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Université d’été du PS et du MJS - La Rochelle 2010 - La vie qu'on veut

Université d’été du PS et du MJS - La Rochelle 2010 - La vie qu'on veut

Emploi et travail Vendredi 27 Août 2010 à 19:09

La « sécurisation des parcours professionnels » qu’est-ce que c’est ?

depuis 2002, le chômage de masse est de retour. Pourtant on assiste  à une casse en règle des services publics, et des mécanismes de protection sociale. Ainsi, « 70% des français redoutent une déclassement social pour leurs enfants ».

 

La sécurisation des parcours professionnels est fondée sur des éléments simples mais souvent remis en cause : un contrat de travail en CDI, un droit à la formation continue accru et garanti, un mécanisme d’atténuation des périodes entre emploi et chômage permettant à chacun de s’accomplir.

 

Il s’agit aussi d’assurer une garantie collective, à travers une activité utile socialement et économiquement. Seul un tel système permettra de lutter contre « l’insécurité sociale » pointée par Robert Castel, et qui touche aujourd’hui toutes les catégories de la population, des classes moyennes supérieures aux plus démunies, avec comme spectre le déclassement social.

 

C’est un nouveau pacte social que la gauche propose, « repenser la rupture entre le capital et le travail », qui passe par l’élaboration d’un dispositif global, décentralisé dans sa gestion et son pilotage, et par une nouvelle gouvernance Etat-Régions-Partenaires sociaux, dans un dialogue social national et territorial renouvelé.

 

Cette garantie collective, cette « sécurisation des parcours professionnels » doit être assurée à chacun par le contrat entre les partenaires sociaux et les pouvoirs publics, et par la solidarité nationale.


Concrètement, la gauche considère davantage « les travailleurs ou les salariés » d’une part et les « demandeurs d’emploi » d’autre part. L’idée de doter chacun d’un compte formation, dont le crédit initial sera d’autant plus élevé que la sortie du système de formation initiale aura été précoce et décisive. L’idée consiste aussi à rendre plus cher le recours aux contrats précaires.

 

Dans ce système, la formation professionnelle continue, au cœur de la réussite, doit renouer avec ses lettres de noblesse. Elle n’est pas seulement un moyen de « traiter socialement le chômage », mais aussi un levier puissant d’émancipation des personnes et d'investissement économique. C’est pourquoi il est urgent de réhabiliter le métier de formateur.

 

L’outil informatique, les TIC, jouent un rôle primordial. Souvent synonyme d’insécurité, outil contraignant, il oblige le salarié à interpréter, documenter, rendre compte,  faire valider, transmettre, mettre en place. Alors que dans le même temps, il libère et est le « gardien de la proximité ».

 

La sécurisation des parcours professionnels n'est pas seulement un mécanisme d’amortisseur face à la crise pour tous. Il  est un enjeu économique et social fondamental.