Développement durable et ruralité Lundi 27 Février 2012 à 10:44
Retrouvez les grands moments de François Hollande dans "Parole de candidat"

François Hollande était l'invité de "Parole de candidat" ce lundi 27 février sur TF1. Retrouvez ci-dessous les grands moments de son intervention.

Bilan de Nicolas Sarkozy
«Je pense que le candidat sortant a un bilan, il suffit de le ramener à ce qu’il a promis, ce qu’il n’a pas fait ou ce qu’il a mal fait, pas besoin d’aller chercher des références à l’étranger».
Le devoir du prochain président est de rassembler
«J’essaye d’être au niveau que les Français réclament dans une élection présidentielle, c’est-à-dire au niveau de leurs problèmes, de leurs préoccupations, du changement qu’ils attendent. Je ne veux pas que la campagne présidentielle soit ratée, ce combat qu’on voudrait, ce pugilat ! (...) Mais je pense que les Français attendent davantage, ils veulent savoir dans quel monde nous allons nous engager, comment nous allons nous mettre en situation d’y répondre et comment nous allons pouvoir nous réunir. (...) Mais le candidat qui sera élu, son premier devoir, et si je suis le prochain président, c’est de réunir, c’est de réconcilier, c’est de rassembler. Parce que nous avons besoin de faire avancer la France».
Questions des Français
- Prix du carburant : «Qu’allez-vous mettre en place face à la flambée du carburant qui est actuellement un fardeau pour les Français ?»
«Pour l’instant, les prix sur les marchés pétroliers ont beaucoup augmenté. De ce point de vue-là, le gouvernement, le président de la République sortant n’y peuvent rien, ce sont les prix de marché. En même temps, 60 % du prix des carburants, ce sont des taxes. Ce qui veut dire que pour une partie, uniquement la TVA, chaque fois que le prix du pétrole augmente, la TVA finalement crée une recette supplémentaire pour l’Etat. Est-ce que c’est juste ? Est-ce que c’est normal ? Donc, moi, ce que je propose, c’est d’abord de faire une pause, trois mois, on met essentiellement les distributeurs face à leurs responsabilités, on essaye de voir comment ils peuvent davantage répercuter la baisse, quand elle existe, et pas faire aussi mécaniquement, la hausse, quand elle apparaît. Et puis, ensuite, une fois qu’on a fait cette période de blocage, trois mois, on met en place le mécanisme fiscal dont j’ai parlé, c’est-à-dire de restituer aux consommateurs ce que l’Etat n’a pas à avoir comme recettes supplémentaires».
«Le blocage du prix de l'essence a déjà été fait «notamment lors de la première guerre du Golfe, c’était Pierre Beregovoy qui avait institué le blocage pendant quelques semaines. Et puis, sur le blocage, il y a même eu des décisions qui ont été prises Outre-Mer, encore récemment. Donc, nous pouvons le faire. Des textes nous permettent d’ailleurs d’introduire le blocage. Ensuite, sur la TIPP flottante, puisque c’est ce mécanisme-là qui avait déjà été engagé sous le gouvernement de Lionel Jospin, nous pouvons parfaitement le rétablir. Je ne dis pas que ce sera la solution, parce que si le prix du pétrole continue d’augmenter, nous aurons de toute manière à avoir des véhicules qui consomment moins, d’où, j’y reviens, la recherche qui mérite d’être encouragée».
- Agriculture : «on nous incite à produire plus, alors qu’on ne gagne pas notre vie, on produit à perte. On vend aux industriels à perte, qui transforment et qui vendent cher aux distributeurs et qui vendent encore plus cher aux consommateurs. Donc, ce lien est perdu, on a deux maillons qui sont perdants, les producteurs et les consommateurs».
«Je propose que les aides soient davantage liées à l’emploi et à l’utilisation du territoire. C’est-à-dire que nous puissions avoir des agriculteurs encore dans notre pays. (...) Toutes les deux heures, toutes les deux heures, il y a une exploitation qui disparaît en France. (...) Les aides doivent aller prioritairement aux agricultures qui maintiennent des hommes et des femmes sur le territoire. Ce qui n’est pas le cas».
«Je propose que les aides soient davantage liées à l’emploi et à l’utilisation du territoire. C’est-à-dire que nous puissions avoir des agriculteurs encore dans notre pays. (...) Toutes les deux heures, toutes les deux heures, il y a une exploitation qui disparaît en France. (...) Les aides doivent aller prioritairement aux agricultures qui maintiennent des hommes et des femmes sur le territoire. Ce qui n’est pas le cas».
«On s’aperçoit que pour le producteur, il n’a aucune maîtrise de ses prix, ni l’achat de ses matières premières, qui augmentent d’ailleurs, toujours le problème du carburant, et puis, le prix à la vente qui n’est pas maîtrisé. Donc, moi, ce que je propose, c’est qu’il y ait un contrat entre producteur et distributeur, pour que nous puissions avoir des prix qui puissent être respectés. (...) Donc, je veux que vous soyez regroupés et que vous puissiez faire un contrat collectif avec les transformateurs et après les distributeurs.»
- Heures supplémentaires : «vous voulez revenir sur l'exonération fiscale des heures supplémentaires (...) est-ce que vous ne faites pas là une erreur ?»
«Pour les grandes entreprises et les moyennes entreprises, aujourd’hui, lorsqu’elles font travailler leurs salariés en heures supplémentaires, elles sont exonérées de cotisations sociales. Ça leur coûte donc moins cher de faire travailler une personne en heures supplémentaires plutôt que d’en embaucher une autre qui serait au plein tarif d’une heure, on est d’accord là-dessus ! Donc, pour les moyennes et grandes entreprises, je considère qu’on ne peut pas, dans une période de chômage comme nous le connaissons, près de 3 millions de chômeurs, nous ne pouvons pas inciter aux heures supplémentaires, même si elles sont majorées, elles resteront majorées, les heures supplémentaires, heureusement, seront mieux rémunérées que les heures normales en termes de salaire, mais je ne pense pas qu’il soit souhaitable d’inciter, c’est-à-dire d’exonérer de cotisations sociales les heures supplémentaires dans les grandes entreprises».
«Pour les grandes entreprises et les moyennes entreprises, aujourd’hui, lorsqu’elles font travailler leurs salariés en heures supplémentaires, elles sont exonérées de cotisations sociales. Ça leur coûte donc moins cher de faire travailler une personne en heures supplémentaires plutôt que d’en embaucher une autre qui serait au plein tarif d’une heure, on est d’accord là-dessus ! Donc, pour les moyennes et grandes entreprises, je considère qu’on ne peut pas, dans une période de chômage comme nous le connaissons, près de 3 millions de chômeurs, nous ne pouvons pas inciter aux heures supplémentaires, même si elles sont majorées, elles resteront majorées, les heures supplémentaires, heureusement, seront mieux rémunérées que les heures normales en termes de salaire, mais je ne pense pas qu’il soit souhaitable d’inciter, c’est-à-dire d’exonérer de cotisations sociales les heures supplémentaires dans les grandes entreprises».
«Mais j’ai tenu compte de votre observation, avant que vous ne me la fassiez, dans les petites entreprises. Parce que dans les petites entreprises, on est obligé de faire des heures supplémentaires. (...) Donc, pour les petites entreprise, les moins de vingt, il y aura le mécanisme qui demeurera d’exonération de cotisations sociales pour les heures supplémentaires».
- Chômage - Pôle Emploi : «comment, concrètement, comptez-vous réformer le service de Pôle Emploi, pour que, enfin, ils mettent en adéquation la réalité du terrain, la réactivité et qu’ils rendent vraiment leur mission ?»
«Je veux m’engager sur l’emploi, je ne veux pas faire de promesses déraisonnables, je ne veux pas fixer de chiffres. Mais je considère qu’avoir eu pendant le dernier quinquennat 1 million de chômeurs supplémentaires, c’est un échec. Même s’il y a eu une croissance faible et une crise, je la constate. Mais je considère qu’on n’a pas mis tous les moyens au service des demandeurs d’emploi. Qu’est-ce que ça veut dire tous les moyens ? Il y a un service qui s’est créé, Pôle Emploi, rapprocher ce qu’était l’UNEDIC et l’ANPE, on a mis ça dans une même administration, un même service».
- Chômage - Pôle Emploi : «comment, concrètement, comptez-vous réformer le service de Pôle Emploi, pour que, enfin, ils mettent en adéquation la réalité du terrain, la réactivité et qu’ils rendent vraiment leur mission ?»
«Je veux m’engager sur l’emploi, je ne veux pas faire de promesses déraisonnables, je ne veux pas fixer de chiffres. Mais je considère qu’avoir eu pendant le dernier quinquennat 1 million de chômeurs supplémentaires, c’est un échec. Même s’il y a eu une croissance faible et une crise, je la constate. Mais je considère qu’on n’a pas mis tous les moyens au service des demandeurs d’emploi. Qu’est-ce que ça veut dire tous les moyens ? Il y a un service qui s’est créé, Pôle Emploi, rapprocher ce qu’était l’UNEDIC et l’ANPE, on a mis ça dans une même administration, un même service».
«Je vais faire une proposition. Chaque personne qui se présenterait à Pôle Emploi serait dans une situation de contrat avec Pôle Emploi. C’est-à-dire demandeur d’emploi, c’est un contrat qui peut être très court si on retrouve un emploi dans quelques jours ou quelques semaines, mais il y a un contrat. Qu’est-ce que je peux avoir comme formation, qu’est-ce que je peux avoir comme recherche effective d’emploi, qu’est-ce que je peux avoir comme présentation à des entreprises, Pôle Emploi s’engageant vis-à-vis du demandeur d’emploi».
«C’est très important qu’on ait plus de moyens humains à Pôle Emploi, ça fait partie des priorités qu’il convient de dégager».
- « Les seniors, c’est une population extrêmement touchée, 860 000 personnes de plus de 45 ans, la durée du chômage est de plus en plus longue. Ces gens-là ont besoin d’un accompagnement tout à fait différent. Vous avez prévu un contrat générationnel, j’aimerais que vous puissiez le détailler davantage ?»
«Jusqu’à 30 ans, la plupart des jeunes n’ont que des contrats à durée déterminée ou de l’intérim, très peu sont en contrat à durée indéterminée. A 45 ans, 47 ans, on est déjà considéré comme trop âgé, je force le trait, mais en tout cas, à 55 ans, on vous fait comprendre que vous êtes déjà de trop dans l’entreprise. Donc, j’ai réfléchi à cette situation».
«Donc, j’ai fait une proposition et je considère que ça doit être une proposition centrale dans la campagne. L’employeur qui gardera un senior, le temps qu’il puisse partir à la retraite dans de bonnes conditions, et qui embauchera un jeune avec un contrat à durée indéterminée, cet employeur-là ne paiera plus de cotisations sociales sur les deux emplois. Quel est l’intérêt ? D’abord, c’est un intérêt de transfert d’expérience. (...) Donc, je considère qu’il est tout à fait légitime d’exonérer de cotisations sociales les deux emplois, voilà l’idée du contrat de génération».
- Train de vie de l'Etat : «Diminuerez-vous le nombre de députés et de sénateurs ? Allez-vous interdire le cumul des mandats ?»
«Il y aura donc une limitation stricte du cumul des mandats. Je vais être encore plus clair, le parlementaire, qu’il soit député ou qu’il soit sénateur, ne pourra plus cumuler ce mandat-là avec une fonction d’exécutif local, maire, président de conseil général».
«J’ai même donné un chiffre là-dessus non pas pour verser dans je ne sais quelle facilité mais j’ai considéré que dans ce moment difficile pour les Français, celui ou celle qui deviendrait le prochain président de la République devrait montrer l’exemple. Donc j’ai dit « 30% de baisse du revenu du président de la République».
«Il va falloir réduire les frais de gestion, voiture, entretien, tout ce qui finalement pour les Français est insupportable. Ce n’est pas des grosses sommes. Mais c’est inacceptable pour les Français qui sont obligés de faire des sacrifices, de considérer que l’Etat ou ceux qui sont élus n’ont pas des comportements qui soient de stricte limitation des dépenses».
- Justice : « quelles sont vos propositions en matière de justice pour mieux garantir son indépendance ? »
«Pour les Français, ce qui compte, c’est la justice, c’est la justice du quotidien. Elle est trop longue, elle est trop couteuse et lorsqu’il y a des questions de divorce, de surendettement, ce n’est pas facile d’accéder à la justice. Donc mon premier devoir, c’est de permettre à ceux qui ont nécessité à faire défendre leurs droits de pouvoir le faire et de pouvoir accéder plus facilement à la justice mais il y a un problème alors de la justice pénale, c’est l’indépendance. C’est un principe essentiel et qui ne peut pas entraîner la moindre suspicion. Donc c’est pourquoi j’ai fait la proposition que les juges du parquet, c’est-à-dire ceux qu’on appelle les procureurs, devraient être nommés comme les magistrats du siège, les juges qui rendent la décision, c’est-à-dire en toute indépendance par le Conseil supérieur de la Magistrature qui lui-même sera réformé pour être considéré comme totalement indépendant du pouvoir. Moi, je n’ai pas besoin d’avoir je ne sais quel juge pour protéger je ne sais quel proche ou ami. Les juges doivent faire leur travail».
- Education : «Quelles seraient les modalités de formation et d’accompagnement des jeunes professeurs dans le cadre de ces écoles ?»
«Les jeunes enseignants immédiatement recrutés sont envoyés sans aucune préparation ans les établissements souvent les plus difficiles. (...) Donc ma première décision en matière d’éducation sera de rétablir la formation initiale des enseignants. Alors sous quelle forme ? Avant, il existait, il existe toujours d’ailleurs les IUFM et qui faisaient à la fois preuve d’enseignement de pédagogie, parfois critiquée, et de connaissances par des stages de la réalité de ce qu’est une classe. Donc j’ai tenu compte de ces critiques et j’ai proposé donc un nouvel enseignement pour ces jeunes enseignants qui seraient donc à l’université dans un institut qui les préparerait à leur métier pendant un an avec bien sûr des stages toujours des stages devant la classe parce que ça, c’est indispensable. Donc formation initiale rétablie. Et deuxièmement, les jeunes enseignants ne seraient plus affectés comme ils le sont aujourd’hui dans les établissements les plus difficiles, ce serait des enseignants expérimentés qui le seraient, c’est vrai, avec une incitation financière qui est légitime compte tenu de la difficulté que peut représenter l’acte d’enseigner».
- Dépendance : «compte tenu de l’allongement de la durée de la vie et des problèmes financiers existants, pensez-vous reprendre le dossier pour le cinquième risque et offrir à tout le monde une couverture ?»
«Malgré l’allocation personnalisée à l’autonomie, nous devons aller vers ce que l’on appelle la réforme de la dépendance qui avait été promise et qui n’a pas été tenue mais il faut dire la vérité aux Français, si nous voulons parce que nous allons vivre plus longtemps, ce qui est quand même un bien de pouvoir vivre plus longtemps, nous allons être amenés à avoir des dépenses qui vont être plus élevées pour assurer cette solidarité. Donc la réforme de la dépendance, il y a deux systèmes possibles ; soit chacun s’assurera avec ses propres revenus et à ce moment-là, c’est l’inégalité mais c’est un risque. Ceux qui ne pourront pas seront mis où ? Dans leur famille quand elles en ont ? A l’aide sociale ? C’est quand même une difficulté. Donc l’autre système, c’est un système de solidarité, ce que vous appelez d’ailleurs, Madame, le cinquième risque financé par une cotisation spécifique. Et donc nous aurons à poser cette question et moi, ma réponse, c’est que pour assurer ce cinquième risque, nous aurons à appeler à la solidarité nationale, c’est-à-dire à une cotisation».
- Université : «comment rendre l’université française plus compétitive face aux universités européennes, et aussi à l’égard des entreprises ?»
«Sur l’autonomie des universités, c’était un bon principe. Il faudra sans doute changer la gouvernance parce qu’il n’y a pas une bonne représentation de la communauté universitaire, sans doute faudra-il éviter qu’il y ait trop d’inégalités entre les universités, donc une péréquation pour que les universités de certaines villes ne soient pas trop défavorisées, ce qui est le cas aujourd’hui parce que quel est l’enjeu ? Vous l’avez cité, c’est comment faire pour que les entreprises et les universités travaillent davantage ensemble pour préparer les métiers de demain. C’est ça, l’enjeu.»
Sur la recherche, il faudra «rapprocher les universités, recherche parce que s’il n’y a pas la recherche, nous ne pouvons pas être les meilleurs, et les grandes entreprises, et en faisant en sorte que ce modèle-là ne valle pas que pour de très grandes universités mais valle aussi pour des universités sur notre territoire ».
- International - Syrie : «seriez-vous favorable à une intervention militaire en Syrie ?»
«Nous devons intervenir dans le cadre du conseil de sécurité des Nations unies. C’est la légitimité internationale, c’est ce qui s’est fait en Libye. Aujourd’hui, c’est la Russie et la Chine qui bloque le Conseil de sécurité. Donc il n’y a pas d’intervention possible. Donc nous devons faire des sanctions sur la Syrie, des pressions sur la Syrie (...) et de menacer Bachar EL-ASSAD d’être traduit devant la Cour pénale internationale».
- Train de vie de l'Etat : «Diminuerez-vous le nombre de députés et de sénateurs ? Allez-vous interdire le cumul des mandats ?»
«Il y aura donc une limitation stricte du cumul des mandats. Je vais être encore plus clair, le parlementaire, qu’il soit député ou qu’il soit sénateur, ne pourra plus cumuler ce mandat-là avec une fonction d’exécutif local, maire, président de conseil général».
«J’ai même donné un chiffre là-dessus non pas pour verser dans je ne sais quelle facilité mais j’ai considéré que dans ce moment difficile pour les Français, celui ou celle qui deviendrait le prochain président de la République devrait montrer l’exemple. Donc j’ai dit « 30% de baisse du revenu du président de la République».
«Il va falloir réduire les frais de gestion, voiture, entretien, tout ce qui finalement pour les Français est insupportable. Ce n’est pas des grosses sommes. Mais c’est inacceptable pour les Français qui sont obligés de faire des sacrifices, de considérer que l’Etat ou ceux qui sont élus n’ont pas des comportements qui soient de stricte limitation des dépenses».
- Justice : « quelles sont vos propositions en matière de justice pour mieux garantir son indépendance ? »
«Pour les Français, ce qui compte, c’est la justice, c’est la justice du quotidien. Elle est trop longue, elle est trop couteuse et lorsqu’il y a des questions de divorce, de surendettement, ce n’est pas facile d’accéder à la justice. Donc mon premier devoir, c’est de permettre à ceux qui ont nécessité à faire défendre leurs droits de pouvoir le faire et de pouvoir accéder plus facilement à la justice mais il y a un problème alors de la justice pénale, c’est l’indépendance. C’est un principe essentiel et qui ne peut pas entraîner la moindre suspicion. Donc c’est pourquoi j’ai fait la proposition que les juges du parquet, c’est-à-dire ceux qu’on appelle les procureurs, devraient être nommés comme les magistrats du siège, les juges qui rendent la décision, c’est-à-dire en toute indépendance par le Conseil supérieur de la Magistrature qui lui-même sera réformé pour être considéré comme totalement indépendant du pouvoir. Moi, je n’ai pas besoin d’avoir je ne sais quel juge pour protéger je ne sais quel proche ou ami. Les juges doivent faire leur travail».
- Education : «Quelles seraient les modalités de formation et d’accompagnement des jeunes professeurs dans le cadre de ces écoles ?»
«Les jeunes enseignants immédiatement recrutés sont envoyés sans aucune préparation ans les établissements souvent les plus difficiles. (...) Donc ma première décision en matière d’éducation sera de rétablir la formation initiale des enseignants. Alors sous quelle forme ? Avant, il existait, il existe toujours d’ailleurs les IUFM et qui faisaient à la fois preuve d’enseignement de pédagogie, parfois critiquée, et de connaissances par des stages de la réalité de ce qu’est une classe. Donc j’ai tenu compte de ces critiques et j’ai proposé donc un nouvel enseignement pour ces jeunes enseignants qui seraient donc à l’université dans un institut qui les préparerait à leur métier pendant un an avec bien sûr des stages toujours des stages devant la classe parce que ça, c’est indispensable. Donc formation initiale rétablie. Et deuxièmement, les jeunes enseignants ne seraient plus affectés comme ils le sont aujourd’hui dans les établissements les plus difficiles, ce serait des enseignants expérimentés qui le seraient, c’est vrai, avec une incitation financière qui est légitime compte tenu de la difficulté que peut représenter l’acte d’enseigner».
- Dépendance : «compte tenu de l’allongement de la durée de la vie et des problèmes financiers existants, pensez-vous reprendre le dossier pour le cinquième risque et offrir à tout le monde une couverture ?»
«Malgré l’allocation personnalisée à l’autonomie, nous devons aller vers ce que l’on appelle la réforme de la dépendance qui avait été promise et qui n’a pas été tenue mais il faut dire la vérité aux Français, si nous voulons parce que nous allons vivre plus longtemps, ce qui est quand même un bien de pouvoir vivre plus longtemps, nous allons être amenés à avoir des dépenses qui vont être plus élevées pour assurer cette solidarité. Donc la réforme de la dépendance, il y a deux systèmes possibles ; soit chacun s’assurera avec ses propres revenus et à ce moment-là, c’est l’inégalité mais c’est un risque. Ceux qui ne pourront pas seront mis où ? Dans leur famille quand elles en ont ? A l’aide sociale ? C’est quand même une difficulté. Donc l’autre système, c’est un système de solidarité, ce que vous appelez d’ailleurs, Madame, le cinquième risque financé par une cotisation spécifique. Et donc nous aurons à poser cette question et moi, ma réponse, c’est que pour assurer ce cinquième risque, nous aurons à appeler à la solidarité nationale, c’est-à-dire à une cotisation».
- Université : «comment rendre l’université française plus compétitive face aux universités européennes, et aussi à l’égard des entreprises ?»
«Sur l’autonomie des universités, c’était un bon principe. Il faudra sans doute changer la gouvernance parce qu’il n’y a pas une bonne représentation de la communauté universitaire, sans doute faudra-il éviter qu’il y ait trop d’inégalités entre les universités, donc une péréquation pour que les universités de certaines villes ne soient pas trop défavorisées, ce qui est le cas aujourd’hui parce que quel est l’enjeu ? Vous l’avez cité, c’est comment faire pour que les entreprises et les universités travaillent davantage ensemble pour préparer les métiers de demain. C’est ça, l’enjeu.»
Sur la recherche, il faudra «rapprocher les universités, recherche parce que s’il n’y a pas la recherche, nous ne pouvons pas être les meilleurs, et les grandes entreprises, et en faisant en sorte que ce modèle-là ne valle pas que pour de très grandes universités mais valle aussi pour des universités sur notre territoire ».
- International - Syrie : «seriez-vous favorable à une intervention militaire en Syrie ?»
«Nous devons intervenir dans le cadre du conseil de sécurité des Nations unies. C’est la légitimité internationale, c’est ce qui s’est fait en Libye. Aujourd’hui, c’est la Russie et la Chine qui bloque le Conseil de sécurité. Donc il n’y a pas d’intervention possible. Donc nous devons faire des sanctions sur la Syrie, des pressions sur la Syrie (...) et de menacer Bachar EL-ASSAD d’être traduit devant la Cour pénale internationale».
- Impôts : «quelles seront vos mesures en matière d'imposition ?»
«J’ai dit, une règle simple, les revenus du capital doivent être imposés comme les revenus du travail. C'est-à-dire que ce soit le même barème, quels que soient les revenus. Chaque fois que c’est un revenu du travail ou un revenu du capital, c’est le même taux qui est appliqué selon le revenu».
«Il y a un barème de l’impôt sur le revenu, eh bien, ce barème de l’impôt sur le revenu, il vaut pour le revenu du travail, comme pour le revenu du capital. Aujourd’hui, les revenus du capital, ont ce qu’on appelle un prélèvement libératoire. C'est-à-dire que pour les hauts revenus, ils peuvent se soustraire à la progressivité de l’impôt en utilisant ce mécanisme. Ce n’est pas juste ! Pourquoi les plus hauts revenus, finalement, seraient moins fiscalisés parce qu’ils ont des capitaux, que les revenus du travail ? A même niveau ? Celui qui gagne par son travail une somme, il est plus fiscalisé que celui qui gagne le même revenu, par des placements en capital. Comment vous l’expliquez ? Eh bien, comme c’est inexplicable, nous ferons l’équivalence entre le revenu du travail et le revenu du capital».
«Sur les hauts revenus, j’ai déjà dit, 150 000 euros de revenus, ce sera un taux de 45 % (...) que pour au-dessus de 1 million d’euros par mois, eh bien, le taux d’imposition devra être de 75 %».
«J’ai dit, une règle simple, les revenus du capital doivent être imposés comme les revenus du travail. C'est-à-dire que ce soit le même barème, quels que soient les revenus. Chaque fois que c’est un revenu du travail ou un revenu du capital, c’est le même taux qui est appliqué selon le revenu».
«Il y a un barème de l’impôt sur le revenu, eh bien, ce barème de l’impôt sur le revenu, il vaut pour le revenu du travail, comme pour le revenu du capital. Aujourd’hui, les revenus du capital, ont ce qu’on appelle un prélèvement libératoire. C'est-à-dire que pour les hauts revenus, ils peuvent se soustraire à la progressivité de l’impôt en utilisant ce mécanisme. Ce n’est pas juste ! Pourquoi les plus hauts revenus, finalement, seraient moins fiscalisés parce qu’ils ont des capitaux, que les revenus du travail ? A même niveau ? Celui qui gagne par son travail une somme, il est plus fiscalisé que celui qui gagne le même revenu, par des placements en capital. Comment vous l’expliquez ? Eh bien, comme c’est inexplicable, nous ferons l’équivalence entre le revenu du travail et le revenu du capital».
«Sur les hauts revenus, j’ai déjà dit, 150 000 euros de revenus, ce sera un taux de 45 % (...) que pour au-dessus de 1 million d’euros par mois, eh bien, le taux d’imposition devra être de 75 %».
- Immigration : «vous ne parlez pas, ou presque pas d’immigration, ou de banlieues»
«Sur l’immigration, nous sommes devant plusieurs problèmes. Le problème est de savoir, quel est l’immigration légale que nous autorisons. Aujourd’hui, il y a 200 000 personnes qui viennent chaque année sur notre territoire. Je suis pour que les étudiants étrangers, puissent être davantage acceptés qu’ils ne le sont aujourd’hui. Ca a été une mauvaise mesure, de réduire le nombre d’étudiants étrangers, ou de les rendre plus difficiles à faire travailler ensuite, parce que nous avons besoin d’étudiants étrangers pour nos universités, c’est très important d’avoir de la matière grise qui vient de l’extérieur. Deuxièmement, sur l’immigration économique, là, nous devrons faire un débat, chaque année au Parlement, aujourd’hui, il y a à peu près 30 000 personnes qui viennent au titre de l’immigration économique. Nous aurons un débat, là-dessus, de savoir quel est le nombre de personnes ?»
«Et nous voyons bien que dans une période difficulté économique, qu’on ne peut pas faire venir des immigrés, lorsque nous n’avons pas le besoin. Enfin, il y a la question liée à l’asile. On met trop de temps avant de traiter une demande d’asile. Beaucoup trop de temps. Ce qui fait que des personnes restent et elles sont dans des situations difficiles, elles ne peuvent même pas travailler. Donc ça ira beaucoup plus vite et les droits seront respectés. Et puis il y a tout ce qui est immigration familiale, ça correspond à des droits qui sont reconnus par les accords européens…»
«L’immigration irrégulièrement, contrairement à ce que dit le candidat sortant, pas question d’une régularisation massive. Il n’en a jamais été question (...) des régulations au cas par cas, oui, donc… Si on a la possibilité de se faire régulariser, parce qu’on a un travail, même s’il n’était pas déclaré, parce qu’on a une vie de famille, parce qu’on a une présence sur le territoire, il y a la régularisation. Quand elle n’est pas possible, elle n’est pas autorisée. Il y a une reconduite».
«Sur l’immigration, nous sommes devant plusieurs problèmes. Le problème est de savoir, quel est l’immigration légale que nous autorisons. Aujourd’hui, il y a 200 000 personnes qui viennent chaque année sur notre territoire. Je suis pour que les étudiants étrangers, puissent être davantage acceptés qu’ils ne le sont aujourd’hui. Ca a été une mauvaise mesure, de réduire le nombre d’étudiants étrangers, ou de les rendre plus difficiles à faire travailler ensuite, parce que nous avons besoin d’étudiants étrangers pour nos universités, c’est très important d’avoir de la matière grise qui vient de l’extérieur. Deuxièmement, sur l’immigration économique, là, nous devrons faire un débat, chaque année au Parlement, aujourd’hui, il y a à peu près 30 000 personnes qui viennent au titre de l’immigration économique. Nous aurons un débat, là-dessus, de savoir quel est le nombre de personnes ?»
«Et nous voyons bien que dans une période difficulté économique, qu’on ne peut pas faire venir des immigrés, lorsque nous n’avons pas le besoin. Enfin, il y a la question liée à l’asile. On met trop de temps avant de traiter une demande d’asile. Beaucoup trop de temps. Ce qui fait que des personnes restent et elles sont dans des situations difficiles, elles ne peuvent même pas travailler. Donc ça ira beaucoup plus vite et les droits seront respectés. Et puis il y a tout ce qui est immigration familiale, ça correspond à des droits qui sont reconnus par les accords européens…»
«L’immigration irrégulièrement, contrairement à ce que dit le candidat sortant, pas question d’une régularisation massive. Il n’en a jamais été question (...) des régulations au cas par cas, oui, donc… Si on a la possibilité de se faire régulariser, parce qu’on a un travail, même s’il n’était pas déclaré, parce qu’on a une vie de famille, parce qu’on a une présence sur le territoire, il y a la régularisation. Quand elle n’est pas possible, elle n’est pas autorisée. Il y a une reconduite».
- La banlieue
«Alors la banlieue, que je ne confonds pas avec l’immigration. La banlieue, c’est des quartiers où sont venues des générations et des générations et puis nous voyons bien les situations qui se sont crées. Quel est le taux de chômage dans les banlieues ? 35 à 40 % pour les jeunes, est-ce qu’on peut l’accepter ? Quelle est la situation au plan scolaire ? Alors qu’il y a des suppressions de poses qui se font, précisément dans les quartiers difficiles ! Les RASED, c'est-à-dire les réseaux pour les élèves qui sont les plus en difficulté, d’ailleurs que l’on trouve aussi bien en milieu rural, qu’en milieu urbain dans les quartiers. C’est là, que les économies ont été faites ? C’est là que les suppressions de postes ont été effectuées. C’est inadmissible ! Donc moi, ma proposition pour les quartiers, les banlieues, c’est bien sûr plus d’emploi, c’est là que je mettrai les emplois d’avenir, les emplois jeunes. C’est là que nous en avons besoin. Je ferais en sorte que les PME, parce que nous avons besoin de créations d’entreprise, dans ces quartiers-là, puissent s’y installer et donc de ce point de vue là, j’ai une idée d’un livret d’épargne industrie qui permettra justement aux PME de pouvoir se financer plus facilement et d’avoir cette épargne de proximité qui pourra leur être affectée. Et puis enfin, nous avons ce devoir, sur le plan scolaire, de permettre à ces jeunes qui sont une chance pour notre pays, si nous savons les former, les qualifier, qui seront un fardeau, si nous ne le savons pas, qui seront un problème, même, si nous les laissons dans cette situation, parce que ça peut exploser. On le voit bien à travers des situations sociales d’extrême urgence».
«Alors la banlieue, que je ne confonds pas avec l’immigration. La banlieue, c’est des quartiers où sont venues des générations et des générations et puis nous voyons bien les situations qui se sont crées. Quel est le taux de chômage dans les banlieues ? 35 à 40 % pour les jeunes, est-ce qu’on peut l’accepter ? Quelle est la situation au plan scolaire ? Alors qu’il y a des suppressions de poses qui se font, précisément dans les quartiers difficiles ! Les RASED, c'est-à-dire les réseaux pour les élèves qui sont les plus en difficulté, d’ailleurs que l’on trouve aussi bien en milieu rural, qu’en milieu urbain dans les quartiers. C’est là, que les économies ont été faites ? C’est là que les suppressions de postes ont été effectuées. C’est inadmissible ! Donc moi, ma proposition pour les quartiers, les banlieues, c’est bien sûr plus d’emploi, c’est là que je mettrai les emplois d’avenir, les emplois jeunes. C’est là que nous en avons besoin. Je ferais en sorte que les PME, parce que nous avons besoin de créations d’entreprise, dans ces quartiers-là, puissent s’y installer et donc de ce point de vue là, j’ai une idée d’un livret d’épargne industrie qui permettra justement aux PME de pouvoir se financer plus facilement et d’avoir cette épargne de proximité qui pourra leur être affectée. Et puis enfin, nous avons ce devoir, sur le plan scolaire, de permettre à ces jeunes qui sont une chance pour notre pays, si nous savons les former, les qualifier, qui seront un fardeau, si nous ne le savons pas, qui seront un problème, même, si nous les laissons dans cette situation, parce que ça peut exploser. On le voit bien à travers des situations sociales d’extrême urgence».
- Surendettement : «aurez-vous la force pour imposer, si vous étiez élu, la mise en œuvre du fichier qui existe du registre des crédits qui était inscrit dans la loi ?»
«On parlait tout à l’heure, des personnes extrêmement riches, qui vivent sur un train incroyable, et puis là, on évoque la situation des personnes pas forcément pauvres, qui sont entraînés dans un cycle de précarité, liés à l’accumulation de crédits. Une personne peut ou un couple, un ménage donc, peut avoir 4 à 5 crédits comme ça, qui lui ont été accordés, parce qu’il a besoin d’un crédit pour se substituer à un autre, pour faire face à l’échéance. Donc nous avons le devoir, à la fois de responsabiliser le banquier, qu’il n’accorde pas des crédits, alors que la personne ne pourra plus les rembourser. Et aussi de maîtriser la situation de la personne endettée pour venir au bon moment. Alors vous parlez de ce fichier, quand on dit fichier, on a toujours une crainte, et vous l’avez tout de suite identifié. La peur d’être finalement, sur un registre et puis de ne pas pouvoir en sortir et de ne pas pouvoir accéder aux crédits. Donc ça ne peut se faire que dans des conditions très particulières, protectrices de l’individu, du citoyen, et en même temps, nous avons absolument besoin, de connaître la situation de la personne, pour qu’elle ne soit pas ou son couple entrainé dans un processus. Deuxièmement, il y a les frais bancaires. On en parle peu, mais les personnes qui se surendettent, paient des taux d’intérêt qui sont vertigineux. Qui peuvent être de l’ordre de 17, 18, 19 %».
«Il faudra, et j’en prends l’engagement, intervenir auprès des banques par rapport à ce qu’on appelle les commissions. C'est-à-dire qu’il y a à la fois les taux d’intérêt, qui doivent abaisser et en même temps, il y a les commissions que les banques prennent à chaque fois qu’il y a un incident (...) nous aurons à légiférer, sur les commissions».
- SMIC : «est-ce qu’il faut revaloriser le SMIC ? »
«Je l’ai dit tout à l’heure, ça se fera sur la base d’une conférence salariale, conférence sociale, qui se tiendra après les élections. Il n’y a pas eu de coup de pouce donné au SMIC depuis 4 ans, donc il y aura nécessairement un acte à poser. Mais j’en discuterai d’abord avec les partenaires sociaux. Ce que je veux, c’est changer le mécanisme d’indexation du SMIC. Pour l’instant, c’est un mécanisme qui tient compte des prix, je pense qu’il serait bon de le lier à la croissance. Si cette croissance existe, eh bien, le SMIC sera réévalué, si cette croissance n’existe pas, le SMIC ne sera pas réévalué».
«On parlait tout à l’heure, des personnes extrêmement riches, qui vivent sur un train incroyable, et puis là, on évoque la situation des personnes pas forcément pauvres, qui sont entraînés dans un cycle de précarité, liés à l’accumulation de crédits. Une personne peut ou un couple, un ménage donc, peut avoir 4 à 5 crédits comme ça, qui lui ont été accordés, parce qu’il a besoin d’un crédit pour se substituer à un autre, pour faire face à l’échéance. Donc nous avons le devoir, à la fois de responsabiliser le banquier, qu’il n’accorde pas des crédits, alors que la personne ne pourra plus les rembourser. Et aussi de maîtriser la situation de la personne endettée pour venir au bon moment. Alors vous parlez de ce fichier, quand on dit fichier, on a toujours une crainte, et vous l’avez tout de suite identifié. La peur d’être finalement, sur un registre et puis de ne pas pouvoir en sortir et de ne pas pouvoir accéder aux crédits. Donc ça ne peut se faire que dans des conditions très particulières, protectrices de l’individu, du citoyen, et en même temps, nous avons absolument besoin, de connaître la situation de la personne, pour qu’elle ne soit pas ou son couple entrainé dans un processus. Deuxièmement, il y a les frais bancaires. On en parle peu, mais les personnes qui se surendettent, paient des taux d’intérêt qui sont vertigineux. Qui peuvent être de l’ordre de 17, 18, 19 %».
«Il faudra, et j’en prends l’engagement, intervenir auprès des banques par rapport à ce qu’on appelle les commissions. C'est-à-dire qu’il y a à la fois les taux d’intérêt, qui doivent abaisser et en même temps, il y a les commissions que les banques prennent à chaque fois qu’il y a un incident (...) nous aurons à légiférer, sur les commissions».
- SMIC : «est-ce qu’il faut revaloriser le SMIC ? »
«Je l’ai dit tout à l’heure, ça se fera sur la base d’une conférence salariale, conférence sociale, qui se tiendra après les élections. Il n’y a pas eu de coup de pouce donné au SMIC depuis 4 ans, donc il y aura nécessairement un acte à poser. Mais j’en discuterai d’abord avec les partenaires sociaux. Ce que je veux, c’est changer le mécanisme d’indexation du SMIC. Pour l’instant, c’est un mécanisme qui tient compte des prix, je pense qu’il serait bon de le lier à la croissance. Si cette croissance existe, eh bien, le SMIC sera réévalué, si cette croissance n’existe pas, le SMIC ne sera pas réévalué».
- Industrie : «quel engagement, vous prendrez, si vous êtes élu président de la République, pour aider et même favoriser les entreprises ou les industriels français ?»
«Alors par rapport à cette concurrence qui vient de loin, des pays émergents, de Chine notamment. Ce n’est pas en abaissant le coût du travail en France, que nous pourrons être à la hauteur et quand j’entends le candidat sortant dire, on va baisser les cotisations sociales, on préfère toujours qu’il y ait moins de cotisations sociales et on va augmenter la TVA et comme ça, ça va empêcher les pays importateurs de venir. Personne ne peut y croire. Nous nous en sortirons que si nous vous aidons, à innover, à inventer, à être finalement dans le haut de gamme, pour ne pas être concurrencé».
«Alors par rapport à cette concurrence qui vient de loin, des pays émergents, de Chine notamment. Ce n’est pas en abaissant le coût du travail en France, que nous pourrons être à la hauteur et quand j’entends le candidat sortant dire, on va baisser les cotisations sociales, on préfère toujours qu’il y ait moins de cotisations sociales et on va augmenter la TVA et comme ça, ça va empêcher les pays importateurs de venir. Personne ne peut y croire. Nous nous en sortirons que si nous vous aidons, à innover, à inventer, à être finalement dans le haut de gamme, pour ne pas être concurrencé».
«Et deuxièmement, à imposer des normes sociales et sanitaires au niveau européen, pour que des produits qui sont faits, fabriqués hors de toute règle environnementale, ou de toute règle sociale, ne puissent pas accéder jusqu’à nos marchés. C’est quand même un principe. Mais ce que je veux, c’est que nous puissions définir une stratégie offensive. C'est-à-dire être les meilleurs dans nos domaines et vous l’êtes dans ces domaines, heureusement. Parce que ça correspond à une tradition industrielle, vous l’avez rappelée, la porcelaine, mais quel travail ! Quel engagement ! Alors faire ? Je l’ai dit, accéder plus facilement au financement, la Banque Publique d’Investissement, ça, ça permettra avec les régions, de vous accompagner. D’autant que la région Limousin fait beaucoup, heureusement. Avoir le matériel le plus performant. Pouvoir avoir un crédit d’impôt recherche, parce que ça existe et c’est une bonne invention qui remonte à loin, qui a été même amplifié, tant mieux, moi, je suis pour qu’on élargisse le crédit impôt recherche aux petites, moyennes entreprises, innovantes comme la vôtre. Et puis, enfin, nous avons besoin de vous aider à avoir des ingénieurs, des jeunes ingénieurs, qui puissent être là encore, les meilleurs».
«Enfin, il y a la question chinoise que je veux évoquer. La Chine est un immense pays, avec une recherche importante, ils ont fait beaucoup d’investissements, une main d’œuvre avec un faible coût de main d’œuvre, bien sûr, mais en même temps, ils ont une monnaie qui est inconvertible. Et ça, ce n’est pas acceptable, je l’ai dit plusieurs fois. On ne peut pas avoir un grand pays, qui fait des excédents commerciaux sur l’ensemble des pays européens, notamment sur le nôtre. Et qui a une monnaie dont il décide, la Chine, ce grand pays, de la valeur ! Comment l’accepter ? Donc nous avons à faire en sorte que les Européens, parce que là, il faudra le faire ensemble, que les Européens pèsent sur les Chinois, sur les autorités chinoises, pour que la monnaie chinoise, puisse être convertible et donc être évaluée sur le marché. Enfin, puisque nous sommes de la région Limousin, il y a une entreprise qui est en train de fermer ses portes à Saint-Julien, dans des conditions scandaleuses…»
«Il s’agit d’empêcher des fermetures d’entreprises rentables. Parce que là, en l’occurrence, l’entreprise est rentable. Donc chaque fois, qu’une entreprise a un site qui est rentable et veut s’en débarrasser et qu’il y a un repreneur qui veut intervenir. Eh bien, le Tribunal de Commerce pourrait confier ce site à ce repreneur. Donc cette proposition-là, permettra d’éviter ces comportements où une très grande firme abandonne un site rentable, et sans vouloir, en plus, qu’il puisse être repris. Parce que ça pourrait lui faire concurrence».
- Sécurité : «en tant que commerçant, c'est un problème grave, que proposez-vous ?»
« Il y a une intensification des violences, depuis plusieurs années. Les violences aux personnes ont progressé. Plus de 20 % depuis 10 ans. Là encore, le candidat sortant qui s’était paré de l’idée qu’il était en capacité de répondre à ces questions de délinquance…»
«La délinquance, j’allais dire, ordinaire a baissé. Mais les violences aux personnes, ont considérablement augmenté. Il y a deux professions qui sont aujourd’hui ciblées. Il y a les bijoutiers, vous avez vu le nombre de braquages d’une extrême violence, avec des morts, des assassinats, et les buralistes, pour les raisons que vous avez indiquées. Non seulement, il y a donc des vols, mais des vols avec violence et violence grave. Et donc je comprends la peur qui saisit ces commerçants. Alors en plus, il y a la question de la contrebande. Et ça, c’est, j’y reviendrai, c’est autre chose. Même si c’est très lié. Donc moi, ce que je veux, c’est démontrer aux Français, qu’il y a des réponses en matière de sécurité».
«D’abord, de mettre davantage de moyens. Vous savez, il y a eu 10 000 suppressions de postes de gendarmes et de policiers, depuis 5 ans. Je n’ai pas compris pourquoi ? Nicolas SARKOZY, ministre de l’Intérieur, avait crée 10 000 postes quand il était donc ministre de l’Intérieur. Devenu président de la République, il supprime 10 000 postes».
«Nous avons besoin d’avoir une présence, avec des rondes. C’est un des éléments de réponses. Deuxième élément de réponse, nous devons aider ces commerçants à avoir des systèmes, c’est déjà le cas, je crois pour vous, de vidéo protection etc. mais c’est très important, pour qu’il y ait aussi, une dissuasion et éventuellement, des images qui soient prises. Et puis, enfin, nous devons éradiquer ces gangs. Parce que ce sont des gangs».
«Sur la justice, nous avons trop de peines qui ne sont pas exécutées. Trop de personnes qui sont condamnées, et qui en définitive ne trouvent pas une réponse. Je ne dis pas toujours la prison, il faut trouver des réponses, même alternatives à la prison. Mais une réponse, sinon la victime se sent en définitive doublement agressée. Agressée, parce qu’il y a eu une violence et agressée parce qu’il n’y a pas une suite».
«Et puis deuxièmement, nous avons besoin de réinsérer ces personnes qui se comportent mal et qui doivent retrouver ce qu’on appelle le droit chemin. Et notamment les plus jeunes».
- Auto-entrepreneur : «que pensez-vous du statut des auto-entrepreneurs, comptez-vous supprimer ce statut ?»
«Ce statut a été bénéfique dans un premier temps, parce que ça permet à des personnes qui sortent du chômage de pouvoir avoir une activité. Mais ça a été tellement peu encadré, qu’on a mis des personnes qui n’étaient pas préparées à la création d’entreprise à connaître des déconvenues. Et ça a aussi déstabilisé d’autres commerçants, d’autres artisans. Qui eux, paient des taxes, paient des cotisations et donc ce sont trouvés mis en concurrence. Donc on gardera l’idée de l’auto-entreprise, mais on fixera des cadres beaucoup plus fermes et stricts».
«Il s’agit d’empêcher des fermetures d’entreprises rentables. Parce que là, en l’occurrence, l’entreprise est rentable. Donc chaque fois, qu’une entreprise a un site qui est rentable et veut s’en débarrasser et qu’il y a un repreneur qui veut intervenir. Eh bien, le Tribunal de Commerce pourrait confier ce site à ce repreneur. Donc cette proposition-là, permettra d’éviter ces comportements où une très grande firme abandonne un site rentable, et sans vouloir, en plus, qu’il puisse être repris. Parce que ça pourrait lui faire concurrence».
- Sécurité : «en tant que commerçant, c'est un problème grave, que proposez-vous ?»
« Il y a une intensification des violences, depuis plusieurs années. Les violences aux personnes ont progressé. Plus de 20 % depuis 10 ans. Là encore, le candidat sortant qui s’était paré de l’idée qu’il était en capacité de répondre à ces questions de délinquance…»
«La délinquance, j’allais dire, ordinaire a baissé. Mais les violences aux personnes, ont considérablement augmenté. Il y a deux professions qui sont aujourd’hui ciblées. Il y a les bijoutiers, vous avez vu le nombre de braquages d’une extrême violence, avec des morts, des assassinats, et les buralistes, pour les raisons que vous avez indiquées. Non seulement, il y a donc des vols, mais des vols avec violence et violence grave. Et donc je comprends la peur qui saisit ces commerçants. Alors en plus, il y a la question de la contrebande. Et ça, c’est, j’y reviendrai, c’est autre chose. Même si c’est très lié. Donc moi, ce que je veux, c’est démontrer aux Français, qu’il y a des réponses en matière de sécurité».
«D’abord, de mettre davantage de moyens. Vous savez, il y a eu 10 000 suppressions de postes de gendarmes et de policiers, depuis 5 ans. Je n’ai pas compris pourquoi ? Nicolas SARKOZY, ministre de l’Intérieur, avait crée 10 000 postes quand il était donc ministre de l’Intérieur. Devenu président de la République, il supprime 10 000 postes».
«Nous avons besoin d’avoir une présence, avec des rondes. C’est un des éléments de réponses. Deuxième élément de réponse, nous devons aider ces commerçants à avoir des systèmes, c’est déjà le cas, je crois pour vous, de vidéo protection etc. mais c’est très important, pour qu’il y ait aussi, une dissuasion et éventuellement, des images qui soient prises. Et puis, enfin, nous devons éradiquer ces gangs. Parce que ce sont des gangs».
«Sur la justice, nous avons trop de peines qui ne sont pas exécutées. Trop de personnes qui sont condamnées, et qui en définitive ne trouvent pas une réponse. Je ne dis pas toujours la prison, il faut trouver des réponses, même alternatives à la prison. Mais une réponse, sinon la victime se sent en définitive doublement agressée. Agressée, parce qu’il y a eu une violence et agressée parce qu’il n’y a pas une suite».
«Et puis deuxièmement, nous avons besoin de réinsérer ces personnes qui se comportent mal et qui doivent retrouver ce qu’on appelle le droit chemin. Et notamment les plus jeunes».
- Auto-entrepreneur : «que pensez-vous du statut des auto-entrepreneurs, comptez-vous supprimer ce statut ?»
«Ce statut a été bénéfique dans un premier temps, parce que ça permet à des personnes qui sortent du chômage de pouvoir avoir une activité. Mais ça a été tellement peu encadré, qu’on a mis des personnes qui n’étaient pas préparées à la création d’entreprise à connaître des déconvenues. Et ça a aussi déstabilisé d’autres commerçants, d’autres artisans. Qui eux, paient des taxes, paient des cotisations et donc ce sont trouvés mis en concurrence. Donc on gardera l’idée de l’auto-entreprise, mais on fixera des cadres beaucoup plus fermes et stricts».
- Santé : «la santé est une préoccupation majeure de nos concitoyens, la désertification médicale en milieu rural aggrave l’inégalité des Français face à la maladie»
Une solution «à très long terme», «le numerus clausus devrait être élargi, il n’est pas normal de recruter aussi peu de médecins alors que nous avons des besoins de renouvellement, aussi bien d’ailleurs pour la médecine de ville que pour l’hôpital, mais il faudra dix ans. Donc ce que je pourrais faire comme prochain président de la République ne vaudrait que pour mon lointain successeur. Deuxième point, nous avons, à mon avis, l’impossibilité de contraindre un médecin à la sortie de ses études pour lui dire : venez vous installer dans telle ou telle région. Ce n’est pas réaliste, aucun jeune médecin ne pourra être obligé de s’installer contre son gré».
«Nous pouvons empêcher que des médecins s’installent, ça, nous pouvons le faire, dans des zones déjà sur-dotées. Mais voyez, ce n’est pas tout à fait la même chose, c’est-à-dire, empêcher un médecin de s’installer dans une zone sur-dotée, ce n’est pas la même chose que de l’obliger à venir dans une zone sous-dotée. Mais j’en arrive aux propositions, vous dites : les pôles de santé, les pôles de santé sont une solution, c’est-à-dire que nous devons faire en sorte que maisons de santé, réseaux de santé, centres de santé, liés ou non à l’hôpital, mais, puissent être proposés à un groupe de médecins ou de professions de santé».
«A peu près 250 à 300 maisons de santé qui se sont créées, c’est une solution pour lutter contre la désertification médicale (...) l’incitation financière peut s’ajouter, moi, j’y suis favorable, mais ce n’est pas de nature à répondre à la question. La question, c’est surtout comment demander à un jeune médecin ou à un moins jeune médecin de faire autant d’heures par rapport à des systèmes de garde qui sont extrêmement contraignants et alors même que la profession a considérablement changé, qu’elle s’est – tant mieux – féminisée, et avec aussi le souci de vivre tout simplement dans des conditions différentes du passé. Donc nous devons faire tout un système de permanence de soins, de gardes qui puissent être partagées, de façon à ce que les médecins puissent avoir des modes de vie qui soient compatibles avec le mode d’exercice de leur profession».
«Vous avez une bonne idée de faire en sorte qu’il puisse y avoir un service après les études de médecine, mais qui supposerait d’être rémunéré correctement, parce que, aujourd’hui, les médecins préfèrent faire des remplacements que des installations, donc il faudrait les inciter davantage… (...) Et puis, troisièmement, dans la tarification des médecins, aujourd’hui, les médecins généralistes sont payés à l’acte, et il serait judicieux que, à côté de ce paiement à l’acte, il y ait aussi un forfait qui tienne compte de la place sur le territoire. C’est-à-dire que ce forfait serait d’autant plus élevé que la zone est déficitaire. Je pense que ça pourrait être une solution aussi».
Une solution «à très long terme», «le numerus clausus devrait être élargi, il n’est pas normal de recruter aussi peu de médecins alors que nous avons des besoins de renouvellement, aussi bien d’ailleurs pour la médecine de ville que pour l’hôpital, mais il faudra dix ans. Donc ce que je pourrais faire comme prochain président de la République ne vaudrait que pour mon lointain successeur. Deuxième point, nous avons, à mon avis, l’impossibilité de contraindre un médecin à la sortie de ses études pour lui dire : venez vous installer dans telle ou telle région. Ce n’est pas réaliste, aucun jeune médecin ne pourra être obligé de s’installer contre son gré».
«Nous pouvons empêcher que des médecins s’installent, ça, nous pouvons le faire, dans des zones déjà sur-dotées. Mais voyez, ce n’est pas tout à fait la même chose, c’est-à-dire, empêcher un médecin de s’installer dans une zone sur-dotée, ce n’est pas la même chose que de l’obliger à venir dans une zone sous-dotée. Mais j’en arrive aux propositions, vous dites : les pôles de santé, les pôles de santé sont une solution, c’est-à-dire que nous devons faire en sorte que maisons de santé, réseaux de santé, centres de santé, liés ou non à l’hôpital, mais, puissent être proposés à un groupe de médecins ou de professions de santé».
«A peu près 250 à 300 maisons de santé qui se sont créées, c’est une solution pour lutter contre la désertification médicale (...) l’incitation financière peut s’ajouter, moi, j’y suis favorable, mais ce n’est pas de nature à répondre à la question. La question, c’est surtout comment demander à un jeune médecin ou à un moins jeune médecin de faire autant d’heures par rapport à des systèmes de garde qui sont extrêmement contraignants et alors même que la profession a considérablement changé, qu’elle s’est – tant mieux – féminisée, et avec aussi le souci de vivre tout simplement dans des conditions différentes du passé. Donc nous devons faire tout un système de permanence de soins, de gardes qui puissent être partagées, de façon à ce que les médecins puissent avoir des modes de vie qui soient compatibles avec le mode d’exercice de leur profession».
«Vous avez une bonne idée de faire en sorte qu’il puisse y avoir un service après les études de médecine, mais qui supposerait d’être rémunéré correctement, parce que, aujourd’hui, les médecins préfèrent faire des remplacements que des installations, donc il faudrait les inciter davantage… (...) Et puis, troisièmement, dans la tarification des médecins, aujourd’hui, les médecins généralistes sont payés à l’acte, et il serait judicieux que, à côté de ce paiement à l’acte, il y ait aussi un forfait qui tienne compte de la place sur le territoire. C’est-à-dire que ce forfait serait d’autant plus élevé que la zone est déficitaire. Je pense que ça pourrait être une solution aussi».
- Culture : «depuis le 1er janvier, Monsieur Hollande, la TVA des lieux culturels et notamment des salles de cinéma ont augmenté. Cette augmentation fragilise des petites structures (...) allez-vous continué à taxer la culture ? »
«J’ai déjà dit ma position par rapport à la TVA, alors qu’il y a eu deux augmentations de TVA, une immédiate, qui a été le passage de 5,5 à 7%, dont ont été victimes les lieux de spectacles et le livre. Et il y a une deuxième augmentation de TVA qui a été donc annoncée, qui n’est pas encore effective, j’espère qu’elle ne le sera jamais, c’est le passage de 19,6 à 21,2, la TVA au taux normal, qui ne concerne pas votre activité. Donc je reviendrai sur les deux augmentations de la TVA pour tous les produits culturels».
- Nucléaire : «vous voulez réduire le poids du nucléaire en France ?»
«Nous avons aujourd’hui une très grande dépendance à l’égard du nucléaire, c’est à la fois un atout, et en même temps, une faiblesse, nous avons besoin de diversifier nos sources d’énergie. Donc j’ai dit : à l’horizon 2025, la production d’électricité de source nucléaire passera de 75% à 50%, vous voyez, c’est graduel, et la seule centrale qui fermera durant le prochain quinquennat, si les Français m’en donnent mandat, c’est Fessenheim».
«Pourquoi Fessenheim, je n’en voudrais pas particulièrement à Fessenheim, parce que c’est la plus vieille centrale et elle est dans une zone sismique, et il y a eu des incidents, et même la ministre qui était jusque-là chargée de l’Ecologie en avait fait un moment l’hypothèse de la fermeture de Fessenheim. Mais en même temps, est-ce que ces travailleurs seront privés d’emploi ? Nullement, car il va falloir démanteler la centrale, et nous devons en faire d’ailleurs un chantier exemplaire, parce qu’il y aura plusieurs centrales dans le monde à démanteler, d’autres seront créées, moi-même, j’ai dit d’ailleurs sur Flamanville, qui a une centrale qui est en train d’être construite, nous la terminerons. Donc à mesure que des centrales nouvelles apparaîtront, d’autres centrales vont fermer. Donc nous devons être les meilleurs dans le démantèlement. Et Fessenheim sera justement un de ces chantiers qui donneront l’excellence de l’industrie nucléaire française».
«J’ai déjà dit ma position par rapport à la TVA, alors qu’il y a eu deux augmentations de TVA, une immédiate, qui a été le passage de 5,5 à 7%, dont ont été victimes les lieux de spectacles et le livre. Et il y a une deuxième augmentation de TVA qui a été donc annoncée, qui n’est pas encore effective, j’espère qu’elle ne le sera jamais, c’est le passage de 19,6 à 21,2, la TVA au taux normal, qui ne concerne pas votre activité. Donc je reviendrai sur les deux augmentations de la TVA pour tous les produits culturels».
- Nucléaire : «vous voulez réduire le poids du nucléaire en France ?»
«Nous avons aujourd’hui une très grande dépendance à l’égard du nucléaire, c’est à la fois un atout, et en même temps, une faiblesse, nous avons besoin de diversifier nos sources d’énergie. Donc j’ai dit : à l’horizon 2025, la production d’électricité de source nucléaire passera de 75% à 50%, vous voyez, c’est graduel, et la seule centrale qui fermera durant le prochain quinquennat, si les Français m’en donnent mandat, c’est Fessenheim».
«Pourquoi Fessenheim, je n’en voudrais pas particulièrement à Fessenheim, parce que c’est la plus vieille centrale et elle est dans une zone sismique, et il y a eu des incidents, et même la ministre qui était jusque-là chargée de l’Ecologie en avait fait un moment l’hypothèse de la fermeture de Fessenheim. Mais en même temps, est-ce que ces travailleurs seront privés d’emploi ? Nullement, car il va falloir démanteler la centrale, et nous devons en faire d’ailleurs un chantier exemplaire, parce qu’il y aura plusieurs centrales dans le monde à démanteler, d’autres seront créées, moi-même, j’ai dit d’ailleurs sur Flamanville, qui a une centrale qui est en train d’être construite, nous la terminerons. Donc à mesure que des centrales nouvelles apparaîtront, d’autres centrales vont fermer. Donc nous devons être les meilleurs dans le démantèlement. Et Fessenheim sera justement un de ces chantiers qui donneront l’excellence de l’industrie nucléaire française».
