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    Université d’été du PS et du MJS - La Rochelle 2010 - La vie qu'on veut

    Université d’été du PS et du MJS - La Rochelle 2010 - La vie qu'on veut

    Europe et international Vendredi 27 Août 2010 à 18:54

    La crise de la social-démocratie européenne aujourd'hui

    Benoit Lévesque constate que si la crise actuelle donne raison à la social-démocratie, les résultats électoraux ne suivent pas.

    Les années 80 ont entrainé un changement de paradigme et une ouverture des économies : le néo-libéralisme est devenu la matrice de pensée hégémonique. Les années 90 ont vu un retour au pouvoir de partis socialistes, mais souvent accusés de céder trop facilement au libéralisme.

    Il s’agit d’abord d’une crise de la base sociale, affectée par la baisse du syndicalisme et la fragmentation des classes sociales. Il s’agit également d’une crise des valeurs, ainsi que des outils traditionnels de la social-démocratie. La culture du compromis social est asphyxiée par le déséquilibre du rapport de force en faveur du patronat et par l’ouverture des économies.

    Les nouvelles questions politiques apparaissent à l’échelon mondial, pour lequel les solutions nationales traditionnelles ne sont pas transposables. Il y a donc une nécessité pour les partis socialistes de travailler à tous les échelons, du local au mondial.

     

    Pour Laurent Godmer, la crise est une triple crise. C’est une crise des partis socialistes en tant qu’acteurs : depuis 2000, le nombre de partis socialistes au pouvoir n’a cessé de décroitre. C’est aussi une crise de l’Etat providence, devenu aujourd’hui un « Etat faible ». Enfin, c’est une crise idéologique.

    On retrouve ces paramètres dans les 3 aires régionales de l’Union Européenne. Au Sud, un Etat déjà faible mais que les populations souhaitent préserver permet le maintien de partis socialistes au pouvoir. A l’Est, le rejet d’un Etat anciennement trop fort porte la droite au pouvoir. Enfin, au Nord et à l’Ouest, l’Etat reste solide mais tend à s'éroder.

    Les solutions sont de trois ordres. Il s’agit à la fois de penser un nouvel Etat social, d’intégrer l’échelon européen à notre doctrine politique, et de moderniser l’appareil militant.

      

    Enfin, Alain Richard a analysé la perte d’une part de notre base électorale, récupérée par la droite, perdue dans l’abstention, ou séduite par le populisme de droite.

    Notre « récit » de la société semble s'épuiser. L’ouverture du marché du travail mondial a bouleversé nos paradigmes, et notre exercice du pouvoir des années 90 à eu un coût politique lourd.

    Nous avons besoin de construire un nouveau compromis social et international, à travers la notion de « juste échange » et la consolidation de notre base industrielle. Nous avons également besoin de nouvelles utopies, telles que le développement durable solidaire ou la sécurisation des parcours professionnels.

    Enfin, il a rappelé que le PSE, dont il est l'un des Vice-Présidents, connait depuis deux ans déjà une période de remise en question et de travail idéologique sur ces sujets.

     

    Le débat qui a suivi a permis de prolonger les interventions, notamment sur la question de la répartition des richesses au sein des sociétés et des blocs régionaux, sur la question de la crise de sens de la démocratie institutionnelle, et enfin sur le transfert des compétences nationales aux échelons local et continental.