"L'eau, l'énergie, l'Internet posent tous des questions communes d'accès, de vertu écologique et de justice sociale.
C'est le projet de civilisation qui est au coeur de cette notion de biens communs."
17h30 Introduction de Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste
"Je remercie tout ceux qui ont contribués a cet immense travail, et ce débat essaye de reconcilier les objectifs majeurs des biens communs, eau, énergie transports et internet Nous hommes réunis pour faire à nouveau des propositions aux Français
La bellevilloise, le lieu de la première coopérative parisienne au lendemain de la commune."
"Comment produire mieux en respectant des objectifs sociaux.
Nous inventons un nouveau modèle, c'est la sociale-écologie.
Un accès universel aux bien essentiels et la lutte contre le réchauffement climatique.
Produire différemment mais aussi consommer différemment, c'est un projet qui concerne tout le monde.
Préparer la transition du modèle de court terme d'aujourd'hui vers un modèle économique social et durable.
Il nous faut retrouver le sens du temps long, c'est une différence profonde de conception entre la gauche et la droite. C'est un temps qui doit parler à l'intelligence de nos citoyens."
"Un autre monde est possible, mais il est dans celui-ci" (Paul Eluard).
"Quelques exemples de nos propositions
- 3millions de français ne sont pas arrivés à assumer le coût de l’énergie, le premier objectif est un accès universel pour tout ce qui concerne les biens essentiels. Nous proposons une tarification selon des usages différenciés : des tarifs accessibles à tous, sans stigmatisation, pour les consommations de base ; puis la progressivité des prix, selon que ces consommations évoluent vers les usages de confort, voire superflus (multiplicité des équipements par foyer, chauffage de piscine, etc.).
- Un forfait de base en fonction d’un accès à Internet seul sera fixé, à un coût abordable, inférieur à 10 euros nets par mois, résiliable à tout moment.
>> Retrouvez toutes les propositions des socialistes sur les biens communs et les services essentiels sous ce compte rendu.
C'est un projet citoyen qui contraste véritablement avec le passage en force de la droite.
Modèle européen pour changer profondément, pour une reflexion collective sur nos infrastructures."
1er atelier : « Le développement durable : une nouvelle mission pour le service public »
18h Présentation des invités des ateliers par François Brottes, député de l’Isère, Co-président du Forum.
Concilier développement durable et services publics.
18h03 Pascal Bonnetain, conseiller régional Rhône-Alpes
Le développement durable c’est privilégier l’intérêt général de demain, c’est une stratégie à long terme, il faut avoir une prospective
Pour une nouvelle politique de l'eau plus durable socialement, térritorialement économiquement.
18h13 Jean-Paul Chanteguet, député de l’Indre
La transition écologique que nous portons aura notamment des effets en terme de création d'emploi dans le domaine des énergies renouvellables et dans le batîment.
Indépendance énergétique, réduction des risques environnementaux et sanitaires, prix de l'énergie... Il nous faut avoir le courage de nous engager sur ce chemin de la transition écologique.
18h22 Corinne Erhel, députée des Côtes-d’Armor
Le numérique est un bien commun un espace d’expression comme on l’a vu avec le monde arabe. C’est avant tout faire en sorte que ce bien commun numérique que chaque citoyen puisse avoir un accès internet neutre mais à un prix abordable.
Le numérique s’inscrit dans les enjeux du développement durable.
C’est un enjeu sociétal, mais il y a un risque avéré de fracture sociale, en fonction de ses revenus et une fracture entre générations même si elle tend à se réduire et évidemment un risque de fracture au niveau de lieu de résidence. Ville/ campagne mais également en fonction du quartier.
Fin 2010 il y a 1million de logements eligibles à la fibre optique pour 120.000 abonnés
18h29 Bernard Soulage, vice-président de la Région Rhône-Alpes, Secrétaire national aux transports
Dans un secteur aussi stratégique et important pour chaque citoyen, les infrastructures doivent devenir pour nous une priorité européenne et nationale. La puissance publique doit devenir le chef d’orchestre.
La mobilité est un facteur de liberté, il faut rendre la mobilité compatible avec nos objectifs politiques.
Nous avons intérêt à avoir quelque chose de simple, lisible et pas cher.
Mettre l’accent sur la chaine transport dans son entier, un produit dans un seul titre de transport,
Mettre en place un tarif unique 15euros par mois pour l’ensemble et 10euros par mois pour les plus jeunes qui rendrait l’acces aux transports collectifs.
Il faut un retour de la puissance publique. La regulation doit être européenne.
2ème atelier : « Public/privé : une nouvelle répartition des rôles pour garantir l’universalité »
19h03 Razzy Hammadi, Secrétaire national aux services publics
François Brottes nous a amené a avoir une transversalité dans la manière dont on aborde les questions. Ils s’agit de traiter la maniere dont on donne du sens à travers plusieurs couples de critères :
- longterme et necessité d'investissement
- la question de la democratie et celle de l'expertise
- la justice sociale et l'environement
19h13 Philippe Aigrain, directeur de la Sopinspace, société pour les espaces publics d’information, fondateur de La Quadrature du Net
Il y a un nouveau mode de production et d’echanges qui est apparu ces 20 dernieres années, l’echange d’information. Production par les pairs sur la base des biens communs.
Ex les logiciels libres, wikipedia
Une immense sphère d’expression citoyenne et democratique
La responsabilité de l’etat. Garant de leur existance sur plusieurs plan, prendre en compte leur caractere precieux, créer les mecanismes financiers qui entraine la contriction au bien commun.
19h16 Catherine Le Tyrant, maire de Montdidier
Il est possible aujourd'hui en France avec nos moyens de monter des projets. (Exemples d'actions de la mairie...). Si on a une puissance publique volontaire et qui a décidé de prendre la main, c'est possible. On nous dit que c'est impossible mais je vous invite à venir voir !
19h24 Anne Le Strat, adjointe au maire de Paris chargée de l’eau,
Un paysage caracterisé par une non mise en concurrence et une mise en delegation depuis des decenies sans contrôle reel par les autorités competentes.
Une perte de compétence technique par les autorités publiques et une perte d’expertise par ses mêmes autorités.
Aujourd’hui un débat s’ouvre.
Enfin nous pouvons parler d’une democratie de l’eau.
La logique patrimoine
La logique d’investissment pas la meileure gestion pour le service
Une logique industrielle et non financière
L’eau est plus particulierement un secteur sur lequel doit s’appuyer la gestion publique.
C’est une économie de rentes, vous n’avez pas le choix de l’operateur d’eau
Pour l’eau il nous faut arriver à une gestion publique evaluée, il faut reprendre la totalité du service, se réapproprier les competences et mettre en place une gouvernance, ex de l'observatoire de l'eau et un conseil d'administration ouvert aux usagers.
Cela n'exclut pas pour autant le privé. Intervention du privé si nécessaire mais contrôlé.
3ème atelier : « Tarification : une nouvelle approche pour n’exclure personne et responsabiliser chacun »