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Université d’été du PS et du MJS - La Rochelle 2010 - La vie qu'on veut

Université d’été du PS et du MJS - La Rochelle 2010 - La vie qu'on veut

Ville et logement Samedi 28 Août 2010 à 21:31

Logement : Gagner la bataille de l’offre

« Le logement est avant tout une question politique ! » a rappelé Nathalie Perrin-Gilbert en guise d’introduction dans une salle pleine à craquer. Gagner la bataille de l’offre signifie « proposer des outils pour produire des logements accessibles ». « Construire, oui ! Mais pas des logements vides » a t’elle affirmé avec force.

 

Et pour cause, de plus en plus de Français sont confrontés à des problèmes de mal-logement, ont des difficultés à accéder à un logement décent. Le diagnostic ? Tout le monde le partage. L’augmentation de la précarité et des inégalités est particulièrement liée au coût des loyers et des charges. C’est le constat fait annuellement par Christophe Robert dans le rapport de la Fondation Abbé Pierre qui a aussi rappelé l’objectif de « construire 150 000 logements par an, ce qui doit être garantit dans une loi de cohésion sociale ».

 

Gagner la bataille de l’offre, c’est évidemment produire plus, mais c’est aussi améliorer le parc existant. Emmanuelle Cosse, a par exemple souligné que l’une des priorités de son action au Conseil régional d’Ile-de-France était de « lutter massivement contre les copropriétés dégradées ». Alors que pour ce faire, le logement a besoin de moyens supplémentaires, elle a dénoncé « la faiblesse de l’action de l’Etat ». En effet, « celui-ci ne cesse de se désengager ».

 

Yvon Deschamp et Jean-Jacques Bridey, élus socialistes et responsables d’organismes HLM ont montré que malgré la quasi disparition des aides à la pierre, « les collectivités de gauche investissent massivement dans le logement social ». Ils ont dénoncé avec force les maires qui refusent d’appliquer la loi SRU. Pour répondre à la demande, « les outils existent, qu’on les applique ! ».

 

« Gagner la bataille de l’offre et de la répartition » a ajouté Michel Destot qui a appelé « à une politique de la ville ambitieuse », une des conditions majeures « pour éviter le délitement du lien social », et « produire de la réussite économique ». Il a appelé pour cela à poursuivre les « politiques de solidarité, du beau et de l’habitat durable » dans les villes tout en demandant « la mise en place d’une "gouvernance partagée" en 2012 associant l’Etat et les collectivités territoriales.

 

Les témoignages d’élus, de responsables syndicaux, d’habitants ont été nombreux. Daniel Goldberg, député de la Seine-Saint-Denis a, par exemple, dénoncé « la décision de Benoist Apparu de ponctionner 340 millions d’euros dans les organismes HLM », « c’est à un véritable vol de l’Etat dans le portefeuille des locataires auquel on assiste ». Annie Guillemot, maire de Bron a demandé au PS « d’être très attentif et de porter les propositions établies lors des états généraux du logement ».

 

Jean-Yves Le Bouillonnec, député-maire de Cachan a conclu les débats et répondu aux différentes questions. Le PS doit affirmer avec fermeté « qu’il est inacceptable qu’une famille n’ait pas de toit aujourd’hui ». « Le logement est un problème politique et devra être au cœur notre projet de société en 2012. ». Son mot de conclusion était particulièrement clair : « Nous ne lâcherons rien ! ».