Action culturelle extérieure : «tour de vis budgétaire»
Après l'adoption du projet de loi sur l'action extérieure le 8 juillet, notamment dans le domaine de l'action culturelle extérieure de l'Etat, le Parti socialiste exprime son inquiétude.
Le gouvernement a décidé la création d'une agence culturelle sous forme d'un établissement commercial, contre l'avis de nombreux parlementaires qui préconisaient la conception d'une agence sous forme d'établissement public administratif.
Les acteurs de la culture et de la création sont très inquiets. Ils redoutent la mise en place d'une agence culturelle qui s'appuiera sur la seule logique du marché pour lever des fonds, et qui fera des profits sur le dos des usagers.
La situation du réseau culturel français est en chute libre : une dizaine d'instituts culturels ont fermé leurs portes à travers le monde depuis 2002. Le projet de loi entraînera également un nouveau «tour de vis budgétaire» qui pourrait être fatal à l'action culturelle extérieure, avec une baisse des crédits de 5% en 2011, 7,5% en 2012 puis 10% en 2013, ainsi que la suppression des effectifs chez les fonctionnaires (3 sur 4 départs à la retraite).
Le Parti socialiste plaide pour une autre réforme, autour d'un établissement public administratif, avec un plan de relance équilibré en moyens financiers et humains, sur un mode de financement mixte (privé/public). Le PS réclame enfin une vision ambitieuse autour du réseau culturel extérieur (instituts et alliances françaises) qui sont autant «d'outils d'influence et de rayonnement majeurs dans le monde».
Le gouvernement a décidé la création d'une agence culturelle sous forme d'un établissement commercial, contre l'avis de nombreux parlementaires qui préconisaient la conception d'une agence sous forme d'établissement public administratif.
Les acteurs de la culture et de la création sont très inquiets. Ils redoutent la mise en place d'une agence culturelle qui s'appuiera sur la seule logique du marché pour lever des fonds, et qui fera des profits sur le dos des usagers.
La situation du réseau culturel français est en chute libre : une dizaine d'instituts culturels ont fermé leurs portes à travers le monde depuis 2002. Le projet de loi entraînera également un nouveau «tour de vis budgétaire» qui pourrait être fatal à l'action culturelle extérieure, avec une baisse des crédits de 5% en 2011, 7,5% en 2012 puis 10% en 2013, ainsi que la suppression des effectifs chez les fonctionnaires (3 sur 4 départs à la retraite).
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