Europe et international Vendredi 19 Octobre 2012 à 12:32
Axelle Lemaire: «nous sommes sur le chemin d'une sortie de crise sous l'impulsion de François Hollande»
Axelle Lemaire était l'invitée de TV5Monde jeudi 18 octobre. La députée de la 3e circonscription des Français de l'étranger (Europe du nord) et secrétaire nationale aux Français de l'étranger est revenue sur le sauvetage de l'Europe.
Grande Bretagne un choix à venir, décisif
Actuellement, un débat anime toute la Grande-Bretagne relatif à son éventuelle sortie de l'Europe. Interrogée sur l'inquiétude que pourrait ressentir les Français qui y résident, Axelle Lemaire répond :
Il y a une inquiétude réelle, car pour les Français qui habitent là-bas, le Royaume-Uni, c'est l'Europe. En effet, David Cameron a annoncé que s'il était réélu, il organiserait un référendum après les élections de 2015. Mais d'ici là, l'union bancaire, budgétaire et potentiellement politique va se renforcer dans la zone. Même si ce mouvement a peu de chance d'être suivi par le Royaume-Uni, cette consultation pourrait être l'occasion pour les britanniques d'être au clair et de se prononcer : veulent-il sortir de l'Union Européenne ou non.
D'un point de vue politique, la députée regretterait que les Tories, députés de l'aile droite, euro-septique, emportent le rapport de force, dans le cadre d'une bataille interne au Parti conservateur.
Des signes pro-européens encourageants
Concernant le sauvetage de l'Espagne, les choses ont commencé a changé comme l'a rappelé la députée qui siège à la Commission européenne:
Il y a 3 mois l'Allemagne et la majorité de son opinion disait : il faut que la Grèce sorte, aujourd'hui on en parle plus. Le fait que les chefs d'Etat et les peuples comprennent qu'une sortie de l'Union est synonyme d'une absence de contrôle et d'une totale désintégration qui se jouerait contre les peuples; cela c'est une avancée énorme.
Les signes encourageants sont là : l'Espagne a véritablement formulé sa demande d'aide à l'Europe; le pacte de croissance signé en juin va permettre d'injecter de l'argent pour lutter contre le chômage à l'échelle européenne; la Banque Européenne d'investissement va être plus capitalisée pour faciliter le financement de projets plus nombreux; la Banque Centrale Européenne, selon le mécanisme européen de stabilité (MES), va désormais intervenir sur les marchés secondaires (achat et revente d'actifs financiers existants).
Elle a aussi rappelé qu'aux Pays-Bas (5e économie de la zone euro), les résultats des élections législatives du mois de septembre, ont, par la voix d'une alliance "travaillistes/libéraux" plébiscités l'Europe.
Concluant son propos, elle a affirmé que nous étions sur le chemin de la sortie de crise, notamment sous l'impulsion de François Hollande:
Il a une voix importante car il est la passerelle entre le Nord et le Sud, entre les pays du Nord qui sont les bons élèves dans l'histoire, qui ont toujours été assez pro-européens, et les pays du Sud qui demandent de la solidarité. La France peut servir d'intermédiaire entre ces zones de tensions.