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Economie, entreprise, industrie Mardi 24 Juillet 2012 à 11:50

Guillaume Bachelay : "Là où il y a argent public, il doit y avoir droit de regard de la puissance publique"

Ce matin Guillaume Bachelay, député de Seine-Maritime, est revenu sur l'action du gouvernement dans le dossier PSA.

 

PSA : "la technique du laissez-faire, c'est terminé !"

Guillaume Bachelay a rappelé que M. Varin, président du directoire du groupe, reçu hier par le Premier ministre, avait annoncé qu'il prendrait en compte les engagements demandés par le gouvernement, à savoir : 

  • Aucun licenciement sec ;
  • Une solution adaptée à chaque salarié ;
  • Le maintien de la vocation industrielle des sites d'Aulnay et Rennes ;
  • Des solutions pour les sous-traitants.

Interrogé sur le dialogue instauré entre le groupe et le gouvernement, le nouveau député a expliqué:

"Le changement de majorité et de président s'accompagne d'un changement de méthode : le dialogue ferme. (...) La technique du laissez-faire, en déversant des milliards d'euros aux constructeurs, sans contrepartie pour les sous traitants, la R&D, pour l'innovation, ou pour le maintien en France de la production et de l'emploi, c'est bien terminé."

 

Guillaume Bachelay a affiché la détermination de la majorité en précisant que la France resterait une nation leader, forte d'une industrie et d'une base productive, qui écrirait elle même son avenir, sans laisser les autres pays en décider pour elle.

Interrogé sur plan du gouvernement pour l'industrie automobile, le député a précisé qu'il était essentiel d'avoir une stratégie globale pour l'ensemble de la filière mais aussi une stratégie innovante en focalisant l'aide à la production de motorisations hybrides, électriques, les nouveaux matériaux au global, et par exemple le recyclage des produits.

 

Sur les enjeux de compétitivité européenne, il a rappelé que les premières difficultés rencontrées par les chefs d'entreprises concernaient d'avantage l'accès au crédit bancaire, la formation et le recrutement de salariés qualifiés. Le coût du travail intervenant plus tard dans leurs arbitrages.

Le rôle de l'Etat en contrepartie de son soutien à ces groupes, est de "veiller à une véritable régulation interne au sein de ces groupes pour leur éviter de mettre en concurrence leurs différents sites et que le moins cher gagne."

 

"Petroplus est un site compétitif et performant"

M. Bachelay a aussi abordé le cas Petro-plus, raffinerie de Petit-Couronne, près de Rouen en attente de la nomination d'un repreneur  par le Tribunal de commerce de Rouen:

"On a un site qui est compétitif et performant, un savoir-faire technologique et humain considérable, capable d'arrêter son activité puis de la reprendre à l'occasion d'un contrat de processing (...)  Il y a des choses qui dépendent de la France au niveau national comme la reprise industrielle, d'autres qui dépendent de l'Europe comme protection des entreprises aux frontières de la zone."

Pointant du doigt le manque de protection de l'Europe assurée à ses membres, il ajoute :

"Vous avez aujourd'hui, au grand port maritime du Havre, 260 000 tonnes de produits raffinés qui viennent de certains pays émergents, d'une méga raffinerie soutenue par un pays en particulier qui dit, moi je la finance intégralement, à condition que toute la production soit destinée à l'export"

Le député de Seine-Maritime a conclu qu'il était nécessaire de mettre aux frontières de l'Europe des protections commerciales, ciblées, ponctuelles pour faire respecter les normes sociales et environnementales et a affirmé que c'était par la bataille de convictions au plan européen que le président les obtiendrait.