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Convention nationale nouveau modèle de développement

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Education, recherche, culture Jeudi 22 Avril 2010 à 15:25

Atelier 9 - Les services publics: la synthèse de vos contributions

La santé
François dénonce la gestion de la de la grippe H1N1, caractéristique des graves dysfonctionnements qui affectent le système de santé public avec un coût très élevé pour une efficacité douteuse. Pendant ce temps-là, on supprime des postes, on dégrade les conditions de travail pour des raisons « comptables ». La santé mérite des réformes profondes, mais la loi HSPT n’a voulu s’occuper que de la logique comptable.
Le régime mandarinal actuel doit être remis en cause. Avoir un tissu hospitalier public fort, bien financé, polyvalent, avec toutes les disciplines, est la base même du service public que sont en droit d’attendre les usagers, ceci en liaison avec l’aménagement du territoire. En développant des antennes territoriales qui assurent l’accès aux spécialistes pour les territoires sous-médicalisés pourraient contribuer à apporter la qualité médicale là où elle n’est pas toujours accessible.
Ceci peut se faire en liaison avec les généralistes qui s’en trouveront valorisés, et en parallèle, ces actions peuvent également servir à développer le dépistage et la prévention sans compter sur l’intérêt épidémiologique de telles missions. Il faut redonder l’ordre des médecins.
 Serge, partant de la même analyse, montre les faiblesses du système de santé en cas d'urgence d'épidémie. Il souhaite la réouverture des dispensaires qui représentaient un maillage sanitaire proche de la population. L'idée des "pôles santés", lancée dans les années 80, aurait pu jouer cette carte de proximité, mais ils n'ont pas été suffisamment développés.
Karim propose la structure suivante pour la santé : des hôpitaux publics de proximité qui travaillent en lien direct avec les spécialistes en soins primaires, que sont les médecins de famille, puis une grosse structure régionale de pointe et de recherche (les CHU). Un maillage pour des soins de qualité à tout le monde. Les structures privées peuvent compléter ce maillage sans être indispensables. 
 
 
L’éducation
Pour Francois l'école de la République n'est pas un service public, c'est un organe de l'Etat. Pour la soutenir il faut mettre les moyens nécessaires pour que le nombre d’élèves par classe soit raisonnable, et dans des lieux accueillants. Pour le supérieur, il faut créer un tissu universitaire en France : ce qui nécessite une réforme et supprimer l'autonomie qui asphyxie les universités de province.
Carmen affirme que l’école est la base de tout,. Il faut la protéger. Elle regrette que les cycles soient aux mains de décideurs différents. Ce qui n’est pas le cas dans le privé.
Karim veut un état fort et protecteur, et en premier lieu l'école publique avec des enseignants ou formateurs, correctement rémunérés et des outils performants.
Kévin pense qu'il faut faire en sorte que les classes contiennent au maximum 27/28 élèves. De plus, il faut arrêter de subventionner les établissements privés au profit des établissements publics.
Ludovic considère que l’éducation nationale va mal. On demande une scolarisation des handicapés, mais les moyens ne sont pas là. Les listes d'attente dans les CLIS, les IME ou les UPI sont effrayantes. Les AVS ont un emploi précaire.
Pacôme souhaite que l’on arrête la casse sociale actuelle, l'école doit être de qualité, pour tous et gratuite !
 Silvère nous parle des enseignants-chercheurs qui doivent bénéficier directement des contrats d'Etat et d’un plan de relance de l’innovation universitaire dit commerciale, donnant lieu à des brevets à 33% pour l'université (dont 10% pour l’équipe chercheur) et 33% pour l'état, 34% pour la région.  
 
Les missions de service public
Il est grand temps, selon Abdel-rahem que notre discours soit audible pour nos concitoyens. Il faudra abroger les lois actuelles destructrices de notre cohésion sociale...(les services publics). Eric estime qu’il sera difficile de faire adhérer la majorité des Français à un projet de sauvegarde du service public, sauf sur l'éducation nationale.
Donc, premier travail, faire comprendre à nos compatriotes que notre pays a grand besoin de services publics efficaces, bien distribués sur l’ensemble du territoire, Dom et Tom compris. Puis convaincre les salariés de ces services, en montrant aux Français qu’ils sont indispensables.
Pour Patrick et Marc, il faut rompre avec la logique de réduction des effectifs et donc arrêter les privatisations. Réarmer l'Etat et la puissance publique pour Félix, c'est d'abord réaffirmer que la société doit fonctionner selon les décisions du peuple souverain et non au hasard des jeux d'intérêts des possédants. C'est dire que l'intérêt général est prioritaire par définition, et qu'à ce titre, la puissance publique doit se doter des moyens de la protection qu'elle doit à chacun.
Alors se pose la question du périmètre ensuite, vient la question des moyens nécessaires, puis celle du financement. Un droit ce n'est pas une chance. C'est cet engagement par lequel la communauté des humains se reconnaît toute entière en chacun de ses membres.
La santé, le travail, l'éducation, la culture, le logement... tels sont les droits qui font obligation à la collectivité, et qui devraient en conséquence déterminer sans ambiguïté le périmètre des prérogatives de l'Etat et de la puissance publique. Sur la base bien évidemment des minima sociaux en dessous desquels la dignité du citoyen n'est plus garantie. 
Quelques exemples
Tony rappelle que le pouvoir judiciaire est l'un des trois piliers de notre démocratie. Le citoyen doit avoir confiance en sa Justice car il a besoin de sécurité publique et seul l'Etat peut assurer cette protection.
La suppression du juge d'instruction peut conduire à de graves inégalités devant la justice. Le juge d'instruction instruit à charge et à décharge. Le citoyen mis en cause ou victime a confiance en ce juge indépendant, inamovible, impartial. Il faut donc réformer l'aide juridictionnelle pour que le « modeste » bénéficie d’une défense, face à un procureur inféodé, au pouvoir exécutif.
Basile souhaite re-nationaliser le réseau autoroutier. Ainsi que d'entamer une politique de grands travaux ferroviaires.
Dominique voudrait donner aux services publics une dimension européenne.
Corinne considère qu’il faut créer des postes d'assistants sociaux en nombre pour soutenir les populations en difficulté.