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Université d’été du PS et du MJS - La Rochelle 2010 - La vie qu'on veut

Université d’été du PS et du MJS - La Rochelle 2010 - La vie qu'on veut

Société Samedi 28 Août 2010 à 19:18

Discrimination positive, statistiques ethniques, quotas sont-ils compatibles avec les principes républicains ?

 

C’est dans une salle comble que Pascale Boistard a introduit ce débat en rappelant que la discrimination était un vrai sujet d’actualité, institutionnalisé par le gouvernement. Longtemps délaissé par la gauche, la lutte contre les discriminations est aujourd’hui un élément essentiel, marqué par une volonté politique forte.

 

Pour François Durpaire, il faut lutter contre le racisme et contre les discriminations racistes. Favorable à l’action positive, pour lui, le principe d’égalité peut entraver l’égalité réelle. Et le problème n’est pas la statistique mais le tabou de la couleur, la visibilité de la différence.

 

Saïd Darwane a invité l'assistance à ne pas confondre intégration, racisme et discriminations. Le racisme est une idéologie. les discriminations sont une différence de traitement entre des individus. L’UNSA est opposée aux statistiques ethniques qui contribuent à stigmatiser, mais a entamé une réflexion sur le sujet.

 

Pour Julien Landfried, plus polémique, la discrimination positive est contraire au principe républicain d’égalité devant la loi. La question des statistiques est plus complexe mais il existe un vrai danger quant à l’utilisation qui peut en être faite.

 

Yamina Mamou a fait part de son expérience de candidate aux élections régionales en Languedoc Roussillon, saluant le combat d’Hélène Mandroux, présente dans la salle et a souligné l’importance de la représentation de la diversité dans le champ politique.

 

Pour Bariza Khiari, il y accord sur les finalités mais divergence sur les méthodes. La lutte contre les discriminations ne doit pas se faire en oubliant le combat pour l’égalité réelle. Il serait dangereux d’enfermer l’individu dans un référentiel ethnique, dans une identité, qui aboutirait à masquer la question sociale. Le débat est ailleurs, il est celui de la lutte contre la précarité salariale, dans la réaffirmation de l’idée de justice sociale. « Changeons nos  pratiques, pas nos principes ».

 

Mehdi Ouraoui a souligné la diversité de la salle, symbole de la France qu’on aime. Ce sont les discriminations qui sont le principal crime au quotidien, et qui sont incompatibles avec notre modèle républicain. La République doit faire davantage pour ceux qui sont victimes de discriminations.

 

Le sujet a suscité de nombreuses interventions dans la salle. Si l’existence de discriminations est reconnue par tous, la question des moyens de lutte suscite débat. Certains soulignent la nécessité de mesurer pour mieux lutter contre les discriminations. D’autres se sont interrogés sur le risque de la promotion de la diversité : masquer la réalité par la réussite de quelques uns, et le risque d’enfermer les individus dans une identité. Quelques propositions: le droit de vote des étrangers aux élections, la nécessité de l’exemplarité de l’Etat dans la lutte contre les discriminations et d’une politique pénale adéquate, la réalisation de testings par la police…