Vie du PS Vendredi 24 Août 2012 à 20:56
La gauche, la droite et l'histoire

Les intervenants de cet ateliers sont Alain BERGOUNIOUX historien et secrétaire national en charge de l'éducation, président de l'OURS et directeur de la revue socialiste; Karine GLOANEC-MAURIN, secrétaire nationale adjointe à la Culture; Gaëtan GORCE sénateur-maire de La Chérité sur Loire; Denis LEFEBVRE historien, rédacteur en chef des publications de l'OURS; Nicolas OFFENSTADT agrégé et docteur en histoire, maître de conférence en histoire du moyen âge à l'université de PARIS1.
Dès son introduction, Alain BERGOUNIOUX fait référence au titre du figaro-magazine du jour :"qui veut casser l'histoire de France".
La question de l'histoire est éminemment politique, souvent même polémique, car nous utilisons "l'histoire de mémoire", celle qui cherche à juger. Les partis politique ne font pas la même analyse de l'histoire en fonction de leur idéologie et de leur passé historique (le PS et l'UMP n'ont pas la même appréciation des événements de mai 1968). D'ailleurs l'histoire est au coeur de la politique. En France cela suscite toujours des débats.
Les usages faits de l'histoire par les partis au pouvoir sont très différents. Ainsi, la droite Sarkozienne a fait de l'histoire un instrument de lutte par ses positions prises ex : la "délocalisation" des commémorations du 11 novembre et du 18 juin, la visite à Domremy La Pucelle. Il y a toujours un débat en courts sur les différentes commémorations.
Au fil des interventions et des réactions, le débat d'approfondit, les attentes se précisent. L'histoire en politique est très importante et sert souvent de base, de référence, à nombre de décisions, mais les politiques doivent veiller à apporter leur soutien à l'Histoire avec un grand H, aux intellectuels dans leurs recherches. Ils ne peuvent et ne doivent pas décréter l'Histoire (les lois organiques). Dans cet état d'esprit la création de la maison France voulue par Nicolas SARKOZY , dans un contexte idéologique très particulier tendait à accroître la confusion sur le thème de l'dentité nationale.
Ce qui fonde la politique d'aujourdhui, c'est tout ce qui l'a précédé. Les citoyens attendent de la gauche que nous construisions l'histoire et que celle-ci s'inscrive dans un cadre politique. L'histoire doit être considérée comme une science humaine dont l'objet de recherche n'est jamais terminé. Au Parti-Socialiste, il faut faire de l'histoire et faire de la formation politique destinées à nos militants et il serait souhaitable de consacrer un temps plus important à celle-ci lors des prochaines universités d'été.
Le rôle d'un parti c'est de "faire l'histoire", de poser des cartes qui font et feront l'histoire. La droite a essayé de traiter l'histoire de manière exclusive et identitaire. Contrairement au PS elle ne peut prendre appui sur son histoire à cause hustement des faits tels que la révolution, les événements de 1940 (la trahison), la guerre d'Algérie (jamais de bilan). Le Parti socialiste se doit d'avoir une autre attitude.
Contrairement à ce que beaucoup tenderaient à penser L'HISTOIRE n'est pas une ringardise. Il ne faut pas chercher à faire une histoire identitaire qui soit de gauche ou de droite, mais ouvrir des débats, des possibilités d'analyses avec esprit critique.
Il pleut toujours mais l'histoire nous montre qu'après la pluie vient le beau temps.
