aux soins de nos concitoyens !
Les atermoiements de l’exécutif ont préparé le chemin de ce renoncement qu’il n’assume pas devant les Français. L’argument d’un « obstacle technique », pioché dans un rapport à charge de l’IGAS,  ne tient pas. La dispense d’avance de frais fonctionne déjà pour les femmes enceintes, les malades chroniques et certains patients précaires, pris en charge à 100 % par l’Assurance-maladie.
Concrètement, avec cette mesure,  le gouvernement Macron-Philippe va priver tous les autres assurés sociaux du droit de ne pas avancer la part prise en charge par la Sécurité sociale, soit 16,50 euros sur une consultation « standard » à 25 euros chez le médecin. Il prive ainsi nos concitoyens d’une offre de  soins accessible à tous, notamment aux 25% d’entre eux qui renoncent aujourd’hui à se soigner en raison de l’avance de frais.
Alors que le tiers payant généralisé recevait l’adhésion de plus de 65% des Français, notre pays rejoint aujourd’hui la Belgique et le Luxembourg, seuls pays à ne pas le pratiquer en Europe.
Après la suppression des APL et de l’ISF, cette mesure confirme la volonté du gouvernement Macron-Philippe d’abandonner les politiques de justice sociale.