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Le changement

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Développement durable et ruralité Lundi 10 Décembre 2012 à 11:43

Delphine Batho : «nous allons étendre les tarifs sociaux de l'électricité et du gaz à 830 000 personnes pour lutter contre la précarité énergétique»

Delphine Batho, ministre de l'Ecologie et l'Energie était ce 10 décembre aux micros de France inter, pour évoquer la conférence de Doha qui s'est achevé sans véritables ambitions, et la hausse limitée du prix du gaz grâce à l'intervention du gouvernement auprès de GDF Suez.

Lutter contre la précarité énergétique

Le gouvernement, en demandant une renégociation des contrats d'approvisionnement à GDF Suez, a limité la hausse prévue de 4% à 2,4%. Cette augmentation du prix du gaz sera applicable au 1er janvier 2013.

Pour limiter l'impact de cette revalorisation des prix sur les ménages les plus modestes, le mécanisme des tarifs sociaux du gaz et de l'électricité seront étendus à 830 000 personnes supplémentaires, «c'est la volonté de Jean-Marc Ayrault» a déclaré la ministre.

 

De plus, le bonus-malus sur les tarifs de l'énergie qui avait été rejeté au Sénat à la fin octobre devrait être aménagé : le gouvernement élargira le dispositif à 4 millions de foyers français contre 1,2 millions pour l'électricité et 400 000 pour le gaz, actuellement. Cette dernière mesure prévoit un tarif préférentiel limité à un «volume de base» couvrant les besoins essentiels en électricité et en gaz des ménages - le bonus. Dans l'hypothèse où un foyer consommerait d'avantage que le volume moyen fixé, il paierait le kilowattheure plus cher. 

Ces mesures devraient représenter une économie de 90 euros par an pour les familles utilisant l'électricité et de 200 euros par an, pour celles qui se chauffent au gaz.

Repartir sur des bases nouvelles après Doha

Par ailleurs, Delphine Batho a estimé que l'accord sur le climat signé à l'occasion de la 18e conférence de l'ONU à Doha était «dérisoire par rapport à la réalité d'un réchauffement climatique qui s'accélère, qui s'aggrave.» En effet, le protocole de Kyoto n'engage actuellement plus que l'Europe et une vingtaine d'Etats dans le monde ce qui revient à dire que seules 15% des émissions de CO2 sont surveillées.

Au final, les 192 Etats qui étaient présents à Doha se sont entendus sur une chose : étendre le protocole de Kyoto sur une deuxième période, jusqu'à 2020, le prochain rendez-vous étant en 2015. La Russie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et le Japon se sont retirés de l'accord. Quant aux Etats-Unis et la Chine, les plus gros émetteurs mondiaux, ils n'avaient déjà pas ratifié le protocole de Kyoto.

 

En 2013, les pays industrialisés décideront s'ils augmentent l'aide apportée jusqu'alors aux pays en développement, pour lutter contre le réchauffement climatique.

La ministre a annoncé la candidature de la France pour la grande conférence de 2015 et a ajouté : «Ça nous laisse l’espoir de pouvoir essayer de faire bouger les choses.»

Pour aborder ce futur rendez-vous sous les meilleurs auspices, Delphine Batho a évoqué de nouvelles problématiques auxquelles il est nécessaire de faire face: la réduction des émissions de gaz à effet de serre et surtout «le partage du fardeau», mais aussi et surtout : 

Relier la lutte contre le réchauffement climatique et le développement économique, et la lutte contre la pauvreté. Si on oppose l’un à l’autre, on n’y arrivera pas. Une des clés pour réussir, c’est la question de la croissance verte.