Europe et international Vendredi 22 Juillet 2011 à 11:38
Plan de sauvetage de la Grèce: «L’austérité va se renforcer en Europe»

Harlem Désir, premier secrétaire par intérim
Harlem Désir, Premier secrétaire par intérim a souligné sur Europe 1 que s’il était absolument «nécessaire de trouver un accord à Bruxelles pour un deuxième plan d’aide à la Grèce», celui-ci «ne sera pas suffisant pour sortir la zone euro de sa crise». Et ce parce qu’«il comporte des zones d’ombres» et «un vice caché, qui est qu’en réalité l’austérité va continuer de se renforcer en Europe» a-t-il expliqué. «Des zones d’ombre parce que, qui va payer?» a-t-il pointé. «Pas les spéculateurs, il n y a pas eu de décision pour une taxe sur les transactions financières», a-t-il poursuivi. Zone d’ombre encore quand «aux effets qu’aura sur le système financier européen, la reconnaissance pour la première fois qu’un état européen de la zone euro est en défaut de paiement» a-t-il analysé. Et d’estimer «qu’il faut rester extrêmement vigilant car il y a le risque que la spéculation s‘en prenne à d’autres états», rappelant les difficultés connues par l’Espagne ou encore le Portugal. Si il est très important que le fond monétaire européen ait été renforcé «depuis le début de la crise, les leaders européens de la zone euro ont en permanence un temps de retard sur la spéculation, ils agissent trop tard et trop peu» a-t-il jugé. «Or aujourd’hui si on veut faire à cette pression des marchés, il faut décider d’euros obligations (...), et il faut une taxe sur les transactions financières qui frêne la spéculation et qui génèrent des fonds qui permettent de financer la relance économique dans les pays en difficulté» a-t-il développé. Parce qu’«il n’y aura pas de désendettement durable dans la zone euro s’il n y a pas un soutien massif à la croissance».
Benoît Hamon, porte-parole
Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste est revenu ce matin sur l’antenne de France Inter sur le plan de sauvetage de la Grèce. Il a rappelé que le secteur bancaire n'est pas suffisamment mis a contribution et a pointé l'absence de solution à long terme pour la zone euro.
« Il y a eu un intense lobbying du secteur bancaire européen, pour éviter que soit mis en place un taxe sur les banques. Le secteur bancaire a obtenu gain de cause. Ce qui explique les réjouissances que l'on constate sur les marchés financiers.
Comme on le sait, hélas, le bonheur des européens est rarement indexé sur le bonheur des bourses, on peut voir dans ce nouveau plan de solidarité à l'égard de la Grèce, si les pays européens et le contribuable européen prennent leurs responsabilités, le secteur bancaire n'est que très peu mis a contribution dans la résolution de cette crise dans laquelle il a une responsabilité considérable pourtant. »
Jean Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l'Europe et aux relations internationales
Jean Christophe Cambadélis a rappellé dans un communiqué que cet accord est:
«Un accord en demi-teinte avec des demi-mesures : le secteur privé est mis à contribution mais de façon coûteuse pour l'Union européenne et le peuple grec. Rappellant, «les vraies solutions que le PS et le PSE réclament:
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