Connectez-vous

Identifiez-vous :

Avec votre compte
Parti-socialiste.fr

Saisissez votre adresse de courriel
Saisissez votre mot de passe

Avec votre compte
Facebook ou Coopol

Coopol connect
Parti socialiste

Economie, entreprise, industrie Mardi 16 Août 2011 à 15:22

Crise économique: «La rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, un nouveau coup d’épée dans l’eau»

Benoît Hamon, porte parole du Parti socialiste est revenu sur la crise économique et la rencontre entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, lors d'un sommet «où Nicolas Sarkozy va sauver l’Europe pour une semaine, c’est son habitude.»

«Les Français vont payer très cher les années de laxisme fiscal de la droite.  En effet, avec les cadeaux fiscaux la droite aura appauvri l’Etat au point qu’aujourd’hui, la seule solution que propose la droite en Europe, la droite Française, la droite Allemande, la droite Italienne, la droite Anglaise, c’est une politique d’austérité, c’est à dire faire payer aux salariés, aux citoyens, aux Français ces années de laxisme fiscal.

On a fait des cadeaux aux plus riches et on se retrouve dans une situation où les déficits se sont creusés, l’endettement s’est alourdit à cause la crise, à cause de la perte des recettes fiscales mais aussi à cause des cadeaux fiscaux.»

Le porte parole est revenu sur des années de gouvernance par la droite: «Ces années de laxisme fiscal plombent la situation économique de la France.

Ce qui est frappant dans cette crise c’est à quelle vitesse la droite change de position. Par exemple, elle était opposée à une évolution du statut de la BCE et de son rôle. Aujourd’hui, ils appellent tous à ce que la BCE rachète directement de la dette des Etats et intervienne directement auprès des Etats endettés. La droite était opposée aux Euro-obligations, aujourd’hui tous s’accordent à dire qu’il faut mutualiser  les possibilités d’emprunts des pays européens et créer des Euro bonds, position défendue par les socialistes depuis plusieurs années.

La droite est obligée maintenant de reconnaître que les solutions défendues par les socio-démocrates étaient les bonnes. Hélas nous le faisons dans une situation critique de crise.»

Ainsi, nous redisons notre attachement à la création d’Eurobonds, mais nous savons déjà que le sommet de cet après midi n’en parlera pas puisque c’est le seul endroit où l’on ne parlera pas de la solution indispensable pour sortir de la crise.

Ce sommet est un nouveau coup d’épée dans l’eau.

«Nicolas Sarkozy et Angela Merkel mettent en scène le couple franco-allemand sans que le résultat de ce travail en commun n’ait d’impact réel ni sur les marchés financiers ni sur l’économie réelle européenne.

Il faut alors  instituer une taxe sur les transactions financières. Changer le rôle de la BCE et le fait que celle ci puisse intervenir directement en rachetant la dette des pays les plus endettés. Le renforcement du Fond européen de stabilité, la mise en œuvre d’un juste échange et donc nous protéger du dumping fiscal et du dumping social. 

Le fait de différencier dans le pacte de stabilité et de croissance les dépenses liées à l’investissement et les dépenses liées au fonctionnement et l’émission d’Eurobonds. Toutes ces propositions figuraient dans le projet socialiste. La plupart était déjà présente dans le texte de la Convention nouveau modèle de développement voté en 2009. Aujourd’hui on se rend compte qu’il faut y venir. C’est sans doute très tard. Nous le paierons par des dizaines de milliers d’emplois supprimés et par une hausse des inégalités.» A conclu le porte parole.

 

Pour préparer le changement en 2012, on a besoin de vous !

Que vous souhaitiez simplement être informé de nos initiatives, convaincre dans votre entourage ou bien participer à nos campagnes, abonnez vous à notre newsletter: