Connectez-vous

Identifiez-vous :

Avec votre compte
Parti-socialiste.fr

Saisissez votre adresse de courriel
Saisissez votre mot de passe

Avec votre compte
Facebook ou Coopol

Coopol connect
Parti socialiste

Adhérez au PS Débattre, agir
et préparer l'avenir

Soutenez le PS De l'énergie pour
le changement

Contactez le PS Entrez en contact avec
le PS près de chez vous

Web TV du parti socialiste

Budget 2013

Budget 2013

Economie, entreprise, industrie Jeudi 18 Octobre 2012 à 12:20

Jérôme Cahuzac : «l’objectif numéro un, c'est le redressement du pays»

Invité de BFMTV / RMC jeudi 18 octobre, le ministre du Budget est revenu sur le projet de loi de finances, la politique fiscale et la TVA sur la restauration.

Solidarité budgétaire européenne

Le ministre s'est tout d'abord exprimé sur la création éventuelle d'un ministère européen des finances. Celui-ci qui menerait une action visant à coordonner les politiques budgétaires entre pays, vérifierait la loyauté des engagements librement consentis par les membres, la sincérité des éléments de budget.

S'il s'agit de se faire confiance les uns les autres, de montrer à chacun de nos partenaires de la zone euro notre bonne foi, notre bienveillance, notre volonté d’inscrire les politiques nationales dans un cadre européen préalablement négocié et consenti, alors pourquoi pas.

Ajoutant que l'absence de solidarité entre membres était une des raisons pour lesquelles les pays de l'Europe du Sud ne parvenaient pas à sortir de la crise.

 

Croissance à 0,8%

Sur les prévisions de croissance à 0,8% en 2013, Jérôme Cahuzac a expliqué : «Le consensus des économistes est à 0,3% soit une moyenne de l'ensemble des avis émis, certains tablent sur une récession à 0,7% quand d'autres misent sur une croissance à 1,2%.»

Le gouvernement prévoit une croissance à 0,8%, prenant en compte les effets des politiques européennes menées actuellement qui vont modifier la donne.

Politique fiscale

Interrogé sur les propos tenus par le Medef concernant le budget 2013, le ministre a déclaré:

Il est assez peu étonnant de voir le Medef, qui est censé représenter toutes les entreprises, s’agacer du fait que l’on demande un effort aussi aux entreprises. Ce que voudrait le Medef, c'est que les entreprises soient de moins en moins taxées pour que les particuliers, eux, le soient de plus en plus ou que l’État ne dépense plus. 

Or, pour que les entreprises aillent bien, il faut quand même qu’elles aient des clients. Et pour qu’elles aient des clients, il faut que par exemple la puissance publique puisse passer de la commande. Il faut que le consommateur que vous êtes, que je suis, ceux qui nous écoutent, aient un peu d’argent dans le porte-monnaie pour pouvoir acheter ces produits-là. 

Le jour où les entreprises ne paieront plus d’impôts et où tout sera payé par les consommateurs, les entreprises n’auront plus de clients et il m’étonnerait qu’elles aillent mieux pour autant.

Concernant la politique fiscale menée en faveur des PME, le ministre a annoncé que leurs impôts devraient baisser dans le cadre de la loi de finances portant réforme de la compétitivité de nos entreprises.

Le projet de loi de finances en discussion prévoit le maintien de la surtaxe de 5% dite Fillon pour les très grandes entreprises, pour compenser le manque à gagner résultant de l'effort consenti par le gouvernant sur la taxation des plus-values de cession. Ajoutant à ce sujet: 

Quand une colère est sincère, il faut savoir l’entendre. Le président de la République, le Premier ministre, nous ont demandé à Pierre Moscovici et à moi-même de les recevoir, ce que nous avons fait. On a entendu leurs arguments et nous verrons à l’occasion des débats parlementaires comment cela se conclut. Je pense que les chefs d’entreprise ne pourront que noter que l’écoute qu’ils ont eue, cette écoute-là n’était pas feinte.

Concluant sur le sujet en précisant que le principe d'imposer au même barème de l'impôt sur le revenu, le revenu du travail et le revenu du capital va demeurer. Cependant, une distinction sera opérée entre : «celui qui crée son entreprise, qui prend des risques personnels et d’autres qui investissent dans une entreprise et qui tirent le bénéfice de ce capital investi.»

 

Respect des engagements sur la TVA restauration

Enfin, concernant la TVA sur la restauration, Jérôme Cahuzac a souligné le travail de Sylvia Pinel: 

Elle vérifie que le pacte qui a été conclu entre les restaurateurs et l’État est respecté par chacun. L’État a respecté sa parole, la TVA a été baissée pour les restaurateurs. Maintenant, il faut vérifier que les restaurateurs ont respecté leurs engagements. C'est Sylvia Pinel qui est en train de vérifier cela avec les restaurateurs et naturellement, dès lors que l’une des deux parties, l’État, a respecté sa parole, il est en droit d’exiger que la contrepartie soit apportée.