Développement durable et ruralité Samedi 27 Août 2011 à 19:47
Atelier 31 - Après Fukushima et Cancun : quel avenir énergétique ?

C’est devant un parterre nourri que se sont retrouvés les intervenant de l’atelier « Après Fukushima et Cancun : quel avenir énergétique ? ». Preuve, d’après Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’Environnement, que les débats sur la transition énergétique passionnent de plus en plus.
Introduisant les échanges, celle-ci a immédiatement rappelé l’ambition portée par le projet socialiste d’engager, dès la victoire de la Gauche, le virage vers un nouveau modèle de développement avec, en son cœur, une nécessaire transition énergétique. L’énergie et les politiques énergétiques représentent ainsi, a-t-elle insisté, tout à la fois le moteur et le miroir de ce changement.
Un nouveau cours dont s’est félicité Paul Magnette, ministre fédéral belge de l’Energie, se réjouissant également de la politisation croissante du débat environnemental et énergétique. Il inviterait ensuite les responsables socialiste français à se pencher sur 2 problématiques : le renchérissement des prix de l’énergie, et la nécessité de diversifier notre mix énergétique. Un appel à bâtir une réelle politique sociale de l’énergie, à commencer par l’automatisation des tarifications sociales, comme c’est déjà le cas en Belgique, avec à la clef une réduction de la facture énergétique des plus fragiles de 25%.
Reste à déterminer le scénario et le rythme de cette transition.
Thierry Salomon, Président de NégaWatt, est ainsi venu présenter l’approche que propose ce rassemblement d’experts. Et un message : « rendons plus performant les services énergétiques essentiels et éliminons le superflu ». Devant les risques que portent l’augmentation des rejets de gaz à effet de serre, la fin du pétrole et le risque nucléaire, des solutions se trouvent cependant, selon lui, à portée de main. A condition d’agir simultanément sur les trois leviers que sont la sobriété énergétique, l’efficacité énergétique et la production d’énergie.
Michel Destot a souhaité relier les avancées locales aux aspects nationaux et communautaires. Celui-ci a ainsi pointé que la plupart des grandes avancées sont aujourd’hui réalisées par les collectivités locales, qu’il s’agisse de transport ou d’amélioration de l’habitat, et le besoin de soutien des collectivités par l’Etat pour relayer ces efforts.
La présidente de l’Idri, Laurence Tubiana, a finalement conclu ces échanges par un appel à galvaniser l’ensemble des forces politiques progressistes européennes vers ce même objectif. Et de finir par une touche d’optimisme, notant que les échéances à venir nous offre « encore une chance de choisir »
