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Comptes-rendus de l'université d'été 2012

Comptes-rendus de l'université d'été 2012

Economie, entreprise, industrie Samedi 25 Août 2012 à 18:37

Redresser l'économie de notre pays

Guillaume Bachelay a ouvert cette plénière en rappelant que certains ont ironisé sur le nom choisi pour le ministère du redressement productif. Pourtant il y a eu affaiblissement  grave de l’économie Française, et il faut bien redresser la barre, en combattant tous les déficits. Financiers, certes, mais aussi les déficits d’emploi, de protection des salarié-e-s, de valorisation de l’enseignement professionnel, de financement de nos PME, etc. La question de la défense de nos intérêts dans la mondialisation doit être posée et la construction d'une Europe qui se protège, une priorité.

 

Pour Arnaud Montebourg, redresser le pays, c’est faire preuve de l’audace nécessaire pour inventer l’économie de demain. Cela  renvoie à Franklin Rosevelt et au redressement industriel et économique des Etats-Unis. C’est un chemin difficile et il faut que la société toute entière prenne en charge le redressement productif de notre pays. Nous voulons aussi la fin du laisser faire du système financier, c’est l’objet de la Banque publique d’investissement. Face à ces enjeux, il nous faut mobiliser l’ensemble de la société française sur un modèle qui va évoluer.

 

Nicole Bricq a souligné le défi que constitue le déficit du commerce extérieur et notre perte de compétitivité. La Banque Publique d’Investissement devrait par exemple avoir un volet consacré à l’export, pour que les entreprises puissent résister davantage à la compétition internationale. C’est aussi là que se joue le rôle de la France dans la mondialisation. Il y a une place et un chemin entre les accords de libre échange asymétriques et le repli sur soi. La France est la sixième puissance exportatrice ; l’UE est la première puissance commerciale du monde et doit le rester.  La France a des atouts, il faut maintenant les mobiliser !

 

Pascal Durand remercie le Parti socialiste d’avoir invité l’écologie dans une table ronde sur l’économie. Sur le diagnostic, il se place en désaccord. Il y a une convergence de crises, nées d’abord du fait que les ressources naturelles s’épuisent, que les matières premières ne sont plus équitablement partagées dans le monde. Selon lui, nous ne sommes plus sur la logique de la relance keynésienne et l’écologie est la réponse aux crises actuelles. Nous devons construire une autre économie. En aucune manière, le modèle actuel ne peut continuer et résoudre les crises.

 

Selon Jean-Luc Gréau, l’élection de François Hollande a mis fin à une période où s’imposait une vision uniquement néolibérale. Mais cela ne dit pas ce que l’on doit faire maintenant. Dans ce contexte de crise, il y a plusieurs perspectives possibles dont la rupture de l’union monétaire, ou encore la sortie des 35 heures. Sachant que ces positions susciteraient le débat, il convient qu’il faudra, pour que la bifurcation qu’il envisage se réalise, attendre plusieurs années, voire une nouvelle phase de la crise. 

 

Marie-Noëlle Lienemann se place en désaccord par rapport à cet avis. Pour elle, le redressement économique de la France ne se fera pas si les Français sont dépressifs. La première question est de savoir si on accepte que les petites mesures de croissance obtenues lors de la renégociation du traité européen justifient le maintien du cap actuel de l’Europe. Le deuxième sujet est la nature du capital détenu en France. Le capital public qui soutenait l’économie a été privatisé et aujourd’hui, l’essentiel de ce qui a été privatisé a disparu. Il faut impérativement remettre du capital public, et socialiser.

 

 

P. Moscovici a souhaité apporter une nuance à la vision défendue par Marie-Noëlle Lienemann concernant l’Europe. Le traité qui sera présenté aux parlementaires n’est pas une trahison, c’est un choix fait car notre Président estime que la réorientation de la construction européenne a commencé. La taxe sur les transactions financières par exemple, n’est pas un détail. Malgré les impatiences, nous devons être fiers de ce qui a déjà été réalisé (augmentation de l’allocation de rentrée scolaire, coup de pouce au smic, parité au gouvernement, réduction des salaires des ministres, etc). Malgré le contexte de crise, les engagements seront respectés, les pratiques économiques et financières seront renouvelées, vers plus de justice et d’équité.