Connectez-vous

Identifiez-vous :

Avec votre compte
Parti-socialiste.fr

Saisissez votre adresse de courriel
Saisissez votre mot de passe

Avec votre compte
Facebook ou Coopol

Coopol connect
Parti socialiste

Adhérez au PS Débattre, agir
et préparer l'avenir

Soutenez le PS De l'énergie pour
le changement

Contactez le PS Entrez en contact avec
le PS près de chez vous

Web TV du parti socialiste

Le changement

Le changement

Europe et international Mercredi 19 Septembre 2012 à 11:10

Laurent Fabius: «il faut refuser les amalgames»

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, était l'invité mercredi 19 septembre de France Info. L'occasion pour le ministre de revenir sur le vote du traité européen et de réagir à la couverture de Charlie Hebdo et sur les manifestations liées à la diffusion du film Innocence of muslims.

 

Traité européen: sérieux budgétaire et relance

Le ministre a évoqué, en premier lieu, les conséquences d'un refus du traité européen: au-delà du fait de ne pas soutenir l'engagement du président, le traité existera de fait puisqu’un certain nombre d’États s'apprêtent à le voter. De plus, s'il ne s’appliquait pas à la France, "cela déclencherait une spéculation contre la France". Enfin, cela signifierait également que nous ne pourrions pas bénéficier des mécanismes de solidarité.

Par ailleurs, le ministre rappelle l'existence de marges de manœuvres au sein du texte:

Il y a la notion de circonstance exceptionnelle qui permet de prendre quelques distances avec les impératifs du texte. [...] Sérieux budgétaire, oui, mais en même temps politique de relance.

Liberté d'expression et Justice

Le ministre a également réagit aux caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo:

En France, vous le savez, le principe c'est la liberté d’expression. Très bien, et il ne faut pas porter atteinte à ce principe. S’il y a une atteinte qui est portée à ce principe, il est possible pour une association, pour une personne, de porter plainte devant les tribunaux et c'est aux tribunaux de juger.

S'agissant de l'interdiction de la manifestion contre le film anti-Islam, Laurent Fabius a appuyé les propos de Jean-Marc Ayrault:

Est-ce que c'est pertinent et intelligent dans ce cadre-là [...] de mettre un peu d’huile sur le feu ? La réponse est non. Mais nous ne voulons pas non plus dire à ces gens : « Nous portons atteinte à la liberté d’expression. » [...] Il y a un équilibre à trouver.

Refuser les amalgames

Interrogé sur une montée en puissance d'un Islam radical dans les pays arabes, le ministre dépeint une "alliance objective" entre des gens d'extrême droite "qui considèrent que tous les musulmans sont des islamistes, des terroristes" et des extrémistes salafistes "qui veulent faire croire que dans les pays occidentaux tout le monde est contre l’islam, ce qui est également absurde". Et le ministre de s'inscrire en faux:

Ce qu’il faut, c'est que les gens raisonnables partout, et c'est l’immense majorité, disent: « Ce n'est pas ça. L’islam ce n’est pas du tout ça. L’islam, c'est une religion qui est paisible, pacifique, et dans les pays occidentaux l’immense majorité ne représente pas du tout la caricature qui se trouve dans cette vidéo. » Et donc, il faut refuser l’amalgame.

La France aux avant-postes de la diplomatie

Laurent Fabius est également revenu sur l'action diplomatique de la France en Syrie et a tenu à expliquer que dans un contexte de multipolarisation des puissances, il n'y avait plus de système de régulation des crises. Si la France est aux avant-postes humanitaires comme en terme de diplomatie, il est aujourd'hui nécessaire de retrouver cette régulation:

Nous essayons de recréer avec évidemment les Américains, avec les Turcs, avec les Égyptiens, avec d’autres et y compris d’ailleurs en conversant avec les Russes, une solution pour que Bachar el-Assad cède.

S'agissant du Mali, le ministre a expliqué la délicatesse de la situation: face aux trafiquants d'armes et de drogue du Nord-Mali et considérant les otages français, la France doit prendre des précautions.

>> Voir l'interview de Jean-Marc Ayrault sur RTL

>> En savoir plus sur l'action du gouvernement