Samedi 25 Août 2012 à 13:28
« 2012-2017 : la feuille de route parlementaire »

Pour Jean Marc Germain, le terme « feuille de route » recoupe plusieurs sens : l’agenda parlementaire, les modalités de travail avec la gauche plurielle et la redéfinition du rôle du Parlement
Bruno Le Roux insiste sur le fait que la configuration politique est rare et inédite, en raison de la majorité socialiste au Sénat, de la victoire de François Hollande et de la plupart des collectivités territoriales ancrées à gauche. Néanmoins, il faut penser dès maintenant aux prochaines élections intermédiaires pour les préparer et les gagner. Il est donc nécessaire de maintenir le lien avec le Parti et avec les Français.
L’emploi sera le fil rouge de la rentrée (emplois d’avenir, compétitivité des PME, conférence sociale, contrat de génération). Le texte sur le traité européen sera aussi mis à l’étude et voté. Deux propositions de loi sont en cours d’élaboration (fourniture énergétique, reprise d’activité des entreprises en difficulté).
Un autre point concerne l’association des militants à la feuille de route parlementaire. Le Roux propose qu’une réunion de groupe par mois se tienne avec les premiers fédéraux et que des réunions soient décentralisées.
Françoise Descamps-Crosnier, pense qu’il faut une République exemplaire, et que cela passe donc par des changements de comportements. Il est important de rappeler que le Président préside, le gouvernement gouverne et le Parlement élabore les lois. Sur la place du Parlement, l’engagement 48 de François Hollande insistait sur la mission de contrôle et d’évaluation du Parlement. Aussi, la réhabilitation de la parole politique est essentielle et nécessaire.
Pierre Zémor reprend l’idée qu’il faut arriver à concilier le court et le long terme et que c’est un devoir d’informer les citoyens. Le passage des socialistes au pouvoir doit jouer sur la qualité des institutions, le rôle du Parlement doit être renforcé notamment par des pratiques participatives.
Ericka Bareigst insiste sur l’équité territoriale. Il ne faut pas oublier qu’en plus des 60 engagements présidentiels, il faut en ajouter 30 relatifs à l’outre-mer. Selon elle, il est nécessaire de changer les critères d’attribution et de répartition des moyens nationaux (notamment au niveau de l’éducation). Il faudra veiller à l’efficacité de l’action publique et des politiques publiques.
François Rebsamen estime que la feuille parlementaire est la réussite du changement. Les médias nous imposent l’immédiateté, mais il faut que nous ayons le sens du temps et de l’Histoire car seules les grandes lois socialistes restent dans l’Histoire (abolition de la peine de mort, 35 heures). Concernant le rôle du Parlement, l’initiative parlementaire doit être coordonnée avec celle gouvernementale tandis que le travail d’évaluation et d’application des lois doit être effectué. L’agenda correspond, bien évidemment, aux priorités des français (emploi, pouvoir d’achat …).
