Vie du PS Samedi 25 Août 2012 à 11:30
Retour sur les échéances électorales de 2012

Par l’approche cartographique François KALFON, Délégué National aux études d’opinion, explique l’influence de la territorialisation sur le choix idéologique. Si la ruralité et les centres villes ont plus majoritairement voté pour François Hollande, la droitisation est très forte en territoire rurbain où les situations de déclassements personnels ont promu désormais la colère.
Que faire pendant cette mandature pour que ce phénomène ne s’accélère pas ? Pour Marietta KARAMANCHI, députée de la Sarthe, la France des petits propriétaires se ferme face à sa propre paupérisation. Ce phénomène territorial structurel est dû au déséquilibre sociologique créé par le départ des jeunes en recherche d’emploi et de plus de services publics crèche, école, hôpital…
Gaël SLIMAN, pôle Opinion BVA, revient sur la situation du PS et de François Hollande il y a trois ans pour voir dans cette victoire historique l’erreur de choix stratégique de Nicolas SARKOZY dans choix d’une candidature unique, et de la polémique droitière…
Pour Pierre LEFEBURE, Communication politique à Sciences Po Bordeaux, ni l’usure du Président sortant, ni la dynamique des primaires ne permettaient la victoire si la campagne avait duré plus. Les 20 % d’électeurs hésitants jusqu’au dernier moment, et les 45 % qui n’ont voulu ni l’un ni l’autre soit 6 millions d’électeurs, ce n’est pas l’écart droite gauche !
Le débat s’engage. Les sondages font ils l’opinion ? Existe-t-il un baromètre d’évolution de l’opinion en ruralité ? Doit on réponde en favorisant, par l’action publique, les exclus qui ne votent pas, au risque d’exacerber les inclus « RURBAINS » qui eux votent ? La recherche de meilleurs équilibres sociaux favorisant le bien vivre ensemble n’est il pas un angélisme qui nous a déjà couté cher en 2002 ? Comment se faufiler dans la crise européenne ?
Recréer, qu’à cristalliser ses soutiens pour 2014…Dur chantier pour le PS !
