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Comptes-rendus de l'université d'été 2012

Comptes-rendus de l'université d'été 2012

Société Samedi 25 Août 2012 à 14:22

Reconquérir les catégories populaires

David Assouline a ouvert cette plénière en notant que les catégories populaires, largement invisibles, constituent pourtant la majorité de nos concitoyens. Ce sont les plus vulnérables, celles qui ne se sentent pas prises en compte dans la société actuelle, et qui ont le plus besoin de notre attention et de nos actions. Notre victoire nous indique le discours à tenir pour reconquérir ces catégories. Au delà des discours, il faut réaliser les espoirs levés lors de la campagne. Ce sont les changements réels, dans le quotidien de chacun-e qui créent des adhésions durables.

 

Reconquérir le vote des catégories populaires, pourquoi ? Pour Laurent Bouvet, d’abord, car sans le peuple, la gauche n’est pas la gauche. Ensuite c’est une nécessité électorale. Après la victoire, il y a un travail permanent nécessaire pour éviter l’effritement causé par l’exercice du pouvoir.

La gauche doit répondre aux trois formes d’insécurités ressenties : physique, économique et sociale, et aussi culturelle. Elle doit s’adresser au peuple tout entier. Cette politique a un nom en France : la République.

 

Irène Pequerul a commencé son intervention en remerciant le Parti socialiste d’avoir invité des représentants de la société civile, car la situation actuelle appelle les mobilisations de tous et toutes pour des actions convergentes. Alors que les injustices se sont creusées, et que la population doute de sa capacité à changer la situation, l’enjeu est d’associer le plus grand nombre et notamment les jeunes, à l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques. C’est crucial si nous voulons que le redressement dans la justice soit l’affaire de tous et toutes, et porté par l’ensemble de la population.

 

Pour Patrice Bessac, ce débat est important car c’est l’un des sujets les plus importants de l’avenir. Il y a eu une rupture de sens entre les élus de la gauche et les populations qu’ils voulaient incarner. Il évoque des propositions : être dans la République,  retrouver la capacité d’incarner la production et réaliser les avancées démocratiques comme le non cumul des mandats.

Le Parti communiste et le Front de gauche sont dans la majorité, même si pas au gouvernement, avec une volonté de participer au débat et à l’alternative.

 

Selon Chaynesse Khiroumi, suite aux victoires de 2012, nous avons un devoir d’exemplarité. Nous ne pouvons plus nous satisfaire de la situation actuelle en termes de vote des étrangers ou encore de parité, de renouvellement, conséquences du cumul des mandats. Les citoyen-ne-s ne sont pas des sujets ou des objets des politiques publiques mais doivent être considérés comme des acteurs de leurs destins et nous devons accompagner, valoriser leurs initiatives, compétences. Le système d’économie libérale est en faillite, c’est de manière collective que nous devons établir un nouveau modèle.

 

Benoît Hamon rappelle que pendant la campagne, sur le terrain, de nombreuses personnes ont exprimé un immense scepticisme à l’égard de la capacité du politique à pouvoir changer leur vie. Ce doute existe car cela fait plusieurs décennies qu’un discours libéral s’est imposé selon lequel il n’y aurait qu’une seule politique possible. S’il n’y a qu’une politique possible, pourquoi voter ?  Selon le Ministre, la réussite de la gauche se mesurera donc bien entendu au retour de la croissance, à la baisse du chômage,  etc. mais aussi au fait que l’on aura commencé à éteindre le vote du FN et restauré la confiance des citoyen-ne-s dans la valeur de leur bulletin de vote. La droite et la gauche ne produisent pas la même politique.  Nous, nous voulons l’égalité, construire les instruments pour donner aux citoyen-ne-s la maitrise de leur destin. C’est là la tâche de la gauche.

 

Après avoir salué la mémoire d’Olivier Ferrand, Manuel Valls souligne la nécessité de ce débat, salutaire car il faut gouverner dans la durée. Une grande partie de l’attente des classes populaires est dans le redressement de notre pays. La réponse est évidemment la République et la gauche doit incarner la République. La gauche est forte quand elle fait la synthèse entre la République et la justice sociale. Les catégories populaires attendent que l’on désigne les vrais problèmes et que nous apportions les solutions.