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Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Réforme de l’Etat et décentralisation Jeudi 1 Décembre 2011 à 12:45

Les socialistes sont contre l'utilisation des moyens de l'Etat à des fins électorales

 
 
 
Le gouvernement projette de réduire le remboursement des dépenses de campagne. Le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, a proposé un projet de loi en conseil des ministres le 30 novembre. Un projet qui réduirait de 5% le plafond du remboursement public des dépenses des candidats à l'élection présidentielle de 2012.
 

Les socialistes vont poser la question du coût des déplacements de Nicolas Sarkozy

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a prévenu lundi 28 novembre en point presse que les socialistes allaient «maintenant poser la question du coût des déplacements du Président de la République».
 
«Il n'est plus acceptable aujourd'hui que le Président de la République confonde son rôle de Président de la République, dépositaire de l'intérêt général, de l'intérêt de tous les Français, et son rôle de candidat à l'élection présidentielle» a-t-il pointé. «Aujourd'hui il y a une utilisation des moyens de l'Etat à des fins de campagne électorale et nous n'accepterons pas cela», a-t-il prévenu.
 
Ce jeudi 1er décembre, Benoît Hamon et Delphine Batho ont évoqué à nouveau le problème sur le statut des déplacements du chef de l'Etat.

 

Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques

Ce mercredi, Pascal Terrasse, député de l'Ardèche et président de la commission de contrôle financier du parti, et Daniel Vaillant, ancien ministre de l'intérieur et député-maire du dix-huitième arrondissement de Paris ont écrit à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), ayant pour mission de contrôler les comptes de campagne des candidats aux élections au suffrage universel direct.
 
«Depuis plusieurs semaines, le président de la République multiplie les déplacements en province, dont le choix des thèmes et l'organisation indiquent qu'il est d'ores et déjà candidat à sa propre succession, et que ces déplacements réguliers relèvent d'actes de propagande», ont-ils indiqué. Les deux élus socialistes ont également demandé à la commission de déterminer s'il était «légitime que les frais engagés par le président de la République lors de déplacements qui relèvent d'actes de propagande soient assumés par le contribuable, et s'ils doivent ou non entrer dans le cadre des comptes de campagne».
 
René Dosière, député de l'Aisne et membre du comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques, a relevé «les pépites du rapport de la cour des comptes sur le budget de la présidence de la République». Il a ainsi observé que le coût total des déplacements présidentiels s'élevait à «20 millions d’euros, soit par jour, une dépense de 55 000 euros». «Quant aux déplacements métropolitains (deux par semaine), ils sont toujours aussi dispendieux, de l’ordre de 100 000 euros par déplacement. Il est donc parfaitement légitime de s’interroger sur l’ampleur des moyens utilisés pour les déplacements du Président», a-t-il écrit sur son blog.
 
Par ailleurs, Jérôme Cahuzac, député et président socialiste de la Commission des finances de l'Assemblée nationale, s'est interrogé sur Europe 1 sur «les déplacements du président de la République, les montants d'argent public engagés pour des visites présidentielles qui ne sont en réalité que des visites de candidat».
 
Sur France-Info, Bernard Cazeneuve, porte-parole de François Hollande, a déclaré qu'il n'était «pas acceptable ni déontologique qu'un président de la République use des moyens de l'Etat pour porter le fer contre ses adversaires en sortant totalement de son rôle».