Libertés, médias, justice et sécurité Samedi 27 Août 2011 à 18:47
Atelier 25 - Bâtir une société du droit, du respect et de la sécurité
C’est dans une salle trop petite pour accueillir tous les participants que Marie-Pierre de la Gontrie introduit l’atelier.
Les notions de droit, de respect et de sécurité sont indissociables de la question sociale. Pour elle, il nous faut nous interroger sur ce qui s’est passé en Grande-Bretagne cet été et sur la réponse politique apportée par David Cameron, pour lequel il fallait mener une « lutte nécessaire contre l’effondrement de nos valeurs morales ».
Pour Michela Marzano, il est important de se recentrer sur le mot « respect ». Il faut se déplacer d’une perspective individuelle à une perspective collective qui prend en compte l’intérêt de l’autre.
François Rebsamen rappelle que la société que la gauche veut bâtir n’est pas fondée sur la réaction face à la peur. C’est une société adulte qui repose sur des individus citoyens.
Serge Portelli évoque 1981 et souligne l’expression « bâtir » de l’intitulé de l’atelier. Il est, pour lui, nécessaire de « bâtir quelque chose de fort, qui laisse en nous un écho qui résonne longtemps ».
Pour Michel Tubiana, la question est de savoir dans quel cadre de valeurs on construit une société, de connaître le contenu des mesures qui seront prises.
Jean-Jacques Urvoas souligne que la gauche est prête à répondre à ces questions. La réponse ne peut être que celle d'un projet global de transformation de la société : conjugaison d’approches, multiplicité d’actions.
La parole est à la salle, le débat soulevant de nombreuses questions. Un militant évoque la situation dans les établissements scolaires et revendique son opposition aux polices municipales.
Une jeune avocate s’inquiète de la dégradation du système pénal et d'accès au droit et récuse la logique sécuritaire toujours en oeuvre. Il y a, pour elle, nécessité, de réfléchir à porter davantage notre projet.
Dominique Raimbourg, député de Loire Atlantique, se félicite qu’un atelier permette de traiter simultanément des questions de justice et de sécurité. Il préconise l’intervention de la démocratie dans la justice et la sécurité qui ont souffert d’un déficit en la matière ces dernières années.
Augustin, animateur du MJS 44, soulève la question de la vidéosurveillance et notamment son application au niveau local. Sur ce sujet, après un échange, la position du Parti est rappelée afin de dissiper toute ambiguïté. Il faut se garder de tout manichéisme : la vidéosurveillance n’est pas une solution miracle mais pourra être utilisée quand et où elle peut être utile.
