Martine Aubry: « François Hollande a montré que le chemin existait et qu’on allait l’emprunter avec lui »
Invitée du Grand Journal de Canal+ Martine Aubry est revenue sur la réussite du rassemblement au Bourget autour de François Hollande, évoquant «un moment très émouvant» : «Ca l’est toujours, quand un homme candidat à la plus haute fonction de la République rencontre un peuple» a-t-elle expliqué. « il a tout simplement dit l’essentiel, c'est-à-dire ce qu’attendaient les Français. «Je redresserai la France dans la justice, voilà comment je vais le faire». «Donc il y a eu je crois une alchimie qui a fonctionné» a-t-elle ajouté.
Remettre la finance au service de l’économie
« Depuis 2008 nous passons notre temps à expliquer que ce sont les banques, les spéculateurs qui ont mis ce monde par terre» a rappelé la Première secrétaire avant de rappeller les engagements du candidat à la Présidence de la République pour r«emettre la finance au service de l’économie» : «séparer les banques de dépôts et les banques de spéculation»,«interdir les stock-options», «mettre en place cette taxe de transaction financière», créer «une seule agence de notation européenne d’ordre public». «Tout cela n’a pas été fait. » par le président sortant a-t-elle pointé. Et d'ajouter la réforme fiscale « ou les revenus du capital sont taxés comme les revenus du travail». «Voilà comment on met la finance au service de l’économie, au service des Français» a-t-elle conclu.
Avoir le courage de se retirer d'Afghanistan
« Je crois qu’en 2001 ça avait un sens d’aller en Afghanistan. En 2012 ça n’a plus de sens, militairement, s’y rester. La France doit y être politiquement, diplomatiquement, civilement. On a bien vu que c’est par le renseignement qu’on avait pris Ben LADEN, et non pas par les actions militaires. Donc il aurait fallu avoir le courage depuis plusieurs mois de retirer nos troupes. Je le demande personnellement, depuis plusieurs mois. François HOLLANDE l’a dit ; il faut qu’avant fin 2012 nos troupes reviennent. Nous avons d’ailleurs préparé déjà, la façon de sortir de manière concertée, sans que cela mette en péril bien sûr, nous troupes et sans que cela, évidemment ne gêne les actions en Afghanistan. »
Remettre l'hôpital public au coeur de notre système de santé
« S’’il y a bien un secteur dans lequel il fallait réduire la durée du travail, peut-être ça a été fait avec des difficultés, c’est bien l’hôpital » a expliqué la Première secrétaire avant de dénoncer des réformes qui font que « l’hôpital fonctionne comme l’entreprise ». « La tarification de l’hôpital public aujourd’hui sert les cliniques privées qui, elles, choisissent leurs clients, si je puis dire, les malades alors que l’hôpital public reçoit tout le monde, il y a un malaise dans l’hôpital – je peux vous le dire, moi qui préside le CHRY de Lille – qui est considérable. Et si aujourd’hui il faut s’occuper pour que l’accès aux soins continue à être bon en France, d’un établissement en particulier, c’est bien l’hôpital public qui doit revenir au cœur de notre système de santé. Tout monde vous dira : c’est le pôle d’excellence. Aujourd’hui ils souffrent, les médecins hospitaliers. Les infirmières, les agents hospitaliers, c’est vraiment une désorganisation…»
Pour conclure, la Première secrétaire a rappelé sa « confiance absolue dans le fait que François Hollande va redonner à la France ce qu’elle n’aurait jamais dû perdre. C'est-à-dire les valeurs qui l’ont faite, celles de la République ; l’égalité bien sûr mais redresser notre appareil productif, remettre la finance au service de l’économie et des Français ». « Redonner la parole de la France, importante, dans le monde alors qu’aujourd’hui on est montré du doigt. Et ça, beaucoup de Français en souffrent aussi. L’idée que notre pays se rétrécit, qu’il n’a plus sa place. Eh bien sur tout cela je crois que François Hollande a montré hier que le chemin existait et qu’on allait l’emprunter avec lui. »
>> revoir le discours de François Hollande au Bourget
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