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Élections 2012 - Présidentielle et législativesÉlections 2012 - Présidentielle et législatives

Mercredi 1 Février 2012 à 11:00

François Hollande : «Ma responsabilité est de dire qu'un changement est possible»

François Hollande a répondu aux questions sur ces Engagements pour la France face à Jean-Michel Aphatie et Alain Duhamel. Le candidat à l'élection présidentielle est notamment revenu sur ces propositions pour relancer la croissance et sur sa réforme de la fiscalité.

>>Retrouvez les 60 engagements de François Hollande pour la France.

>> Le site de François Hollande
 

 


 

François Hollande a ainsi expliqué que le premier temps de son quinquennat serait focalisé sur «les réformes de structure, nécessaires, indispensables, redressement des comptes publics, redressement de la production, réforme de la décentralisation, nouveau transfert de compétences vers les collectivités locales, grande négociation sur l’emploi, le travail.»

Il évoque un exemple concret : celui du quotient familial. « Il y a un plafond aujourd’hui, un peu plus de 2.300 euros, je le ramène à 2.000 euros, c’est-à-dire que toutes les personnes, les ménages en l’occurrence, les familles qui sont au-dessus de six Smic, six Smic, seront épargnées... enfin, celles qui sont au-dessus de six Smic seront donc touchées par ce dispositif, perdront à peu près 300 euros – six Smic – en dessous de six Smic, il n’y aura aucun changement. Et même, pour les personnes qui ne sont pas imposables, qui ont des enfants, l’allocation de rentrée scolaire sera augmentée de 25%, voilà la justice.»

Sur les questions énergétiques, le candidat à l'élection présidentielle a rappelé sa proposition de progressivité selon la consommation : «forfait de base pour une consommation minimale, et puis, lorsque vous consommez beaucoup d’eau, d’électricité, de gaz, eh bien, votre tarif progresse, c’est aussi un facteur d’économie d’énergie.»
Sur l'essence, il ajoute que dans les moments «où il y a une tension particulière sur les prix, il faut calmer le jeu, voir les marges avec les distributeurs, j’ai dit donc blocage du prix de l’essence pendant trois mois, et puis, introduction d’un mécanisme que chacun peut comprendre, est-ce qu’il est normal que l’Etat gagne des recettes fiscales lorsque le prix de l’essence augmente à la pompe ? Je dis non ! Donc il faut récupérer ce que l’Etat gagne indûment, puisque la TVA, qui va d’ailleurs augmenter, la TVA est fonction du prix de l’essence.»

François Hollande a conclu en rappelant que «le grand débat de l’élection présidentielle, ce n’est pas de savoir s’il y aura des impôts ou s’il n’y aura pas plus d’impôts, c’est de savoir qui va payer les impôts». «J'ai dit : ce seront les revenus élevés, les patrimoines importants et les grandes entreprises. En tout cas, pas une très grande majorité de nos concitoyens.»
«Le président sortant, candidat sortant, va augmenter les prélèvements sur tous les Français, et si les Français me donnent leur confiance, je n’augmenterai les prélèvements que sur ceux qui ont reçu beaucoup de cadeaux fiscaux depuis cinq ans et qui ont les plus gros revenus et les plus importants patrimoines.»

«A trois mois d’une élection, il est annoncé des mesures dont aucune, je dis bien aucune, ne sera appliquée avant le mois de mai.» Les Français «demandent qu’il y ait un changement. Alors après, quel changement, qui peut porter le changement ! Et donc ma responsabilité, c’est de dire : oui, un changement est possible, pas simplement un changement de président, un changement de politique.»