Economie, entreprise, industrie Mercredi 14 Novembre 2012 à 11:57
Jean-Marc Ayrault : «notre cohérence est un gage de confiance et de mobilisation pour les Français»
Le gouvernement réfute l'austérité
Dans un premier temps, le Premier ministre a rappelé les principes directeurs d'une politique d'austérité. Pour résorber les déficits publics et diminuer l'endettement du pays, le gouvernement cherchera à réduire les coûts et les dépenses publiques en s'appuyant sur des leviers tels que la restriction du crédit, «la baisse des pensions, des prestations familiales, des milliers de suppressions d'emplois de fonctionnaires. Et ce n'est pas ce que nous pratiquons, nous nous y sommes refusés.»
Puis, Jean-Marc Ayrault a insisté sur le danger qui pèse sur notre modèle social : le surendettement du pays. Pour y remédier «la France doit reprendre, en quelque sorte, sa liberté et son autonomie. Si on laisse filer notre objectif de lutter contre la dette, on ne sera pas en situation d'endettement mais de surendettement».
Une action cohérente pour inventer un nouveau modèle français.
Rappelant que jamais depuis les 30 glorieuses, un gouvernement n'a eu à faire face à de telles difficultés, il a déclaré avec force que le gouvernement les affronteraient «avec courage, détermination.»
Et de rappeler :
L'important est de garder en tête la cohérence de l'action engagée par le gouvernement, pour le pays.
Cette cohérence c'est bâtir le nouveau modèle français.
Relance de l'Europe avec la consolidation de l'euro pour la croissance, maitrise de nos comptes publics tout en finançant nos priorités (éducation, recherche, emploi, sécurité) et améliorer la compétitivité de nos entreprises pour investir qui créeront des emplois.
Comme l'a rappelé ce 13 novembre le président de la République: c'est une gage de confiance et de mobilisation pour les Français.
Le Premier ministre a par ailleurs souligné que pour réussir et mobiliser, il y avait de nombreuses mesures à prendre par une réforme profonde du marché de l'emploi.
Le 14 novembre reprennent les négociations engagées entre les partenaires sociaux sur la sécurisation de l'emploi : soit permettre aux entreprises de s'adapter et anticiper les difficultés liées à des mutations nouvelles, tout en sécurisant les parcours professionnels; «car les salariés ne sont pas des variables d'ajustement » et de rappeler:
Ici le gouvernement prend ses responsabilités : il donne des marges de manoeuvre pour investir et embaucher, mais les partenaires sociaux doivent à leur tour prendre leur responsabilités, chacun a sa part à prendre et j'espère bien que l'on conclura sur un accord historique.
Repenser la dépense de l'Etat
Pour que L'Etat gère mieux sa dépense et qu'il soit plus efficace, le Premier ministre a annoncé la création à Matignon d'un Secrétariat général à la modernisation de l'action publique ; «ce n'est pas la RGPP où on coupait brutalement dans les dépenses et on supprimait des postes» a-t-il déclaré.
Le but visé : «comment en dépensant moins et mieux, on garantit l'efficacité de nos administrations publiques et nos services publics»
Comme traduction pratique, le Premier ministre a pris l'exemple de la Santé:
Au lieu d'aller à l'hôpital lorsqu'on est malade, ce qui coûte cher à la Sécurité sociale c'est de revoir le parcours de soin d'un malade : du généraliste au spécialiste. La lutte contre les déserts médicaux permet de remédier logiquement à ce gaspillage des comptes publics. La création de maisons de santé poursuit le même objectif.
