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    Jeudi 12 Décembre 2013 à 18:42

    Compte-rendu - les Entretiens de Solférino : «les Français et l'impôt», le 19 décembre à 19h


     

     

    avec la participation de :

    Nicolas Delalande, historien au centre d’histoire de Sciences-Po

    Guillaume Allègre, économiste à l’OFCE

    Karine Berger, députée et Secrétaire nationale du Parti socialiste en charge de l’économie

    et Delphine Mayrargue, Secrétaire nationale à la formation

     

    Histoire et consentement à l'impôt

    Les intervenants sont revenus sur l'histoire de l'impôt sur le revenu et du consentement à l'impôt. Nicolas Delalande rappelle que l'impôt sur le revenu est apparu après la Première guerre mondiale. Alors que la gauche a toujours prôné une progressivité de l'impôt, le fer de lance de la droite libérale réactionnaire a été de rejeter le consentement à celui-ci.

    Ce n'est qu'après la Guerre que la droite s'est ralliée à l'idée de l'impôt car le pays était à reconstruire et les fonds manquaient dans les caisses de l'Etat. Mais la question du consentement à l'impôt est restée très présente à droite, notamment avec la montée des mouvements poujadistes.

    Karine Berger et Delphine Mayrargues rappellent que l'impôt nous permet de «faire société» et c'est à l'Etat de garantir ce vivre-ensemble contre l'agrégation des intérêts particuliers.

    Quelle réforme de l'impôt ?

    Les intervenants évoquent les possibles réformes de l'impôt et notamment le prélèvement à la source ou la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG. En France, comme le rappelle Karine Berger, le principal frein à l'impôt à la source est la conjugalisation de l'impôt, en effet cette mesure impliquerait pour l'Etat d'opérer des réajustement en fin d'année selon les parts fiscales en fonction de la situation familiale et également du nombre d'enfants. Guillaume Allègre propose de laisser le choix aux ménages entre une individualisation ou une conjugalisation de l'impôt et procéder aux ajustements nécessaires.

    Concernant la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, les intervenants s'accordent sur le fait que l'avantage de l'impôt sur le revenu -sa progressivité- et de la CSG -son assiette large- doivent être conjugués. Ici, les principales réticenses portent sur le fait que la CSG permet de financer les prestations sociales et que sa réforme est complexe.

    Réduire ou augmenter l'impôt ?

    Si la réduction de l'impôt devient un argument électoral fort, il ne faut pas la déconnecter de la politique budgétaire. On ne mène pas la même politique si on augmente l'impôt pour augmenter les dépenses ou si on augmente l'impôt pour augmenter la dépense publique. Sur ce point Karine Berger rappelle qu'aujourd'hui la réduction des dépenses publiques est indispensable afin de réduire la dette et conserver notre souveraineté.

     
     
    Les photos de l'événement :