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La vie du PS

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Vie du PS Mercredi 17 Novembre 2010 à 12:29

Intervention de Nicolas Sarkozy : les réactions du PS

Retrouvez les différentes réactions des élus socialistes suite à l'intervention télévisée du chef de l'Etat du mardi 16 novembre.
 
François Hollande
François Hollande, invité de France Inter ce mercredi 17 novembre, assure n’avoir vu dans l’intervention de Nicolas Sarkozy hier aucun changement, sauf «celui du style». «J’ai bien vu l’effort qu’il faisait pour prendre sur lui, pour paraître modeste, stable…», a-t-il noté, soulignant que la «seule annonce qui a été faite concerne peu de Français, ceux qui payent l’impôt sur la fortune».
 

Invité également sur France2, le député et président du Conseil général de Corrèze a déclaré que «la seule annonce qui a été faite c'est la suppression de l'ISF, c'est-à-dire pour les 600.000 personnes les plus favorisées de notre pays». Cela représente «une perte de recette de 4 milliards d'euros» comparés aux «500 millions d'euros» que va rapporter la fin du bouclier fiscal. «La seule annonce positive pour les Français, ça a été pour ceux qui sont les plus favorisés de notre pays (...) Comment ne pas voir qu'il est presque coupé d'une partie de la réalité?», a évoqué le député socialiste.

 
Benoît Hamon
Le porte-parole du PS était l'invité de LCI et a indiqué qu'il n'y avait «pas eu une seule annonce de la part de Nicolas Sarkozy qui laisse entendre que les conditions d'existence des Français vont changer».
 
Interrogé sur la suppression de l'Impôt sur la Fortune annoncée hier soir par le président de la République, Benoît Hamon a rappelé que cette suppression entraînerait la perte de 4 milliards d'euros de recettes pour l'Etat. Le porte-parole a jugé cette mesure «parfaitement inuste, surtout dans une période de crise et où l'on supprime des postes dans la fonction publique».

Pierre Moscovici
Lé député socialiste du Doubs a comparé la prestation du président de la République à «une opération de communication qui essaie de se désarkoïser presque de se chiraquiser mais qui sur le fond ne réussit pas à convaincre que les Français qu’il les protège» sur RMC. «Derrière la façade, comme ça d’un président plus calme, il y a la poursuite d’une même politique qui est celle de l’échec et de l’injustice», a également déclaré Pierre Moscovici. «Il ne veut pas rassurer les Français, il ne veut pas les rassembler, il n’y a pas de vision internationale, derrière tout ça je vois le fil rouge de l’injustice».

Interrogé sur la crédibilité du Parti socialiste pour gouverner, le député socialiste a évoqué le travail du parti. «ll y a eu une première convention que j’ai animée sur l’économie, une deuxième que Laurent Fabius a animée sur l’international, une troisième que Benoit Hamon anime sur l’égalité. Nous sommes en train de construire notre programme avec des difficultés mais nous sommes en train de construire cette crédibilité ».

Ségolène Royal
Invitée de RTL, la présidente de la région Poitou-Charentes est revenue sur l’intervention télévisée du chef de l’Etat. Ségolène Royal a dénoncé un «président inconscient de la gravité de la crise économique et sociale et morale que subit le pays». La présidente de région socialiste a noté un «décalage inquiétant entre ce que disait le président de la République et la situation que vivent des millions de Français : la montée de la précarité, de l’insécurité…».

«En trois ans, Nicolas Sarkozy a fait le contraire de ce qu'il avait promis. Il nous a tout pris (...) il nous a pris les valeurs de la France, la grandeur de la France qui s'est abaissée sur le plan international, il nous a pris le pouvoir d'achat (...), il nous a pris notre système de retraite, il nous a pris les services publics», a-t-elle également déclaré.

Laurent Fabius
Invité de la matinale de Canal+, le député de Seine-Maritime a trouvé «sur le fond» le président à la fois «déconnecté» des problèmes des Français et «autocentré». «Un président de la République qui dit: je vais être plus juste et la première mesure que je vais prendre c'est de supprimer l'impôt sur les grandes fortune, c'est un homme qui a le sens du paradoxe!».

Interrogé sur la volonté du président de traiter de la dépendance, Laurent Fabius a estimé que cela était «très bien de traiter» ce sujet, «mais tout va être dans la question des financements». Or pour Nicolas Sarkozy, «c'est vive les assurances privées!».

Jérôme Cahuzac
Le député de Gironde et président de la commision des Finances de l'Assemblée nationale était l'invité de France Info. Jérôme Cahuzac craint un «malentendu» et constate «quelques approximations». Le malentendu, selon le député, provient du fait qu'il a «voulu apparaître serein et calme et les Français savent qu’il n’est en réalité ni l’un ni l’autre». Et puis beaucoup d’approximations, notamment en matière fiscale pour le président de la commission des Finances de l'Assemblée : «il nous explique le 13 juillet dernier que la France doit garder le bouclier fiscal, car les Allemands ont un bouclier fiscal et hier, il nous apprend que les Allemands ont supprimé le bouclier fiscal en supprimant l’ISF, dans les deux cas ces affirmations sont inexactes».

Reprenant les propos du chef de l'Etat sur les retraites, Jerôme Cahuzac estime que «ce n’est pas parce qu’un régime est en déficit que les retraites ne sont pas versées ou alors elle ne le seraient déjà plus cette année». Plus grave indique-t-il, «si le déficit empêche vraiment de payer les retraites, alors elles ne le seront pas puisque sur les 45 milliards que coûte cette retraite, 15 manquent à l’appel». Il n’y a pas de régime équilibré en 2018, sauf à considérer que le régime est équilibré parce que l’État fournit au régime 15 milliards d’euros que l’État emprunte. On peut considérer que les régimes sont alors équilibrés si on admet que la dette que l’État contracte à l’étranger en empruntant 15 milliards, suffisent à assurer l’équilibre.