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Economie, entreprise, industrie Jeudi 15 Décembre 2011 à 11:21

B comme Bouclier fiscal : l'abécédaire des propos contradictoires de Nicolas Sarkozy

« Pour redonner confiance aux investisseurs (...), il faut d’abord réconcilier la France avec la réussite. Or, au-delà de notre culture collective, nous savons que l’une des difficultés est fiscale. C’est pour cela que j’ai toujours défendu l’idée d’un bouclier fiscal qui limite à un pourcentage donné les prélèvements qui peuvent s’accumuler, une année donnée, sur le revenu d’un même contribuable. Je crois à un bouclier fiscal à 50 % intégrant la Contribution sociale généralisée (CSG) et la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Autrement dit, nul ne paiera au fisc plus de la moitié de ce qu’il a gagné. »

Ces phrases figurent à la lettre « B » des propositions fiscales rédigées par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle de 2007.

>> Retrouvez notre dossier sur le bouclier fiscal


Mais le symbole tombe et les exilés, principales cibles de ce dispositif, ne se bousculent pas au portillon. Les investissements étrangers n’ont, pour leur part, pas varié d’un pouce. Rapidement, le bouclier fiscal se mue en bouclier électoral. La suppression du bouclier est décidée en avril 2011, avant d’être votée en juin, au profit d’un relèvement du plafond de l’Impôt sur la fortune (ISF), qui laisse plus d’avantages aux plus riches.

>> Retrouvez notre campagne : «Réforme de l’ISF: les cadeaux de l’UMP aux plus riches, nous allons tous les payer»