L'économie française dans 20 ans
L’atelier sur l’économie française dans 20 ans s’est déroulé dans une salle pleine et a abouti à un consensus entre les intervenants et l’ensemble des militants présents dans la salle.
L’analyse développée a débuté par une définition commune de la crise. Nous sommes au cœur d’une crise profonde, systémique, en grande partie liée à la financiarisation de l’économie, qui demande pour en sortir une vision politique sur le long terme.
La mise au centre dans les débats d’un retour de la volonté politique, de l’ambition face à une crise multiple (financière, industrielle, environnementale, de redistribution, monétaire…), qui représente un choc terrible mais également une chance de refonder les paradigmes économiques en vigueur, a particulièrement enthousiasmé les militants.
L’économie française, mais également européenne, va devoir faire face dans les 20 ans à venir aux enjeux environnementaux, à la rareté des ressources, à la montée en puissance des pays émergents, du vieillissement de la population et des enjeux qui y sont liés (santé, demande plus forte de protection sociale, adaptation des infrastructures...).
Ces défis ne pourront être résolus que par le retour du volontarisme politique, par la réappropriation par la puissance publique des outils en matière industrielle, monétaire, social… La question n’est pas de savoir quelle sera l’économie dans 20 ans, mais quelle économie nous souhaitons.
Le Parti socialiste se doit de répondre au pessimisme des Français, qui est lié à l’absence de projet collectif, à une France qui ne se voit plus d’avenir. Le projet porté par la gauche doit s’appuyer sur la croissance, la production, fédérer les intérêts des salariés, des chercheurs, des ingénieurs…
Pour cela, le rôle de la puissance publique doit être réhabilité, des collectivités territoriales au niveau européen et international. Pour que la France ne sorte pas des radars de la mondialisation, nous devons enfin proposer une véritable politique industrielle, qui s’appuiera sur la régulation des échanges et la régulation monétaire aux niveaux européens et internationaux, sur la constitution d’un pôle public d’investissement et d’innovation décliné aux niveaux nationaux et régionaux, sur une régulation des relations entre sous-traitants et donneurs d’ordre ou la constitution d’entreprises de taille intermédiaire.
Par ces questions, nous tenons une des clés d’un nouvel interventionnisme et de la constitution d’une base sociale qui donnera une majorité politique, élément indispensable à la victoire en 2012.

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