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Education, recherche, culture Mardi 12 Janvier 2010 à 0:00

Les voeux de Nicolas Sarkozy au monde la culture: encore un exercice d’autosatisfaction présidentielle

À en croire Nicolas Sarkozy lors de la présentation de ses vœux au monde de la culture, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes de la Culture.
Mais rien ne justifie les satisfecits du président de la République.

L’éducation artistique ? Elle est de fait à l’abandon, faute de moyens et de volonté au ministère  de l’Education.

L’action culturelle extérieure de la France ? Elle est en berne, les crédits connaissent des baisses astronomiques, la réforme en cours est critiquée de toutes parts.

Le Grand Paris ? Les élus locaux et les architectes ont été mis à l’écart au profit d’une démarche technocratique et recentralisatrice.

La politique du spectacle vivant ? On attend toujours, après les entretiens de Valois, l’annonce d’axes clairs pour une action de l’État qui ne soit pas seulement celle d’un retrait caché ou d’une réduction de son périmètre d’intervention.

Le budget du ministère ? Nicolas Sarkozy annonce comme un grand bon en avant le dégel des crédits -c’est la moindre des choses-, mais passe sous silence la stagnation ou la baisse des moyens pour la création ou  pour la démocratisation de la Culture, mis à part le patrimoine monumental.

Le Conseil de la Création artistique ?
Son existence est injustifiée aux yeux de la majorité des institutions culturelles et des créateurs et ce n’est pas « la fête des créateurs » que l’on nous annonce qui va changer les choses.

Sur la « nouvelle frontière » que constitue la révolution numérique et ses conséquences sur la vie culturelle, le Parti socialiste prend acte de l’intérêt du président pour le rapport « création et internet » dont les propositions viennent d’être publiées.  Mais il se prononcera non pas sur les effets d’annonce dont Nicolas Sarkozy est coutumier, mais sur pièces, donc sur la base des décisions concrètes qui seront effectivement prises pour soutenir le développement de l’offre légale et renforcer les moyens des créateurs.

Le Parti socialiste se félicite que, sous la pression des professionnels et des élus locaux de tous bords, le pouvoir ait renoncé, dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales en préparation, à son projet funeste de remettre en cause les compétences culturelles de celles-ci, ce qui aurait gravement déséquilibré le financement de la vie culturelle dans notre pays.

par Sylvie Robert, Secrétaire nationale à la culture