Europe et international Jeudi 17 Janvier 2013 à 11:55
Prise d'otage d'In Amenas: les réactions des socialistes

Site gazier d'In Amenas • Crédits : Kjetil Alsvik / Statoil / AFP
Mercredi matin a eu lieu sur le site gazier d'In Amenas en Algérie une prise d'otages en réaction à l'action de la France contre les terroristes du Nord-Mali. Invités des matinales, Najat Vallaud-Belkacem, Michel Sapin et Bruno Le Roux ont réagi.
Najat Vallaud-Belkacem: le besoin de confidentialité
La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a commenté la prise d'otages d'in Amenas jeudi matin. Déclarant ne pas être en mesure de confirmer la présence de Français parmi les otages, la ministre a également rappelé le besoin de discrétion face à ce type de situation notamment pour la sécurité des otages:
Il faut aussi être assez parcimonieux dans la parole publique, pour une raison très simple, c’est qu’au fond, on a besoin d’avoir une certaine confidentialité dans les opérations qui sont conduites. On a besoin de pouvoir faire les choses, sans les dévoiler en permanence, à ceux qui guettent les moindres désinformations à l’étranger et qui représentent une menace pour la France, pour ses intérêts, pour les otages.
Michel Sapin: «du sang-froid et de la détermination»
Le ministre du Travail a, quant à lui, rappelé sa confiance aux autorités algériennes:
Je crois qu’aujourd’hui chaque pays, chaque responsable politique de ces pays, tout particulièrement en Algérie, a conscience et prend les décisions qui s’imposent.
Et Michel Sapin de réaffirmer la volonté du gouvernement de ne pas céder au chantage ni à la panique:
Il faut refuser tout chantage, que ce soit le chantage par rapport à des otages détenus ou que ce soit le chantage par rapport à toute autre décision que les terroristes voudraient nous voir prendre. [...] Il faut prendre toutes les précautions nécessaires, mais il faut le faire avec beaucoup de sang- froid et beaucoup de détermination.
Bruno Le Roux: «le terrorisme n'a pas de frontière»
Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale a réagi à la prise d'otage en expliquant:
Le propre du terrorisme, c’est de n’avoir pas de frontière, c’est d’essayer de frapper n’importe où.
Puis de rappeler le soutien des autorités algériennes à l'action de la France au Mali par la fermeture des frontières et l'autorisation de survol qu'elles ont accordée aux avions français.
