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Samedi 5 Octobre 2013 à 13:36

Compte-rendu du Forum « La République face aux extrémismes »

A partir de 14h30 retrouvez le compte-rendu écrit du Forum

Introduction de Sarah Proust, Secrétaire nationale du PS à la riposte

Intervention de David Assouline, Porte-parole du Parti socialiste

David Assouline a rappelé dans son introduction l'importance de comprendre l'extrême-droite pour lutter contre elle:

Il faut comprendre pour agir juste et agir avec conviction.

Le porte-parole a annoncé «une bataille culturelle» contre l'extrême-droite et la droite extrémisée. Et de réaffirmer l'appartenance à l'extrême-droite du Front national. Réaffirmant les valeurs de la gauche, David Assouline a insisté sur le vivre ensemble:

Le frère, c'est d'abord l'autre, c'est d'abord celui qui est différent

Et de conclure:

C'est bien à une fusion dans les urnes de la droite et de l'extrême-droite que nous devons combattre. Et c'est à la lâcheté de la droite, qui l'a encouragée, que nous le devons.

 

Table ronde : «La bataille culturelle contre l'extrême-droitisation»

animée par Sarah Proust, Secrétaire nationale du PS à la riposte, avec Zeev Sternhell, Historien, auteur de « Ni droite ni gauche : l’idéologie fasciste en France », Gaël Brustier, Politologue, auteur de « La guerre culturelle aura bien lieu », Renaud Dély, journaliste et auteur de « La Droite brune »,  Elsa Di Méo, conseillère régionale PACA, candidate à la mairie de Fréjus.

Zeev Sternhell:

L'extrême-droite, ce ne sont pas des problèmes économiques et sociaux, ce sont des problèmes psychologiques. Marine le Pen a fermé une parenthèse ouverte par son père, mais revient vers une extrême-droite parlementaire.

Renaud Dély:

Prendre sa revanche sur la décolonisation n'est plus un moteur de l'extrême-droite. La figure du juif comme péril suprême a été reléguée derrière celle de l'immigré, et particulièrement du musulman.

La droite a changé parce qu'il y a une perméabilité accrue avec l'extrême-droite depuis Nicolas Sarkozy et sa "droite décomplexée". Cette droite n'est plus reliée à la droite républicaine, sans tête et sans passé. Cette stratégie-là, on la voit aussi en œuvre dans d'autres pays européens, une droite néo-populiste qui dénonce les élites, jugées complices de la mise en péril de l'identité nationale. C'est un programme minimum extrêmement dangereux.

Il n'y a pas de citoyenneté qui ne soit engagée

Elsa Di Meo:

A Fréjus, le candidat UMP a repris la position de F. Fillon: «L'UMP dans le sud a renié le Front républicain». L'extrême-droite essaie de faire croire qu'elle est en position d'abitre entre droite et gauche. «Sur le territoire, le réseau identitaire se met au service du FN)

Gaël Brustier:

Il y a une idéologie de la crise qui est arrivée avec l'idée que l'Europe serait en déclin. Ce qui est le plus à craindre, ce n'est pas tant la "lepénisation" des esprits que la "fillonisation" des esprits, l'idéologie du déclin.

Le parti socialiste est en pointe de la lutte contre l'extrême-droite en Europe

Les gens sont plus individualistes. Il faut donc aménager la géométrie militante. Gaël Brustier a également dénoncé les vidéos d'Alain Soral: une vision du monde totalement paranoïaque.

Sarah Proust:

La secrétaire nationale a dénoncé la rhétorique du FN: inférer un sens comme avec l'expression «avortement de confort» (comme si le FN tolérait certaines formes d'avortement), détourner le sens de certains mots (comme la "laïcité"), les glissements sémantiques («priorité nationale» qui a remplacé la «préférence nationale»), etc.

 

Témoignage : Sandor Szoke, Animateur en Hongrie du Mouvement pour le rétablissement de la République

Lutter contre l'extrême-droite, c'est aussi un combat européen

 

Intervention d'Harlem Désir, Premier secrétaire du Parti socialiste

Le Premier secrétaire a annoncé la mise en place d' «un programme de déconstruction des mensonges du Front national». Lors de son intervention, Harlem Désir a dénoncé le «mensonge le plus grossier de Marine Le Pen»: dire que le Front national ne serait pas d'extrême-droite.

Je crois que ce parti a un problème de négationnisme: évidemment le Front national est un parti d'extrême-droite qui a une idéologie d'extrême-droite et des idées d'extrême-droite. C'est un parti xénophobe qui veut inscrire la discrimination dans la Loi.

Puis de rappeler l'incompétence du FN dans la gestion municipale. Harlem Désir a également dénoncé la porosité de la droite: «pour plaire à Marine Le Pen, ils trahissent De Gaulle, ils trahissent Chirac»

Enfin le Premier secrétaire a dénoncé les communautarismes:

La France, ce n'est ni le discours de haîne de Marine Le Pen, ni les émeutes de Trappes provoquées par des extrémistes religieux

Avant de rappeler le premier article de la Consitution et de conclure: «il est temps de refaire France avec tous les citoyens, avec tous ceux qui veulent se retrouver dans les valeurs de la République (...) La République doit savoir taper du poing sur la table contre tous ces extrémismes

 

Dialogue animé par David Assouline, Porte-parole du Parti socialiste avec Pascal Debay, représentant de la CGT et Thierry Cadard, représentant de la CGDT

Pascal Debay a pour sa part déploré «une libération de la parole, surtout sur ce que j'appelle le racisme social», alors que «le FN est contre les syndicats, qu'il ne fera rien pour les ouvriers».

Pour Thierry Cadard, «il ne suffit pas d'assèner les valeurs républicaines, mais il faut les faire vivre».

 

Intervention de Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale

Le ministre a commencé son intervention en expliquant l'égalité:

Les socialistes sont les héritiers d'une idée: l'accès de tous à tous les droits. (...) C'est l'accès de tous à tous les droits qui est contesté par une certaine droite

Vincent Peillon a insisté sur le combat pour les valeurs de la République: «la bataille, culturelle, la bataille idéologique, la bataille des valeurs, (...) cette bataille elle est indispensable !». Avant de mettre en garde: «le discours de l'excuse ne doit pas progresser à gauche. C'est le discours de la compromission».

Pour le ministre, cette bataille des valeurs de la République passe par une résistance idéologique de gauche: «il est inscrit dans notre constitution que lorsque nous nous accordons un droit à nous-même, nous l'accordons aussi à tous les autres citoyens». Et de pointer cette droite qui cherche à culpabiliser en parlant "d'assistés" ceux qui ont le moins.

Et de conclure:

Ce que veulent les socialistes c'est batir une esperance sur ce refus des peurs, du replis, des extrémismes. Aucune faiblesse ne pourra être admise, les socialistes doivent etre unis autour du Premier secrétaire et du Président de la République, rassemblés, fiers de nos valeurs !

Table ronde : «La bataille culturelle pour une République fraternelle»

animée par David Assouline, Porte-parole du Parti socialiste avec Claude Askolovitch, journaliste et auteur de « Nos mal-aimés : ces musulmans dont la France ne veut pas », Caroline Fourest auteure de « Marine Le Pen », Alain Degois “Papy”, Déclic Théâtre, Trappes, Naïma Charai Présidente de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances ACSE, Cindy Leoni, Présidente de SOS Racisme.

Caroline Fourest a pointé l'explosion du nombre d'écoles confessionnelles, qui présentent de plus en plus un aspect idéologique.

Naïma Charaï évoque les problématiques auxquelles sont confrontés les habitants de quartiers populaires : orientations pédagogiques subies, le décrochage scolaire, le chômage.

Elle aspire a mettre en place une politique de lutte contre les discriminations

Elle regrette la montée d'associations communautaristes au détriment d'associations républicaines qui ont vu leur financement de moins en moins soutenu par 10 années de droite.

Cindy Leoni : il faut faire face au FN, mais aussi à toute sa nébuleuse, et rappeler qu'ils prônent tous des valeurs extrêmes droites, s'appuient sur une idéologie d'extrême-droite, et sont d'extrême-droite.

Claude Askolovitch a dénoncé le discours anti-musulman qui laisse des blessures profondes.

 

Conclusion de Najat Vallaud-Belkacem, Porte-parole du gouvernement et ministre des Droits des Femmes

Najat Vallaud-Belkacem a cité en premier lieu le mot de Romain Gary : «Le patriotisme, c'est l'amour des siens. Le nationalisme, c'est la haine des autres». Puis de rappeler les bons résultats du gouvernement: emplois d'avenir, soutien aux familles monoparentales, encadrement des loyers, etc.

La meilleure des digues contre l'extrémisme, c'est une protection sociale renouvelée, raffermie.

Pour conclure, la ministre a insisté pour mettre fin à la défiance des français sur la nécessité de l'exemplarité des mandats, et sur l'importance de la sérénité, la certitude que «le progrès est en marche».
 

Intervention de Thierry Marchal-Beck, Président du MJS

Thierry Marchal-Beck a commencé par insister sur une qualité de la gauche:

Il y a une chose que la gauche a toujours refusé: c'est d'essentialiser les populations.

Puis de souligner l'immédiateté du danger de l'extrême-droite notamment à travers sa présence chez les jeunes, la catégorie d'âge à l'UMP la plus favorable pour une fusion des listes UMP-FN au second tour n'étant pas les plus âgés mais les moins de 30 ans.

Enfin le président du MJS a conclu sur la nécessité de se rassembler et de commencer cette lutte au plus tôt:

L'école de la République doit enseigner la République.