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Convention nationale "égalité réelle"

Convention nationale "égalité réelle"

Education, recherche, culture Jeudi 2 Décembre 2010 à 11:08

Convention égalité réelle - L'éducation et la formation, outils de l'égalité: ce que vous nous avez dit sur la coopol

Voici les résultats du sondage du groupe L'éducation et la formation, outils de l'égalité sur la coopol, ainsi qu'une synthèse de vos contributions.

>> Convention égalité: le texte en débat
>> La synthèse de tous les débats

 

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Comment lutter contre l’échec ? Quelles modifications apporter au métier d’enseignant ? Comment faire évoluer les contenus de l’enseignement ? Le thème de l’éducation et de la formation a donné lieu à des échanges riches – et souvent animés – sur la Coopol. L’école primaire et la petite enfance apparaissent comme des priorités pour les participants, qui estiment que c’est là où l’essentiel se joue, et là où il faut d’abord agir pour lutter contre les inégalités. La nécessaire revalorisation du métier et du salaire des enseignants fait également l’objet d’un large consensus. La politique de casse de l’éducation nationale menée par la droite est unanimement condamnée. Les questions de l’âge de la scolarité obligatoire, du contenu de cette scolarité (socle commun, discipline…), et du degré d’autonomie souhaitable des équipes pédagogique font en revanche débat.

 

Les enseignants

- La formation et le recrutement des enseignants occupent une grande partie des débats.
La formation des enseignants du primaire devrait être de type «licence professionnelle», soit une année positionnée à la sortie d'un cursus bac +2 (IUT ou licence) pour Louis. Le CAPES (certificat d’aptitude au professorat du second degré) doit être réformé, mais pas n’importe comment : en concertation avec les personnels (Sophie), avec la prise en compte à égalité de l’enseignement pédagogique et disciplinaire (Gabriel), une formation pédagogique plus intensive, l’intégration d’un mémoire professionnel dans le cursus, l’intégration d’une formation de psychologie pratique (utile pour dépister les personnalités fragiles) (Gabriel), et pourquoi pas «ouvrir ce métier à des professionnels qui souhaiteraient changer d’orientation» (Nathalie).
 
- Le service et le temps de présence des enseignants devraient pouvoir évoluer et s’adapter selon beaucoup d’internautes. Les problèmes de comportement à l’école et le travail qu’il suppose ne doivent pas être considérés comme une charge supplémentaire au travail des enseignants mais comme une partie intégrante de celui-ci (Christophe). Si le temps de présence des enseignants augmente, ceux-ci devraient pouvoir bénéficier de bureaux pour recevoir élèves et parents selon Jean-Marc. Pierre considère également qu’une présence (30h) des enseignants dans les lycées et les collèges serait souhaitable. Cette présence renforcerait la cohésion des équipes pour M. Pat.
Cependant, si les tâches augmentent, il faudrait baisser le nombre d’heures de cours. (Sarah). Une réorganisation du service doit aussi s’accompagner d’une revalorisation salariale (Benoit)
 
- Les internautes plaident pour une augmentation des moyens humains dans l’enseignement via les emplois jeunes, AVS (Auxiliaires de Vie Scolaire), RASED (réseaux d’aide spécialisées aux élèves en difficulté) et pour l’arrêt de la suppression des postes.(Sophie et Sarah). Les Rased sont «en voie de disparition» depuis la mise en place de l'APE (aide personnalisée élève) ce qui est regrettable. Le Parti socialiste doit s'engager sur le maintien et le développement du RASED pour aider les élèves en difficulté et ne pas rendre les enseignants responsables du manque de moyens mis à disposition par l'Education Nationale (Sophie). Si on supprime les RASED (Geneviève), il faut imaginer d'autres aides pour les enfants en difficulté.
 
Il faut insister sur la nécessité de la présence des enseignants spécialisés, des psychologues et des médecins scolaires dans les écoles et donner les moyens d'un fonctionnement efficace. (Yvette). Les emplois jeunes mis en place par Lionel Jospin en 1997 et supprimés par les gouvernements de droite doivent retrouver leur place, dans les écoles notamment (Sophie). Il faudrait également un technicien à temps plein, par exemple, pour 200 ordinateurs/1000 élèves. Il n'y a aucun miracle pédagogique à attendre de l'informatique, mais c'est un outil de plus, quasi indispensable aujourd'hui (Gabriel).
 
- Autonomie, pouvoir d’agir, projets
Le terme autonomie suscite certaines inquiétudes. MrPat estime au contraire qu’une plus grande autonomie financière dans les écoles favoriserait la «responsabilisation des personnels enseignants».
 
Pierre ne croit pas que l'autonomie des collèges donne plus de libertés pour les enseignants. L'autonomie donne plus de liberté aux chefs d'établissements, mais pas aux enseignants. L'autonomie des établissements qui doit mener à plus d'égalité des chances et non pas à une dérive libérale. En ZEP, les marges dégagées par l’autonomie ne doivent pas uniquement être utilisées comme c’est le cas aux 2/3 pour des projets de retour au « concret » et de remédiation des lacunes ou des comportements déviants. Si l’on ne veut pas que l’autonomie creuse davantage les inégalités entre établissements favorisés et établissements ZEP, il faut qu’elle serve aussi à promouvoir le perfectionnement des élèves et les voies d’excellence. Il convient néanmoins de former les professeurs, et les chefs d’établissements à ces questions pour une réelle efficacité. La refonte de la formation des enseignants permettrait de le faire rapidement (Sarah).
L’autonomie n’a en tout cas de sens qu’au service des élèves : «Il est nécessaire de laisser l’initiative au terrain. A condition, via des programmes nationaux et des évaluations standardisées, de se prémunir des dérives de l’adaptation aux élèves. Ceci est d’autant plus évident qu’aucune étude ne désigne aucune méthode comme dotée d’une efficacité pédagogique intrinsèque. Il faut aller vers une attitude plus expérimentale où enseignants et chercheurs concevront et évalueront les effets précis de tel dispositif sur tel public» (Christophe).
De même pour Fabienne, «si cette nouvelle autonomie proposée l'est pour plus de décentralisation et une meilleure réactivité par rapport aux difficultés des élèves, elle est intéressante». Pour Tristan, il faut stabiliser les équipes, notamment dans les ZEP et homogénéiser des équipes sur le plan des méthodes pédagogiques pour faire réussir les projets d'établissements.
 
- Salaires et revalorisation
La hausse de la rémunération des enseignants rencontre une très large adhésion : Il faut «augmenter substantiellement le régime indemnitaire des enseignants affectés en collège ambition réussite» (Pierre); «une revalorisation du métier peut passer par une hausse de la rémunération» (MonsieurPat); «revaloriser la fonction d'enseignant et la rémunération car depuis 15 ans, le salaire s'est beaucoup dégradé» (Jean-Baptiste).
«Les enseignants ne sont pas une variable d'ajustement mais des salariés avec des droits». Une revalorisation juste des salaires qui ne cessent de baisser est donc nécessaire et sans contrepartie selon Sophie.
 
- Rôle dans la société
Les enseignants ont un rôle primordial dans la société, toutes les parties prenantes (les élèves, les parents, l’administration) devraient considérer le corps enseignant comme un des éléments les plus importants de la société, avec un respect dû à la profession en tant que clé de voûte d’un système de valeur (Jean-Marc).
Il y a près d'un siècle, les «hussards de la république» ont montré la voie dans des conditions difficiles ; aujourd'hui les enseignants construisent l'avenir avec les mêmes enjeux : créer une société moins inégalitaire. Autrefois, ils étaient soutenus par les parents, aujourd'hui j'ai l'impression qu'ils sont en train de devenir des boucs émissaires (Louis).
 
- Bivalence (enseignement de plusieurs matières)
Certains internautes sont favorable à la bivalence, voire la trivalence pour limiter le nombre d’enseignants des élèves de collège. La diminution du nombre de référents par élève permettrait aux élèves d’être mieux encadrés et aux parents d’avoir la possibilité d’être entendus (non pas par « un représentant administratif » mais par les personnes en relation directe avec leur enfant).
Mais pour Pierre, «si la bivalence était instituée, il conviendrait, dans un souci d'équité et de justice, de prévoir un filet de sécurité relatif à la note pédagogique : il serait anormal qu'un enseignant faisant l'effort de la bivalence soit pénalisé par rapport à son collègue qui se limite à enseigner la discipline dans laquelle il a une licence (ou un master)».
 
- Évaluation, inspection
Pour Gabriel, il faudrait rompre avec «le système de cooptation/concours des inspecteurs» et diversifier leur mode de recrutement pour diversifier les points de vue. Il faudrait que les inspections durent plusieurs jours; que le mode soit plus coopératif, orienté résolutions des problèmes et pas uniquement pour mettre une note pédagogique.
 

L’encadrement

Le nombre d’enfant par classe a une très grande influence sur leur réussite tout au long de la scolarité : «L'idéal serait 20 élèves maximum au cycle des apprentissages (GS, CP, CE1)» (Yvette). Thomas Piketty est l'auteur d'une étude, publiée par le ministère de l’éducation en 2006 démontrant qu'en primaire, on apprend mieux à lire et à calculer quand on est 20 au lieu de 25. C'est encore plus vrai pour les enfants de milieux défavorisés (Geneviève). Jean-Baptiste estime également qu’il faut réduire le nombre d’enfants par classe au collège et renforcer les moyens. Peut-être faut-il, selon Sarah, fixer un nombre maximum d’élèves en ZEP. Assanatou plaide également pour «des classes à taille humaine».
 

Contenus, programmes, pédagogie

MrPat insiste sur la nécessité, au delà des «connaissances de bases» d’apprendre à argumenter, s'exprimer, avoir une culture générale assez étendue, réaliser des projets et plaide contre une éducation «hors sol».
 
Michel souligne l’intérêt des expériences de philosophie en maternelle : «la formation à la pédagogie vers les enfants est à repenser de fonds en comble pour intégrer la richesse de notre diversité». Sophieestime quant à elle qu’il faut une «éducation aux valeurs d'ouverture, de solidarité et réflexion critique» et «axer les programmes sur une solide formation générale éducation au Vivre ensemble (anciens programme Jack Lang )». Nicolas pense qu’il faut alléger les programmes du primaire et du secondaire pour permettre aux enfants d'origine modeste de ne pas décrocher.
 
Beaucoup insistent sur la nécessaire maîtrise des «fondamentaux». Jean-Baptiste estime qu’il faut renforcer les connaissances de base et la maîtrise de la langue et du calcul au primaire. Vincenttrouve que «trop de gamins passent de classe en classe sans maîtriser la lecture, la compréhension d'un texte». Pour Thomas, «l'apprentissage de l'anglais devient une priorité au même niveau que l'apprentissage du français».
 
- Culture commune, socle commun
Yvette suggère de plutôt retenir «culture commune» ou au minimum de préciser qu’il faut redéfinir le «socle commun de connaissances et de compétences». Geneviève estime que le socle commun reprend une approche par compétence qui abandonne l’ambition de porter les enfants le plus haut possible et répond à des objectifs purement économiques. Elle plaide pour une école «lieu de transmissions des connaissances, les plus élevées possible», plutôt que «lieu de transmission de compétences». Sarah rappelle l’importance des bases disciplinaires au collège.
 
Benoît voudrait  que les objectifs chiffrés (100% d"une classe d'âge au socle, 80% des élèves au bac et 50% en licence) soient clairement liés à une définition des exigences. Il faudrait commencer par redéfinir le contenu de la scolarité obligatoire et le contenu des enseignements au lycée. Ensuite, «on mettrait les moyens pour atteindre 80%».
 
Pour Jean-Baptiste il faut, «dès l'école élémentaire valoriser les savoirs manuels». MrPat estime également qu’il faut casser le cloisonnement disciplinaire à l’école élémentaire : ne pas faire entrer les disciplines comme matières cloisonnées et distinctes, mais les aborder au travers du français ou des mathématiques. Proposons l’étude des disciplines de façon transversale à travers le français ou les mathématiques, plus comme l’appropriation d’une première culture générale que comme l’appropriation de savoir disciplinaires au sens strict. Cet apprentissage dès l’âge de 3 ans est tout à fait réaliste s’il est soigneusement adapté aux stades du développement de l’enfant. Enfin, ajouter un domaine « d’expérimentation manuelle » qui concernerait les sciences tout autant que la technologie et les arts.
 
Selon Nicole, il faut maintenir et élever le niveau de culture générale, afin de favoriser mobilité, l’adaptation, la formation continue; Quelle que soit la filière, en particulier celle des LEP et formations techniques. De manière générale, il faut «revaloriser les filières professionnelles» (Assanatou).
 
- Scolarité obligatoire à 18 ans
Jean-Marc souhaite que le texte soit plus explicite et propose que l’âge de la scolarité obligatoire soit repoussé à 18 ans.
 
- Évaluations
Pierresouhaite «mettre un termes aux évaluations nationales» inutiles et coûteuses. Marcen revanche estime qu’il est légitime «que le ministère souhaite pouvoir mesurer l'impact de sa politique sur la performance des élèves». Il faudrait cependant rendre anonyme les données élèves et établissements. Jean-Baptiste plaide pour la mise en place d’une notation par l'acquis et le non acquis.
 
- Redoublements et cycles
Il faut casser la rigidité des classes et des cycles. Les élèves pourraient être en cycle 2 pour les mathématiques mais poursuivre en cycle 1 s'ils ont mal acquis la lecture. Cela permettrait de gérer l'hétérogénéité des niveaux en misant sur l'hétérogénéité d'âges sans laisser de côté ceux qui apprennent moins vite (Sarah).
 


Lutte contre l’échec

Les contributions des internautes pointent la corrélation qui existe entre la lutte contre l’échec scolaire et les inégalités sociales : Genevièvepense que l'aide la plus efficace pour les enfants en difficulté, est sans doute une aide aux devoirs, gratuite, en petits groupes, assurée par les enseignants. Mais surtout, la meilleure manière pour lutter contre l'échec scolaire et les inégalités face à l'école, c'est de lutter contre les inégalités sociales, c'est-à-dire lutter contre le chômage et la précarité.
 
Pour Yvette, il faut «agir dès la petite enfance (formation des personnels, sensibilisation des parents) pour une meilleure maîtrise de la langue orale pour plus d'égalité devant les futurs apprentissages».
 
Madeleine estime qu’il faut réellement instituer du suivi personnalisé en primaire, ce qui «demande des moyens colossaux et une formation adéquate». L'enseignant doit avoir des partenaires ou des auxiliaires qui prendront en compte la personnalité de l'enfant et le conduiront vers le niveau d'accroche, ce niveau où l'enfant captera avec intérêt ce qui est enseigné. Ce peut être des AVSI (Auxiliaire de Vie Scolaire) formés à l'écoute, à la non violence, à l'observation et à l'écriture afin de croiser les attentes et les savoirs.
 
Gabriel considère également qu’il faut «plus de temps avec les élèves en difficulté, via un tutorat attentif, un encadrement social à l'extérieur de l'établissement». De plus, il faut généraliser la stimulation du langage en crèche et petite/moyenne sections de maternelle. Il faudrait mobiliser des enseignants spécialement formés à la «psycho-orthophonie» qui est primordiale.
 
MrPat appelle à prendre en compte les avancées des neurosciences dans l’élaboration des méthodes pédagogiques et notamment les stades de développement, non pas de l’enfant, mais de tous les individus avant l’âge adulte, de la naissance à la fin du lycée.
 

Les rythmes scolaires

Tous les internautes s’accordent pour dire qu’il faut revoir les rythmes scolaires. Sophieplaide pour un retour au samedi matin travaillé. Catherine donne l’exemple de la Finlande : «cours tous les matins, y compris le samedi. L'après-midi, plusieurs possibilités : étude, activités sportives, activités culturelles dans tous les domaines, et enfin possibilité de rencontrer un enseignant qui assure une permanence, dans toutes les matières, jusqu'à 16 heures».
 

Partenaires de l’école et projets locaux

- Les associations et les collectivités
René souligne la nécessité de réaliser des projets «impliquant le monde associatif et familial», ainsi que les parents d’élèves. Il faudrait mettre en place un «projet global constitué d'initiatives éducatives, culturelles, sportives avec les collectivités locales». Joëlleinsiste également sur l’importance du rôle des associations d’éducation populaire M. Pat considère qu’au delà des « chèques culture », il faudrait un accompagnement qui fasse partie du rôle de l’enseignant et des collectivités”.
 
- Les parents
Les parents doivent entrer dans l’école, mais l’inverse est aussi vrai, sans parler de «substitution», une « intrusion » dans les familles est nécessaire. Certains internautes suggèrent de prendre en compte la question éducative dès la naissance : à la maternité, entretien obligatoire avec les futurs parents sur les questions éducatives.
 
Il est possible d’impliquer davantage les parents. On peut par exemple faire convoquer individuellement les parents d’élèves une fois par trimestre, à des heures qui leur conviennent, pour les informer et s'entretenir avec eux des difficultés éventuelles. (entretiens de 20 min avec comptes rendus écrits (Jean-Claude)
 
Christophe souhaiterait transmettre de l’ambition aux élèves et aux parents et pour cela, créer «une véritable école des parents».
 
Sophie suggère d’accorder aux parents «un crédit temps» durant la petite enfance pour que les enfants puissent rentrer plus tôt chez eux. Quel adulte accepterait le rythme de collectivité que les enfants subissent ? Ils arrivent pour la plupart à 8 heures en pré-garderie et repartent à 18 h 30, le tout sans interruption et cela dès le plus jeune âge (...) Pourquoi ne propose t-on pas les 30 h payées 35 h aux parents de jeunes enfants. Cela permettrait d'une part aux parents de pouvoir vivre avec leurs enfants et relancerait l'emploi.
 

Carte scolaire

Plusieurs internautes sont très favorable au principe de mixité sociale «très audacieux» mais «pas irréalisable», et proposent même des modalités, en se fondant sur des bassins de population définis sur un critère de bonne mixité sociale globale. Pour s'inscrire dans un établissement, il suffirait ensuite de remplir des critères de revenus et de résultats scolaires qui permettraient d'améliorer la mixité de l'établissement.
 
Les élèves potentiellement «brillants» issus d'un milieu socialement défavorisé constituent un gisement de matière grise insuffisamment valorisé. Il faut créer des internats modernes avec des bourses d'internat qui se rajouteraient aux bourses de scolarité. (Louis)
 
Une politique visant à réduire les inégalités sociales doit établir une égalisation de la qualité de l’offre pédagogique et des ressources entre établissements ainsi qu’une uniformisation de leur public via une plus grande mixité sociale. Ceci requiert une discrimination positive rigoureuse pour que les inégalités scolaires ne viennent pas redoubler les inégalités sociales (Christophe).
 

Orientation, alternance, apprentissage, stage

Loïcconsidère que les stages sont de «l’expérience professionnelle à part entière», et doivent entrer dans les cursus tout en étant valorisés. Ils devraient aussi être payés dès le premier mois suivant l'échelon de formation.
 
Nicolas estime qu’il faudrait promouvoir le réseau des IAE (formation publique en management) au détriment des écoles de commerces afin de «donner accès aux étudiants d'origine modeste aux nombreux postes de l'entreprise».
 
Pour Anne, il faudrait un travail d'ensemble sur l'architecture des formations diplômantes afin de mettre en place des équivalences ou passerelles permettant de progresser ou se réorienter à tout âge et tout niveau.
 

Formation professionnelle

Un travail d'ensemble sur «l'architecture des formations diplômantes» serait nécessaire
afin de mettre en place des équivalences ou des passerelles permettant de progresser ou se
réorienter à tout âge et tout niveau (Anne).
 
Chaque français devrait avoir le droit à un crédit de «formation supérieure» équivalent en dépense publique (coût des formations + compensation de revenu) tout au long
de sa vie indique Nico. Après le secondaire, toute formation devrait être accessible et financée pour tout français et disponible à tout moment pour s’offrir des formations complémentaires, déclare-t-il également.
 
Selon Madeleine, le plan de formation de l'entreprise devrait obéir à cet objectif afin de maintenir la capacité et l'envie d'apprendre. La formation pour les adultes en recherche d'emploi ne devrait pas se limiter non plus à faire un CV.
 

École privée

Les internautes estiment que l’école privée est une voie de contournement de la carte scolaire, et que les contraintes qui pèsent sur elles sont insuffisantes. Claire estime qu’il est urgent de se pencher sur le privé hors contrat; Jean-Baptiste considère qu’il faut arrêter de financer l’école privée; tout comme Madeleine qui pense également qu’il faudrait peut-être «moins financer l'école privée religieuse, pour financer mieux l'école publique». MrPat considère également que le privé devrait être soumis à la carte scolaire.
 

Enseignement supérieur

Plusieurs membres soulignent la nécessité de rapprocher les prépas et les grandes écoles des universités et de faciliter l'accès des élèves de milieux défavorisés aux grandes écoles et filières sélectives (Sarah).
 
Sarah ne souhaite pas abandonner les concours d’accès aux grandes écoles car le « corps social » y reste attaché (image d’égalité et de justice républicaine) mais il faudrait les repenser en corrigeant les injustices pour réintroduire une mixité sociale. «L’introduction d’un entretien oral avec dossier en plus de la voie écrite pourrait être une solution».
 
Dans les universités, Louis prône «la coexistence d'un corps d'enseignants non chercheurs avec des corps d'enseignants chercheurs».
 

Innovations, expérimentation

L’exemple de Clisthène, un collège public expérimental à Bordeaux est cité. Clisthène est l'acronyme de Collège Lycée Innovant et Socialisant à Taille Humaine dans l'Éducation Nationale et Expérimental.
 
Gabriel souhaiterait la généralisation et la «professionnalisation» de sites contributifs (qui existent de manière embryonnaire), où chaque professeur pourrait trouver des cours, des travaux pratiques, des exercices, des matériels, des supports utilisables avec commentaires, des partages d'expériences pédagogiques, trucs et astuces, progressions annuelles. Il faudrait également un site du ministère qui présente des expérimentations et leur résultats.
 

Violence

Pour Christophe, l’opinion française et les responsables politiques doutent encore trop de l’efficacité des programmes de prévention. Pourtant toutes les recherches et leurs applications sur le terrain ont démontré leur force. Elles sont fondées sur l’encouragement et non sur la répression, ce qui ne signifie «en aucun cas le laxisme». Les stratégies purement behavioristes (style « camp de redressement ») n’ont eu aucun effet, rappelle-t-il.