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Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Lundi 20 Février 2012 à 12:14

Pierre Moscovici : «une campagne électorale ne consiste pas à démolir son adversaire»

>> Voir le site de François Hollande

Pierre Moscovici, directeur de la campagne de François Hollande, est revenu ce lundi sur Canal Plus sur les propos de Nicolas Sarkozy lors de son meeting à Marseille.

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Le député du Doubs a en particulier souligné la brutalité du président sortant à l'égard de François Hollande, destinée à masquer son bilan des cinq dernières années. Interrogé sur le fait de savoir si une campagne électorale n'était pas violente par essence, il explique: "une campagne électorale ne consiste pas à dénigrer, à démolir son adversaire, une campagne électorale ne consiste pas à ignorer les corps intermédiaires". Puis de reprendre: "ce qu’attendent les Français, c’est qu’on réponde à leurs angoisses, à leurs attentes, qu’on fasse des propositions pour l’avenir".

Des discours vides de propositions

Pierre Moscovici a également dénoncé la vacuité des discours de Nicolas Sarkozy en termes de propositions : "on attend encore la première proposition de Nicolas Sarkozy".

Le véritable candidat du système

Face à l'accusation de François Hollande d'être "un candidat du système", Pierre Moscovici rétorque en rappelant les faits qui ont émaillé le mandat de Nicolas Sarkozy: "il a commencé son quinquennat, par une petite fête avec les plus fortunés de ce pays au Fouquet’s, [...] il l’a poursuivi par un week-end sur un yacht d’un milliardaire en Méditerranée, faut-il rappeler le bouclier fiscal, faut-il rappeler les liens qu’il a entretenus avec toutes les forces d’argent, faut-il rappeler les liens qu’il a entretenus aussi avec certaines forces médiatiques ? " et de conclure : "s’il en est un dans la 5ème République qui est le candidat du système et des élites, c’est Nicolas Sarkozy".

Pierre Moscovici est également revenu sur la possible installation de Jean-Louis Borloo à la direction de Veolia : "on a l’impression – mais je ne sais pas – que derrière tout ça, il pourrait y avoir un jeu de chaises musicales confortable pour évincer un homme dans la vie politique [...] et peut-être pour l’empêcher de certaines tentations centristes, et ça, ça rejoint aussi le système, le système Sarkozy".

Pour le MES, contre le traité d'austérité

Enfin, interrogé sur le mécanisme européen de stabilité qui sera débattu mardi à l'Assemblée Nationale, le directeur de la campagne s'y est montré favorable, à condition qu'il ne soit pas lié au Traité d'Austérité préparé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.

>> Voir le bilan de Nicolas Sarkozy en infographie
>> Voir la position de Martine Aubry sur le mécanisme de européen de stabilité (MES)

>> Voir les 60 engagements pour la France de François Hollande