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Convention nationale "égalité réelle"Convention nationale "égalité réelle"

Réforme de l’Etat et décentralisation Jeudi 2 Décembre 2010 à 10:34

Convention égalité réelle - Des services publics universels et personnalisés: ce que vous nous avez dit sur la coopol

Voici les résultats du sondage du groupe Des services publics universels et personnalisés sur la coopol, ainsi qu'une synthèse de vos contributions.

>> Convention égalité: le texte en débat
>> La synthèse de tous les débats

 

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Les internautes semblent véritablement inquiets de la problématique budgétaire à venir, entre casse des services publics à réparer et la faible dynamique économique à l’horizon (Hugues).
Néanmoins, un consensus se dégage autour d’un réinvestissement de la puissance publique ; Investir aujourd’hui pour préparer l’avenir de notre pays, avec la fixation de priorités claires, décidées par la nation. Il s’agit d’abandonner la politique du chiffre et ses "clients" et revenir à un service public et des usagers .
Deux questions paraissent aujourd’hui particulièrement préoccuper nos militants et sympathisants : la santé et l’emploi. L’éducation compte aussi parmi les sujets prioritairement évoqués dans les débats sur les services publics alors qu’un autre groupe de débat lui était consacré. Ces domaines partagent une caractéristique commune : celle de se présenter, pour les intervenants du réseau social socialiste, comme les grands perdants des réformes de la droite.
 

Emploi

Une problématique est véritablement mise en exergue concernant les politiques de l’emploi ; celle de la mise en place de mécanismes de formation tout au long de la vie (André)
 

Santé & protection sociale

La pérennité du droit accordé à chacun de bénéficier d’un accès à des soins de qualité partout sur le territoire est aujourd’hui l’une des principales préoccupations exprimées sur la Coopol. La santé apparaît comme le terrain sur lequel les inégalités ne sont plus tolérées (Gérard), le domaine de la solidarité par excellence.
Tous sont d’accord pour ne garder en considération que la qualité des soins à la population, et faire du financement du système de santé la priorité d’un gouvernement de gauche (Hugues).
Des propositions concrètes sont évoquées dans cette optique :
- Tous défendent l’embauche d’infirmières et l’ouverture de lits dans les structures existantes (Benjamin) comme étant la première des réformes à conduire en ce domaine.
- La création d’un 5e risque face au vieillissement de la population s’affiche comme l’une des priorités d’une réforme de la protection sociale (Patrick)
- Une des autres mesures d’ampleur envisagées est la mise à contribution plus forte du secteur privé:
Une obligation de service public des médecins généralistes (orientation de l'installation géographique selon les besoins, gardes obligatoires…) recueille une très large adhésion, comme la révision de leur mode de rémunération (David / Gérard / Benjamin). Proposition est faite de calquer leur répartition sur le territoire sur le modèle des pharmaciens.
Ces propositions sont toutefois plus polémiques. Des professionnels de santé socialistes s’inquiètent ainsi des mesures énoncées dans le rapport de la Convention (paiement au forfait, obligation de SP sur 5 ans… – François / Pierre – propositions qui pourraient les placer selon eux en boucs émissaires quant à la situation sanitaire du pays. Le texte, selon eux, pourrait tendre à faire porter le fardeau des déserts médicaux et des problèmes du système de santé français à la jeune génération de professionnels de santé.
Ces personnes prônent la mise en œuvre d’autres voies : valoriser le travail des généralistes, en les regroupant en réseaux articulés avec les centres hospitaliers, en développant la télémédecine, en organisant des missions de formations à partir des centres hospitaliers... Ils dénoncent, surtout, le numerus clausus de 1971, et rejoignent l’idée d’autoriser les caisses primaires et mutuelles à salarier en plus grand nombre des médecins.
Dans ce cadre, certains proposent de s’appuyer sur les mutuelles, avec des personnels de soins salariés – ce qui en outre semble répondre à une demande croissante des jeunes médecins, notamment. (Jean-Christophe)
     En termes d’économies, plusieurs prônent la fin des exonérations de cotisations sociales, qui pesaient, en 2008, 32 milliards d’euros (Cour des comptes) (Gérard), la suppression du secteur privé de l'hôpital public et l’arrêt progressif du secteur 2 et des dépassements incontrôlés d’honoraires. Mesure plus radicale : l’interdiction aux exilés fiscaux de venir se soigner à moindre frais dans l’Hexagone (Arnaud).
     Une question non traitée revient également à intervalles réguliers : celle des conflits d’intérêts entre médecins, administration et experts.
     La création d'un véritable service public du handicap (David), centralisant l’ensemble des démarches apparaît indispensable aux internautes.
 

Éducation

L’éducation accordée à nos enfants occupe également les esprits : beaucoup défendent la réduction des effectifs, notamment là où les besoins se font le plus sentir (Arnaud). Voire la fixation d’un numerus clausus strict par classe et cycle. L’attention se porte également volontiers sur les conditions d’accueil périscolaire des enfants (cantines, présence d’infirmières, de conseiller d’éducation, de surveillants…).
Les internautes mettent enfin l’accent sur la nécessité de créer un véritable service public permettant de pallier la montée de la précarité :
     Maintien des anciens tarifs par une présence publique dans les entreprises concernées (énergie…) et nouveaux tarifs sociaux (Internet, téléphonie mobile, aujourd’hui indispensables).
     Politique de sortie de précarité par la mise à disposition d’outils et de politiques à usage réel (permis solidaire, mécanismes de récupération de portables et ordinateurs, formation aux TIC). (MrPat)
     Prévoir  des modalités plus humaines par exemple en déconcentration de certains services au niveau des communes (carte grise, immigration…).
     Une révision des politiques d’enfermement, de manière à les limiter à leur plus stricte expression.
 

Simplification administrative

Plus généralement, les membres de la Coopol plaident en faveur d’une simplification administrative, voire de points uniques pour les démarches les plus faciles d’accès (Madeleine). On peut d’ailleurs relever en filigrane des interventions l’attachement à un véritable accueil physique (il ne faudrait pas uniquement privilégier les solutions numériques).
 

Fracture numérique / Haut & Très haut débit

Le déploiement du très haut débit, et la fin des zones noires et grises concernant le haut débit est impossible sans la mobilisation d'importants crédits publics.Alors que les opérateurs privés font d'énormes profits à la suite des investissements publics déjà consentis qu'ils distribuent sans compter à leurs actionnaires.
Des internautes tels que Patrick défendent la mise en place d'un opérateur public de la distribution optique. Chargé du déploiement et de la gestion économique et technique, cet opérateur public vendrait l'accès au client et à l'opérateur à un prix moyen national.
 

Union européenne

Certains internautes préviennent cependant que ces efforts seront vains sans une intervention coordonnée au niveau européen, et la révision de la Directive services Union Européenne (Anne).