Economie, entreprise, industrie Lundi 3 Décembre 2012 à 12:20
Jérôme Cahuzac: «0,8% de croissance en 2013, nous y arriverons»

0,8% de croissance pour 2013, nous y arriverons
Le ministre du Budget a estimé ce matin sur France 2 que l'objectif de 0,8% de croissance 2013 était à la portée du gouvernement.
«Nous pensons que nous aurons cette croissance de 0,8% car l'acquis de croissance, l'élan que nous aurons après 2012 sera de 0,2% et donc en 2013 il faudrait que nous fassions 0,6% de plus. Je pense que c'est à notre portée», ajoutant : «nous y arriverons»
La Commission européenne prévoit pour 2013, une croissance du PIB de 0,4% pour la France.
Aux économistes qui prévoient à l'inverse, une récession, Jérôme Cahuzac répond :
D’autres envisagent une croissance supérieure à celle que nous envisageons ; je pense en particulier à la chef économiste d’HSBC à Paris, Mme Lemoine, qui s’est rarement trompée si vous regardez dans le passé les prévisions des uns et des autres. Ce qu’on appelle le consensus des économistes, c’est en fait une moyenne entre les prévisions des uns et des autres.
Restaurer la marge des entreprises aujourd'hui, pour embaucher demain
Aujourd'hui s'ouvrent à l'Assemblée nationale les débats sur le collectif budgétaire, prévoyant notamment le crédit d'impôt qui sera accordé aux entreprises françaises afin de de restaurer leur compétitivité.
Ces dernières enregistrant des taux de marge historiquement bas, jusqu'alors, aucune mesure n'était de nature à les encourager à embaucher.
Conformément aux engagements pris par François Hollande durant la campagne, le gouvernement avance avec détermination pour la bataille pour l'emploi. Cela passe par la restauration de la marge des entreprises en baissant le taux de l’impôt sur les sociétés pour les petites et moyennes entreprises et pour les entreprises de taille intermédiaire.
C'est aussi cela l'intérêt général, car comme l'a souligné le ministre du Budget :
L’intérêt général, c’est que les entreprises embauchent à nouveau, qu'elles retrouvent une compétitivité qu’elles ont perdu ces dix dernières années dans des conditions absolument dramatiques
Ce crédit d'impôt mis à la disposition des entreprises traduit concrètement une «utilisation légitime par le gouvernement, de l'argent public».
Les effets de cette mesure sur l'investissement, la prospection de marchés à l’extérieur de nos frontières, la formation des salariés et l'embauche sont attendus pour 2013.
Pour évaluer l'efficacité de cette mesure, les partenaires sociaux pourront reprendre à leur compte les critères d'appréciation qui figurent dans la loi : «il faut rétablir cette confiance bien mise à mal depuis dix ans – c’est dans ce climat de confiance restaurée que la France pourra se redresser»
Maintenir l'exigence d'un déficit à 3%
Enfin, interrogé sur l'opportunité de maintenir l'objectif d'un déficit public à 3%, le ministre a rétorqué que le choix français d'un ajustement de nos finances publiques était un engagement européen. A cet égard le ministre a déclaré :
La France a donné sa parole, il faut restaurer ce crédit international de la France à l'extérieur de nos frontières.
De plus, il a rappelé qu'une puissance publique qui empruntait sur les marchés c'était lever des capitaux qui manqueront à l'entreprise privée et au secteur productif. Et d'ajouter : «Il faut que l’argent public soit utilisé à bon escient»