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Université d’été du PS et du MJS - La Rochelle 2010 - La vie qu'on veut

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Economie, entreprise, industrie Vendredi 27 Août 2010 à 21:44

Compte-rendu : Services publics : regards croisés européens

Une « révolution copernicienne » de la notion de service public est à portée de main au sein de l’Union. C’est en substance le message qu’ont souhaité faire passer l’ensemble des intervenants de l’atelier « Services Publics : regards croisés européen ».

 

Présidé conjointement par l’eurodéputée F. Castex, Présidente de l’Intergroupe Services Publics du Parlement européen, et le Secrétaire National aux Services Publics du Parti R. Hammadi, cet atelier posait deux questions majeures : comment asseoir la notion de service public, et mettre fin à l’insécurité juridique qui, partout au sein des Etats-membres de l’Union européenne, en sape les fondements? Et comment, en cette période de crise, montrer que, loin d’être uniquement une contrainte budgétaire, le service public se révèle un puissant instrument de développement, au service de l’Europe et de ses peuples ?

 

Certes, l’accent a été mis sur les difficultés à défendre la notion de « service public » au niveau communautaire. L’insécurité juridique dont pâtit la notion de service public, et la multiplication des définitions qui lui sont associées (SIG, SIEG, SSIG…) a particulièrement été mise en exergue, tant par R.Resch, Secrétaire général de la Confédération européenne des entreprises publiques, que par J. Niemec, Secrétaire confédéral de la Confédération européenne des syndicats. Résistance indéniable également de l’administration des communautés, formée à l’école du libéralisme bruxellois, comme l’ont rappelé F. Ginsbourger et N. Galepides. A cela, B. Soulage, Vice-président de la région Rhône-Alpes en charge des affaires européennes et internationales, a précisé les difficultés à faire partager une même vision des services publics au niveau communautaire.

Mais les parties prenantes, ou « stakeholders », selon le jargon européen, ont souhaité rappeler l’aspect politique de ce débat. J. Niemic a ainsi  rappelé l’histoire de la directive services. Une directive qui n’aurait pas connu pareil rejet sans l’appui massif des citoyens contre son entrée en vigueur, et contre le principe du pays d’origine à son fondement.

 

Le Parlement européen, dont les pouvoirs en ce domaine ont été nettement renforcés par le Traité de Lisbonne, ouvre la voie : une réflexion associant parlementaires, mais également ces « stakeholders » - syndicats, associations… - a permis d'entamer cette bataille politique d’une nouvelle manière, notamment par la création de l’Intergroupe Services Publics.

Néanmoins le mouvement de défense et de développement des services publics en Europe a  désormais besoin d’un véritable soutien populaire.

F. Castex et R. Hammadi ont ainsi tous deux conclu l'échange avec la salle en réaffirmant leur détermination à étayer ce rapport de force, pour un service public « fier de ses valeurs, fort dans ses principes ».