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Economie, entreprise, industrie Vendredi 16 Novembre 2012 à 10:34

Bruno Le Roux: «ce n’est pas The Economist qui fixe les taux»

Bruno Le Roux était l'invité ce vendredi de Radio Classique et Public Sénat. Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale est revenu à cette occasion sur les manifestations contre le mariage pour tous, sur le droit des vote des étrangers aux élections locales, la situation Corse et la une du magazine The Economist.

Le mariage pour tous, un engagement qui sera tenu

Le député a réaffirmé en premier lieu la volonté des socialistes de tenir l'engagement du président de la République:

Il y a des députés qui ont déjà dit que pour eux, ça serait difficile, voire impossible. Je respecterai ça, mais je n’ouvre pas la porte à quelque chose qui serait de dire, les engagements du président de la République, on peut, ne pas les tenir ! Nous les tiendrons.

Et de préciser qu'en raison de l'importance du débat, le texte qui devait venir à l’Assemblée nationale mi-décembre viendra fin janvier. D'ici là tous les jeudis seront tenues des auditions publiques.

 

Une opposition repliée sur elle-même

Bruno Le Roux a également tenu ce constat à propos des députés de l'opposition:

J’observe qu’il y a beaucoup de députés, de l’opposition qui sont mal à l’aise aujourd’hui par l’attitude de leur parti

Les jugeant "repliés sur eux-mêmes" en raison des élections internes à l'UMP, Bruno Le Roux note "qu’ils n’ont pas participé beaucoup aux débats", qu'il s'agisse du mariage pour tous ou d'autres textes.

 

La PMA, objet du débat parlementaire

Le président du groupe socialiste s'est exprimé par la suite sur la Procréation Médicalement Assistée (PMA), expliquant que si le texte en discussion sur le mariage pour tous est en discussion, il fera l'objet du débat parlementaire:

Le débat parlementaire, c’est d’amender les textes. C’est de provoquer la discussion. [...] la PMA est aujourd’hui, une demande forte. [...] Nous arriverons à une position, qui est une position après en avoir débattu publiquement, qui sera une position commune.

Droit de vote des étrangers: une majorité des 3/5 à trouver

Interrogé sur un possible abandon du droit de vote des étrangers aux élections locales, Bruno Le Roux s'y est opposé et a expliqué:

Ce n’est pas un enterrement, c’est simplement cette idée que là encore, ça ne peut être que la voie parlementaire, qui puisse être mise en oeuvre, pour voter cet engagement. Mais que pour cela, il faut trouver une majorité. C'est-à-dire qu’il faut trouver un peu plus d’une trentaine de députés qui n’appartiennent pas à la majorité et qui sont prêts à voter. Ils existent ces députés !

Le député, sans annoncer un calendrier, s'est toutefois prononcé pour un vote avant les prochaines élections locales en 2014.

 

Corse: enrayer les circuits financiers occultes

Bruno Le Roux s'est également exprimé quant aux récents événements en Corse, dénonçant un système mafieux détachés des revendications politiques passées et réaffirmant sa confiance dans l'action de Manuel Valls:

Depuis 40 ans, les choses ont changé, je pense que ces 10 dernières années, il y a eu des proclamations et jamais véritablement de moyens et notamment de moyens sur les circuits d’argent. C’est par l’argent qu’il faut aujourd’hui, essayer de régler cette situation, par le contrôle des flux financiers, qui sont des flux anormaux sur l’île. Et Manuel Valls dit le faire, je lui fais confiance.

«Ce n’est pas The Economist qui fixe les taux»

Pour conclure, interrogé sur la une du magazine The Economist qui titre sur "la France, bombe à retardement économique", Bruno Le Roux a réagi clairement:

0,2 % de croissance sur le troisième trimestre c’est quand même un bon chiffre. [...] Nous, nous continuons à dire que nous voulons incarner le sérieux. [...] Et la France n’a jamais emprunté, par exemple aussi bas. Et ce n’est pas The Economist qui fixe les taux: c’est aussi ceux qui regardent la politique menée par la France et qui voient aujourd’hui que ce que nous faisons est sérieux et peut sortir la France d’une spirale dans laquelle elle était engagée.

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