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Le changement

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Société Jeudi 7 Juin 2012 à 12:19

Najat Vallaud-Belkacem : «aucun cas de harcèlement sexuel ne restera impuni»

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, était l'invitée d'Yves Calvi jeudi 7 juin pour expliquer la nouvelle loi sur le harcèlement sexuel.

La ministre a commencé par expliquer le travail sur la nouvelle loi: "Avec ma collègue, Garde des Sceaux, Christiane Taubira, nous y travaillons activement, d’abord en ayant pris le temps de rencontrer les associations qui ont été très mobilisées sur ce sujet, des acteurs phares, ensuite en travaillant à un texte, qui s’entoure du maximum de sécurité juridique possible". Puis de revenir sur le problème que posait la précédente loi, "trop floue": ça fait 10 ans qu’existait une directive européenne, la directive de 2002, définissant de façon parfaitement précise le harcèlement sexuel, qui méritait d’être transposé dans le droit français et qui ne l’a pas été".

Les procédures en cours continuent

Najat Vallaud-Belkacem revient en outre sur les procédures en cours: "en attendant, une instruction a d’ores et déjà été adressée au Parquet, pour qu’aucun cas de harcèlement sexuel ne reste impuni. Donc il sera qualifié autrement par les juges qui auront à en traiter, mais il sera traité". Et d'annoncer l'adoption de la nouvelle loi "courant de l’été, soit au plus tard, à la rentrée" et de confirmer que "le projet de loi que nous avons préparé, a d’ores et déjà été adressé au Conseil d’Etat".

Un phénomène qui touche tout le monde

Interrogée sur son sentiment à l'égard du harcèlement sexuel, la ministre corrige: le harcèlement sexuel n'a pas lieu uniquement dans "le monde du travail", mais aussi à l'université "où les relations entre, par exemple, les maîtres de thèses et puis les étudiantes ne sont pas forcément très codifiées et donc laissent place à un flou qui parfois, entraînent ce type de comportement de harcèlement, et des étudiantes extrêmement désarmées face à cela. [...] Dans la vie de tous les jours, lorsque vous allez cherchez un logement, par exemple, et que vous vous retrouvez confronté à un propriétaire qui vous fait des avances plus que lourdes ... " D'où la nécessité que "chaque mot doit être pesé, pour pouvoir y répondre".

Criminaliser le harcèlement sexuel

Lorsque l'interview se déplace sur le décalage entre le nombre de femmes violées chaque année (près de 75 000) et le nombre de plaintes déposées (seulement 5 000), la ministre s'indigne: "On n’imagine pas à quel point ça concerne ses proches, son entourage, son voisinage immédiat" et d'affirmer sa volonté de faire prendre conscience à la société "du côté massif de ces viols". Techniquement, ce la signifie "faire en sorte que les viols en justice, ne soient pas considéré comme des délits, mais comme des crimes qu’ils sont".

Un combat pionnier de l'égalité

Enfin la ministre conclut: "le droit des femmes c’est aussi, les droits des hommes". Et d'expliquer: "le féminisme n’est pas une affaire de femme, qu’au fond, se battre pour atteindre l’égalité réelle, entre les femmes et les hommes, c’est se battre pour l’égalité tout court. Le combat homme/femme est un combat pionnier de l’égalité".

>> Voir le communiqué François Hollande s’engage contre le harcèlement sexuel

>> Voir les Engagements tenus par le gouvernement

>> Voir le dossier Le Changement