Emploi et travail Lundi 21 Novembre 2011 à 15:37
Licenciements chez PSA : Sarkozy triche une nouvelle fois avec les Français

Benoît Hamon, porte-parole, a estimé en point presse ce lundi, que l'affaire PSA était «l'exemple type de la manière dont le gouvernement et Nicolas Sarkozy triche avec la réalité». «On nous dit qu'il n y aura pas de plan social chez PSA, j'observe que ce sont les secteurs qui ont été les plus aidé par la collectivité publique, la banque et l'automobile qui aujourd'hui licencient ou suppriment des postes» a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy triche avec la réalité
Benoît Hamon a rappellé que si il n'y aura pas de plan social à PSA, et que Nicolas Sarkozy «se permet une nouvelle fois de tricher avec les Français», c'est parce que la réalité de l'emploi notamment dans l'automobile «c'est que dans les années 80, 9 emplois sur 10 qui étaient créés, étaient des CDI là ou aujourd'hui 2 emplois sur 3 sont des intérimaires». Or «il n y a pas de plan social pour ce qui concerne l'interim» a-t-il expliqué. «A partir du moment où PSA jette ses intérimaires, non il n y aura donc pas de plan social, ça n'empeche qu'il y aura des suppressions de postes» a-t-il insisté. «Et pourtant PSA comme Renault continue de délocaliser une partie de l'outil de production, continue à aller fabriquer ailleurs des voitures qu'ils vendent ici. Et c'est ça qui est intolérable» a-t-il poursuivi. «Que des secteurs aidés par l'Etat, continue à mettre en place des stratégies qui cassent l'outil de production qui désindustrialise la France».
Il continue d'accompagner la désindustrialisation de la France
Nicolas Sarkozy «triche avec la réalité» et «continue d'accompagner, sans agir, la désindustrialisation de la France», «tous ces emplois détruits le sont en raison de la résignation et de la soumission, de la démission de Nicolas Sarkozy».« Il est aujourd'hui le président de la République qui casse l'outil de production». «Il est celui dont on peut dire, que par sa résignation, il a contribué à augmenter le chômage, et à détruire des emplois qui étaient pourtant des emplois légitimes à rester en France» a-t-il conclu.
Image: capture d'écran BFM TV
