Economie, entreprise, industrie Jeudi 22 Avril 2010 à 15:28
Atelier 10 - La révolution budgétaire et fiscale: la synthèse de vos contributions
Impôts
L’ensemble des intervenants dans ce forum a insisté sur l’urgence d’une révolution fiscale et budgétaire juste, efficace économiquement et qui soit réellement redistribuée.
Francis ouvre le débat sur les niches fiscales qui, doivent être revues, tandis que plusieurs autres coopains souhaitent leur suppression pure et simple (Denise, Alain ou Seti).
Anthony ajoute la proposition d’une taxation des produits alimentaires trop gras ou trop sucrés pour réduire les dépenses de santé.
Denise Devauchelle demande aussi la création d’un impôt citoyen réellement progressif à l’image de ce que propose le rapport tout en ajoutant deux propositions : le paiement et la déclaration mensuelle de l’impôt, ainsi que la création d’une allocation universelle, qui remplacerait toutes celles existant jusqu’à aujourd’hui. Opposée aux déductions d’impôts, elle préfère que celles-ci soient remplacées par un paiement direct et officiel d’une allocation par l’Etat pour que l’on rende son action beaucoup plus visible.
Les coopains sont d’accords pour que l’on baisse la TVA, ainsi qu’à une fusion IR/CSG pour que l’impôt soit progressif et plus juste. Sylvère évoque une TVA à 14% pour l’alimentation et à 5,5% pour les travaux de mise aux normes HQE.
Impôt sur les sociétés
Francis propose une CSG entreprises qui soit basée sur la valeur ajoutée et qui se subsituerait aux charges URSSAF.
Stéphane demande tout simplement une simplification des textes et Julia ajoute que la démocratie, c’est aussi la capacité de juger la gestion des finances publiques.
Pour mettre la fiscalité au service des pratiques vertueuses, Pierre veut taxer la tonne de carbone émise, mais aussi valoriser la tonne de carbone qui n’est pas émise.
Basile propose aussi une taxation à 90-95% des grandes rémunérations ou des parachutes dorés à l’image de ce qui avait été fait aux Etats-Unis dans les années 30.
Dette
Comme de nombreux coopains, Alain demande des mesures drastiques contre la financiarisation de l’économie et demande une régulation forte des activités bancaires et boursières.
Robert propose, quant à lui, de mettre en place des sanctions envers les banques et les pays qui ne jouent pas le jeu de la transparence financière.
Jean-Jacques revient sur le mécanisme de la dette pour souligner que son origine n’est pas une prétendue hausse des dépenses publiques, mais bien la réduction des impôts des « rentiers », et que ce sont les intérêts payés à ces mêmes rentiers qui l’entretiennent.
Il souligne, comme de nombreux coopains, l’urgence d’une révision des statuts de la BCE.
Julia regrette que la France ait été spoliée de son droit régalien de création monétaire en 1973, ce qui nous a coûté 1489 milliards d'euros. Pour Julia, la clause 123 du traité de Lisbonne est une aberration.
Elle propose également que nous nous penchions sur les travaux de Maurice Allais pour nous inspirer.
