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Université d’été du PS et du MJS - La Rochelle 2010 - La vie qu'on veut

Université d’été du PS et du MJS - La Rochelle 2010 - La vie qu'on veut

Economie, entreprise, industrie Vendredi 27 Août 2010 à 19:33

Plénière : « La crise, la Grèce, l’Europe et nous »

 

 

 

Jean-Christophe Cambadélis a ouvert les débats en considérant que les mesures arrêtées au sommet du G20 de Londres permettaient un début de réponse à la crise. C’est le laxisme et l’utralibéralisme du gouvernement conservateur de Karamanlis qui furent à l’origine du déclenchement de la crise. Le plan de sauvetage fut tardif. Aujourd’hui, le rôle de la gauche est de montrer la sortie de crise. Sans s’échapper des contraintes mais en déployant une autre politique.

 

Catherine Trautmann a estimé et démontré que les institutions européennes avaient trouvé plus facile de laisser un pays être attaqué que de forger des solutions. Ce qui a conduit à la contagion qui a touché les autres pays de la région.
On ne peut pas faire de réformes exigeantes contre les peuples et ignorer la solidarité et la justice.

 

Pour Stephan Collignon, les marchés ont attaqué les pays faibles et on a découvert une faille dans la construction européenne. La crise grecque a montré l’incapacité de l’Europe à protéger allant jusqu’à menacer l’existence de l’euro. En privilégiant la souveraineté nationale, les Etats membres ont aggravé la crise. Le couple franco-allemand a montré qu’il pouvait mettre en péril l’avenir de l’Europe.
Il faut un gouvernement économique responsable pour gérer ces biens communs qui soit légitimé par le suffrage universel.

 

Pour Guillaume Duval, la contagion a affaibli l’Europe face à la crise, alors que la dette est plus forte aux USA car la gestion économique de l’Europe est mauvaise.
Il faudrait aller beaucoup plus loin dans la coordination des politiques économiques grâce à un mécanisme forcément complexe, mais avec une légitimité démocratique.
Il faut faire en sorte que l’Europe cesse d’être antisociale.

 

Pour Gerassimos Moschonas, l’Europe n’est pas une réponse à la mondialisation. Elle est une nouvelle contrainte et la gauche est confrontée au système institutionnel conservateur de l’UE. L’Europe a fait entrer la gauche dans l’ère du réformisme difficile.

 

On a besoin d’un leadership stratégique comme à l’époque de Jacques Delors.

 

Charalambos Pamboukis estime que le conflit actuel sera à la source d’un grand changement.
La décadence de la république conduit à la naissance de la bureaucratie, c’est pourquoi il faut faire attention au dépérissement des institutions collectives.

 

Henri Emmanuelli a estimé que « les délinquants financiers occupent aujourd’hui le commissariat de police ». Trois agences de notation qui n’avaient rien vu venir donnent aujourd’hui des note aux États.

 

Enfin François Hollande a estimé que l’analyse de la crise permet de trouver des solutions, y compris pour 2012. Depuis le déclenchement de la crise en 2008, les marchés se sont renforcés. Le G20 de Toronto n’a abouti à rien, si ce n’est à la perspective de l’abaissement de moitié des déficits publics . Peu de forces veulent que ça change. Nous sommes dans un moment historique où les pays riches sont rattrapés et parfois dépassés par des pays émergents.

 

C’est pourquoi Il faudra renforcer le G20 et imposer des décisions structurelles. Cependant, au niveau européen, il y a des acquis de la crise. On a été capable de "faire des choses" qui n’étaient pas inscrites dans les traités comme la création d’un fonds monétaire européen.

 

Pour l’avenir, il faut que l’effort soit partagé et que l’ambition collective.