Jeudi 9 Février 2012 à 14:46
Pierre Moscovici : «Quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, Nicolas Sarkozy n’échappera pas à son bilan.»

Pierre Moscovici était sur Radio Classique jeudi 9 février dans l'émission "En route vers la présidentielle".
«On a un président-candidat qui fait campagne, aux frais du contribuable, protégé derrière sa fonction, ne se retenant jamais d’attaquer François Hollande et les socialistes.»
«Ce président depuis cinq ans a échoué en presque tout. Et, je vais le résumer d’une formule : quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, Nicolas Sarkozy n’échappera pas à son bilan.»
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Face aux propos de Claude Guéant, Pierre Moscovici est clair : « je pense que c’est totalement prémédité» «et que derrière tout ça, il y a une conception fausse. Cette conception fausse, c’est celle de l’inégalité entre les civilisations.» «Moi je préfère la liberté à la servitude, je préfère l’égalité à l’injustice, je préfère la fraternité à l’égoïsme, je préfère la laïcité à la théocratie. Ça ne veut pas dire pour autant qu’une civilisation par essence est supérieure à une autre.»
Pour Pierre Moscovici, la polémique «ne doit pas nous détourner de ce qui est l’enjeu essentiel de cette élection présidentielle : c’est le redressement du pays, ce sont les inégalités qui frappent en France, c’est l’échec sur le front du chômage, c’est le redressement des finances publiques.»
«Merkel-Sarkozy, c'est l’Europe de l’austérité»
Le directeur de la campagne de François Hollande a conclu sur la question de la renégociation des traités : «l’Europe des conservateurs Merkel-Sarkozy, c'est l’Europe de l’austérité, c'est l’Europe qui se précipite dans les plans de rigueur puis ensuite davantage de dettes, puis la récession, cette Europe-là elle échoue et ce n’est pas l’Europe que veulent les Français.»
