Vie du PS Mardi 24 Avril 2012 à 13:08
Martine Aubry: « Nicolas Sarkozy va à l'envers de ce qu'attendent les Français »
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Martine Aubry s'est rendue mardi matin au marché de Daumesnil où elle a rencontré les habitants du douzième arrondissement, en présence de Sandrine Mazetier, député de Paris, et de Michelle Blumenthal, maire du douzième arrondisement de Paris. A cette occasion, Martine Aubry est revenue sur trois sujets: le discours la veille de Nicolas Sarkozy, son intention d'organiser un rassemblement place de la Concorde le 1er mai et enfin la montée du Front National.
Nicolas Sarkozy va à l'envers de ce qu'attendent les Français
S'agissant de l'intervention du président sortant, la Première secrétaire a déclaré : "Nicolas Sarkozy préfère les invectives, les valeurs qui ne sont pas celles de la République plutôt que de répondre aux vraies aspirations des français". Elle a de plus estimé qu'en s'obstinant à contourner les messages des Français exprimés à travers le premier scrutin, il continue "d'aller à l'envers de ce qu'attendent les Français, à l'envers de la République". Puis de rappeler les engagements de François Hollande: "l'emploi, le pouvoir d'achat et la jeunesse sont au coeur de [son] projet, redresser l'image de la France, redonner une France qui sera capable de donner une autre direction à l'Europe, de nous protéger, de protéger nos emplois, de faire redémarrer la croissance" en soulignant que lui "n'a pas besoin de changer de discours" car il "présente des propositions sérieuses, ce qui est loin d'être le cas de Nicolas Sarkozy".
La première valorisation du travail, c'est de donner un travail à chacun
S'agissant du 1er mai, Martine Aubry réagit: "Je serais le président de la République qui a accru le chômage de 1 million, je ferais profil bas le 1er mai". Puis d'expliquer que Nicolas Sarkozy a opposé pendant 5 ans les français, et notamment ceux qui travaillent à ceux qui ne travaillent pas. Et de justifier: "le 1er mai c'est la fête des travailleurs partout dans le monde, c'est aux syndicats qu'il a vilipendés d'être en tête parce qu'ils défendent des valeurs collectives que partagent les Français". Pour François Hollande "c'est l'occasion à nouveau de réunir et de rassembler les Français et de rappeler que la première valorisation du travail, c'est de donner un travail à chacun". La Première secrétaire détaille: "c'est de payer les salariés comme ils devraient l'être et non pas avec les écarts de salaires que NS a tolérés, c'est que les revenus du travail et du capital paient les mêmes impôts, ce qu'il ne veut pas, c'est lutter contre le stress et les conditions de travail mauvaises, ce qui n'a pas été fait, c'est donner parce que c'est la justice, la retraite à 60 ans à ceux qui ont commencé à travailler tôt ".
Un vote de colère, un vote d'exaspération
Enfin Martine Aubry est revenue sur le score du Front National: "à plusieurs reprises le FN monte depuis des années dans notre pays et c'est d'une tristesse absolue". Selon elle, ce score s'explique par la crise politique de Nicolas Sarkozy, "qui a à la fois porté des thèses du FN mais qui a surtout humilié beaucoup d'hommes et de femmes qui souffrent aujourd'hui". Mais au-delà des thèses racistes et xénophobes du Front National, Martine Aubry voit dans le vote FN "un vote de colère, un vote d'exaspération, l'idée que décidément on ne pense pas à nous". Et de conclure en s'adressant aux électeurs: "mettez le bulletin dans l'urne qui permettra à vos enfants de mieux vivre, à vos emplois d'être gardés parce que l'on construira une autre Europe et qu'on relancera la politique industrielle en France. A votre avenir et votre avenir n'est pas dans les mains du FN, il est dans les mains de François Hollande qui propose ce chemin".
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