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    Société Jeudi 18 Octobre 2012 à 13:16

    30e anniversaire de la mort de Pierre Mendès-France

    En ce 18 octobre 2012, nous commémorons l'anniversaire de la mort de Pierre Mendès-France, décédé il y a 3 décennies à Paris.

    Le plus jeune député de France

    Très jeune, Pierre Mendès-France s'engage en politique, d'abord au sein d'un mouvement étudiant qui s'oppose à l'extrême droite mais également au sein du Parti Radical où il milite pour un ancrage du parti à gauche, n'hésitant pas à critiquer le leader de l'époque : Edouard Herriot.

    Elu député à 25 ans, il participera en 1938 à l'éphémère gouvernement de Léon Blum, il y défendra un projet de réforme économique ambitieux se réclamant des préceptes keynésiens qui sera très contesté à la droite et rejeté par le Sénat.

    L'entrée en résistance

    Durant la guerre, puis sous l'occupation allemande, il est partisan de continuer le combat en Afrique du Nord, mais il est arrêté et accusé de désertion. Il parviendra à s'échapper et à rejoindre les Forces aériennes françaises libres à Londres et poursuivre le combat.

    Il sera nommé commissaire aux finances en 1943, dans le Comité français de la Libération nationale d'Alger et représente la France à la conférence de Bretton Woods avant de devenir ministre de l'Économie nationale du Gouvernement provisoire de la République française, à partir de septembre 1944. 

    Un engagement fort contre la guerre d'Indochine

    Député, Pierre Mendès-France fait partie des premiers à s'être engagé en faveur de la fin du conflit indochinois.

    C'est la conception globale de notre action en Indochine qui est fausse car elle repose à la fois sur un effort militaire qui est insuffisant pour assurer une solution de force, et sur une politique qui est impuissante à nous assurer l'adhésion des populations. Cela ne peut continuer ainsi. […] En vérité, il faut choisir entre deux solutions également difficiles mais qui sont les seules vraiment qu'on puisse défendre à cette tribune sans mentir… La première consiste à réaliser nos objectifs en Indochine par le moyen de la force militaire. Si nous la choisissons, évitons enfin les illusions et les mensonges pieux. Il nous faut pour obtenir rapidement des succès militaires décisifs, trois fois plus d'effectifs et trois fois plus de crédits ; et il nous les faut très vite… L'autre solution consiste à rechercher un accord politique, un accord évidemment avec ceux qui nous combattent. Sans doute, ne sera-ce pas facile… Un accord, cela signifie des concessions, de larges concessions, sans aucun doute plus importantes que celles qui auraient été suffisantes naguère. Et l'écart qui séparera les pertes maintenant inéluctables et celles qui auraient suffi voici trois ou quatre ans mesurera le prix que nous payerons pour nos erreurs impardonnables…

    Déclaration de Pierre Mendès France à l'Assemblée nationale après le revers militaire dans la province de Cao Bang (1950)

    Le 18 juin 1954, Pierre Mendès-France est investi comme Président du Conseil avec une forte majorité. Cette investiture survient après une nouvelle défaite sanglante pour l'armée française en Indochine, il se donne trente jours pour faire signer les déclarations de paix. Le 20 juillet 1954, les Accords de Genève seront signés, ce sera la fin de la guerre d'Indochine.

    Mais d'autres agitations surviennent dans les colonies et protectorats français, notamment au Maroc et en Tunisie, mais également en Algérie.

    Le gouvernement qu'il dirige chutera sur la question de la Communauté Européenne de Défense, qui propose de créer une Défense commune européenne, chose encore impensable dix ans seulement après la guerre.

    Bien qu'il n'ait dirigé le gouvernement que pendant sept mois, il constitue une importante figure morale pour une partie de la gauche en France. Au-delà, il demeure une référence pour la classe politique française, incarnant le symbole d'une conception exigeante de la politique.