Europe et international Mercredi 1 Février 2012 à 10:57
Pacte de discipline budgétaire européen : «Ce traité n’apporte pas de réponse à la crise»

Les responsables socialistes ont réagi hier après l'adoption du pacte de discipline budgétaire européen.
«François Hollande demandera la renégociation de ce traité pour le compléter et pour le rééquilibrer»
Pierre Moscovici a estimé que ce pacte «n’apporte pas de réponse à la crise». «Il reste marqué par une obsession de la discipline budgétaire qui aggravera l’austérité et la récession. Il fait l’impasse sur les impératifs de la croissance, de la solidarité, de la lutte contre les risques financiers, mais aussi du contrôle démocratique des décisions européennes» a-t-il ajouté. «Comme François Hollande l'a déjà dit, s'il est élu président de la République, il demandera la renégociation de ce traité pour le compléter et pour le rééquilibrer» a indiqué le directeur de campagne.
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«Ce pacte ne règle rien, c'est un pacte de rigueur, d'austérité voire de récession»
«Toutes les demandes de la droite allemande et de madame Merkel ont été satisfaites» «ce pacte ne règle rien, c'est un pacte de rigueur, d'austérité voire de récession» a estimé Jean-Christophe Cambadélis. «Si on veut que l'Europe sorte de la crise il faut qu'elle ait un chemin de croissance» a indiqué Harlem Désir.
«Redonner de l'activité et de l'emploi, une perspective de sortie de crise en Europe»
Harlem Désir a rappellé les mesures proposées pas les socialistes pour redonner de l'activité et de l'emploi, une persective de sortie de crise en Europe :
«Nous avions demandé qu'il y est des euro-obligations, d'abord pour casser la spéculation par une mutualisation des emprunts d'Etats sur les marchés», «qu'il y est une intervention de la banque centrale européenne qui doit pouvoir faire comme la banque centrale aux Etats-Unis ou en Angleterre, c'est à dire racheter des emprunts d'Etats quand il y a des difficultés et de la spéculation vis-à-vis d'Etats en difficultés».
«Et puis qu'il y est une taxe sur les transactions financières qui est à la fois un instrument de régulation de ces marchés spéculatifs mais aussi un moyen de lever des fonds». «C'est cela qui donnera une persective de sortie de crise à l'Europe» a-t-il conclu.