Voici les résultats du sondage du groupe Inégalités territoriales sur la coopol, ainsi qu'une synthèse de vos contributions.
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>> La synthèse de tous les débats


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Dans le cadre de la discussion autour de l’atelier inégalités territoriales, les participants ont insisté sur les nécessaires solidarités à mettre en œuvre entre territoires, par le biais de la péréquation et de l’échange de ressources, par une véritable politique d’aménagement du territoire qui assure les mêmes droits à tous les citoyens quel que soit leur choix de vie, par un effort redoublé en faveur de la mixité sociale dans le logement. Les internautes ont également insisté sur leur volonté de défendre des services publics, aujourd’hui sacrifiés sur l’autel de la rentabilité. Le maintien des services publics performants, sur l’ensemble du territoire, des banlieues aux campagnes, est selon les participants, fondamental.
Péréquation
La notion de solidarité est liée à la péréquation pour la majorité des échanges du groupe.
Nathalie souligne le nécessaire rétablissement des solidarités économiques sur le territoire, et l’importance de l’échange de ressources et de biens en vue de développer l'emploi et d'accroître un développement durable dans les collectivités, les communes et les villes.
Bruno s'oppose à la vision libérale qui entraîne de la compétition entre les territoires de proximité. Il rappelle que seul l'esprit républicain et progressiste pourra entraîner, via la péréquation, la solidarité et les coopérations entre les territoires.
Michel pense qu’il est indispensable de revenir sur la notion de péréquation entre les départements et les régions. Il s'interroge sur la réforme territoriale et ses conséquences économiques et financières, qui risquent, à terme, de mettre fin à l’égalité de traitement des citoyens selon leur zone de résidence.
Ruralité
Une militante d’un département rural (
Anne) attire l’attention des socialistes sur les dangers de la suppression des services publics et la désertification médicale dans les campagnes.
Monique confirme que la suppression, au nom de la rentabilité, des services publics qui créent des liens réels avec les populations explique le problème des «banlieues» et la désertification de la France dite «périphérique».
Logement
La question du logement est centrale.
La part consacrée au logement dans les ménages ne cesse de croître, c'est pourquoi les internautes s’exprimant plaident souvent pour des mesures d'encadrement des montants des loyers (
Marc).
Le thème de la sécurité au sein des logements est également évoqué, certains internautes débattant des mesures de vidéoprotection dans les parties collectives des immeubles (
Nicolas). Par ailleurs, la notion d'habitat indécent fait surface : les locataires devraient être autorisés à attaquer leur syndicat ou la société de gestion pour habitat indécent et les forcer à faire des réparations.
Sur la question de la mixité sociale,
Getch pense qu’il faut supprimer les ghettos en relogeant les gens concernés dans des logements HLM répartis dans tous les quartiers des villes. C'est en mélangeant les classes sociales que l'on résoudra beaucoup de problèmes économiques et sociaux.
Malbrouck propose quant à lui de créer des opérations pilotes à vocation nationale en matière de peuplement. Il faudrait choisir des familles ciblées que connaissent parfaitement les mairies et auxquelles on proposerait un déménagement dans un cadre de vie différent avec un logement et un emploi adaptés.
Aménagement du territoire
Anne insiste sur la nécessité pour les socialistes d’imaginer et de mettre en œuvre «une véritable politique d’aménagement du territoire», condition d’une meilleure organisation spatiale du territoire et d’une ruralité vivante.
Réforme territoriale
Le cas du conseiller territorial occupe une grande place dans les débats.
Arnaud met en lumière le problème des départements peu peuplés mais étendus, dans lesquels les citoyens auront d’autant plus de mal à rencontrer leurs élus, avec l'exemple de la Meuse où seuls 9 conseillers territoriaux remplaceront les 31 conseillers généraux.
Transports
Benjamin souligne que l'unité travail-domicile est un peu réductrice, car tout le monde ne travaille pas (enfants, retraités, chômeurs...).